Parlons lingerie…

Plus jamais je ne regarderai les culottes du quotidien de la même manière…

Qu’il s’agisse de la porter, de la toucher ou de la regarder, la lingerie nous enthousiasme tous! Perso, quand j’ai imaginé étendre mes activités de couture à la lingerie, j’avais les yeux pleins de dentelles fines, de satin au tombé souple, de couleurs pastels, de fronces impeccables… Et déjà je la voyais cette sublime parure qui allait sortir de mon petit atelier…

Seulement voilà! Je suis femme de parole et ne vous ai-je pas promis dans un article précédent (Une robe de Noël…en soie!) d’y aller progressivement? Avec prudence et docilité? Avec patience! Mes lecteurs les plus proches conviendront qu’il s’agit là d’un vrai défi 🙂 Mais au risque de les surprendre, j’ai vraiment entrepris d’apprendre la gamme avant de me lancer dans le 3e concerto de Rachmaninov.

Ainsi, j’ai courageusement endormi (et endormi seulement) mes beaux rêves en soie rose contre un premier ouvrage qui rompt (irrémédiablement d’après mon mari) avec mes envies premières de séduction satinée. Suivant les recommandations amicales et cependant impérieuses de deux auteures organisées, je me suis attaquée à… une petite culotte. Basique, pour tous les jours plutôt que pour toutes les nuits, en batiste plutôt qu’en soie, fleurie plutôt qu’unie… LA pièce pour apprendre à fixer les bases de la couture minutieuse.

Et l’exercice ne fut pas sans intérêt! Au contraire, en travaillant avec soin et amour un objet aussi banal qu’une petite culotte, j’ai trouvé délectable de redécouvrir la chose « culotte » (heureusement que mon frère ne lit pas mes articles car je l’entends déjà ricaner : « la chose culotte« , aaah ces philosophes!)

Cet exercice rend une valeur à cet objet de base qu’on ne voit plus à force de le porter, à force de le trouver dans des bacs de soldes, conditionné à peu de frais par paquets de 5 ou 10. Et cette valeur reconquise apporte du bonheur à toutes les étapes de la création mais aussi chaque matin, au moment du choix!

Plus jamais je ne regarderai les culottes du quotidien de la même manière…Pour se démarquer de l’incontournable jersey des paquets de 5 slips au prix de 4, mes productions optent pour un coton souple et doux à 160 grammes le mètre, le gousset est flottant, en jersey blanc, récupéré d’un vieux T-shirt trop petit pour les enfants et trop usé pour être réutilisé par d’autres familles.

 

Ici, le slip fleuri tout juste bâti, avant la pose de l’élastique.

Les cotés du slip sont soudés par la très propre « couture anglaise » (photo ci-dessous). L’assemblage se fait en une fois au point de zigzag, d’où l’intérêt d’un bâti précis et soigné.

photo1

Voici mes deux premières réalisations mais d’autres sont en cours tant il est difficile de se priver de ce confort une fois qu’on y a goûté.

A nouveau me voici redevable à deux auteures rigoureuses qui partagent leur amours du travail bien fait : il s’agit cette fois de Katherine Sheers et Laura Stanford. Pour vivre comme moi de beaux moments pleins de promesses, immergez-vous dans leur ouvrage « Coudre sa lingerie » (ed. L’embobineuse). Chaque fois que je le feuillette, je pars en voyage.

3 réflexions sur « Parlons lingerie… »

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