De la procrastination ou pourquoi ceci n’est pas un soutien-gorge

Le jour où votre directeur vous offre un traité sur la procrastination…

Le jour où votre directeur vous offre un bouquin en disant « tiens c’est pour toi, quand je l’ai vu j’ai pensé à toi… » et que ledit bouquin s’avère être un traité sur la procrastination, soit la capacité de remettre à demain ce qu’on peut faire le jour même, ce jour-là, vous vous posez un milliard de questions… Si si! Je peux le dire, ça m’est arrivé!

C’était il y a longtemps. Mais je me souviens qu’avant de trouver le courage de faire face à mes démons, de l’ouvrir et de le lire… eh bien… j’ai procrastiné longtemps :-). Pourtant, il n’y avait là-dedans rien à craindre, bien au contraire. L’auteur, un professeur de philosophie de Harvard (je pense), brodait en toute légèreté autour d’un constat a priori paradoxal : les grands procrastinateurs (famille à laquelle lui-même appartenait), sont du fait de leur procrastination des êtres extraordinairement productifs.

Allez dis! La bonne blague! Cependant… Cependant, mon post fera musique aux oreilles de ceux à qui il arrive régulièrement de courir contre la montre pour fournir un résultat moyen au prix d’une énergie inadéquate sur le coup de 2h du mat’. Si vous êtes de ceux-là,

  1. Bienvenue au club;
  2. Respirez, ce n’est pas grave;
  3. Réjouissez-vous car vous êtes une bête de travail ;

Car les procrastinateurs indécrottables, pour ne pas commencer le travail convenu dans un délai qui permettrait un bon niveau de qualité et de confort, vont, aux dires de l’auteur, se lancer à corps perdu dans une myriade d’autres tâches moins contraintes et moins (voire pas du tout) attendues qui vont le mettre en situation de ne pratiquement pas pouvoir délivrer.

C’est alors que commence la négociation avec le résultat : il faut concéder sur la qualité ou sur le planning et l’image de soi en prend un coup… Le fait que le travail médiocre enfin fourni convienne à ses destinataires n’y change rien, bien au contraire, car le procrastinateur sait ou croit savoir que dans de bonnes conditions, il aurait brillé bien plus.

C’est là que ce professeur de philo apporte apaisement et maturité à ceux de ses lecteurs qui découvrent abasourdis ne pas être seuls au monde : il leur dit « non ». Dans de bonnes conditions, vous n’auriez rien fait du tout. Le confort et l’organisation au sens courant du terme, c’est pas votre secteur. Par contre, tout ce que vous avez produit en surplus de la demande pour vous retrouver en situation de stress intense fait de vous des monstres de productivité.

Pourquoi je vous raconte tout çà moi? Hmm? Eh bien parce nous sommes le 26/02, qu’il est 20h16 à l’heure où j’écris et que le 28, je dois publier un article qui présente un soutien-gorge et son slip assorti pour répondre au joyeux défi lancé par Clotilde (#jecoudsmagarderobecapsule2017) et sur lequel je me suis engagée.

Aussi parce que si le slip est prêt, j’ai connu les pires avanies avec le soutien dont une sorte d’épave gît aux côtés de ma machine à coudre et qu’au lieu de lui porter secours, je suis occupée à vous résumer un bouquin lu voici plusieurs années et à préparer une publication des pièces qui ont occupé tout mon week-end : une valisette pour pc et une trousse de toilette écossaise, ce qui fut fort intéressant mais qui, vous me l’accorderez, nous met à des lieues de mes objectifs de lingerie…

Procrastinatrice moi? C’est à craindre…

 

 

 

2 réflexions sur « De la procrastination ou pourquoi ceci n’est pas un soutien-gorge »

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