Le monde macabre de Halloween…

… et ma princesse-aux-chauves-souris

OK, j’arrive avec un temps de retard pour parler Halloween et cela compte! Car Halloween est avant tout une question d’ambiance et l’ambiance, c’est aussi une question de moment. Les amateurs de polars vous le diront : une intrigue policière qui se déroule à Noël se lit différemment en décembre ou en plein mois d’août. Pour lire et suivre dans tous ses entrelacs un crime mystérieux commis sous le sapin, rien ne vaut une soirée d’hiver bien froide et un divan douillet placé sous un éclairage tempéré implacablement par les spasmes d’une guirlande de Noël. Dans ces conditions, la lecture s’envole et il arrive même que le lecteur ne sache plus, de la réalité et de la fiction, distinguer les traits. Expérience jouissive que celle-là. Mais ne nous égarons pas!

Si je vous parle Halloween à la mi-novembre, c’est précisément parce que j’ai mis sur cette fête toute l’énergie qu’elle appelait et que pendant ce temps, mon clavier est resté au repos. Je vous passe les volets cuisine et déguisements pour toucher au sujet qui occupe ce blog : la couture! Et Anabelle avait passé commande (l’an dernier à la même époque, je l’avoue en rougissant) : un gilet à capuche avec des chauves-souris!

Chiche! Le tissu, facile! Le chien vert propose (proposait l’an dernier en tous cas) un sweat d’excellente qualité, extensible, doublé de molleton trop doux. Le gilet, j’ai longtemps hésité entre des modèles intéressants mais élaborés d’Ottobre et d’autres, plus simples de La Maison Victor. Au final, c’est cette dernière qui l’emporte et voici ma princesse ravie dans un gilet Stevie!

Et entre Anabelle et Stevie, pas question de toutes ces histoires de moment M : pour porter son Stevie, tous les jours conviennent à Anabelle. Me le tendre pour le mettre à la machine est un déchirement qui s’accompagne d’un regard qui est comme une menace : « ok, lave-le puisque tu trouves qu’il le faut mais qu’il me revienne indemne surtout… »

Pour le reste, ça bouillonne pas mal à l’atelier des Gaufres en ce moment… Je compte vous revenir prochainement avec un projet de vestiaire masculin qui me tient beaucoup à coeur actuellement.

D’une part, les garçons de la famille (qui sont tout de même 3) se profilent comme nouveaux clients potentiels : deux d’entre eux ont manifesté leur intérêt pour un gilet comme celui d’Anabelle (le Stevie aux chauves-souris mais sans les chauves-souris) et l’autre place carrément la barre très haut en me demandant d’envisager un pantalon.

D’autre part, je rêve de relooker complètement leur père qui lui, se garde bien de rien demander, trop content qu’il est de circuler librement sous de vieux pulls sans forme, au fond de quelques jeans usés. Mais parole! Je m’en vais lancer une attaque subtile et pourtant implacable contre sa garde-robe. Ma méthode? Les petits pas!

Première étape : déclarer solennellement que ses deux pantalons en velours côtelés ne sont plus réparables tant ils sont usés : CHECKED. (C’est pas vraiment un mensonge et je récupère le tissu, ça va comme çà?)

Deuxième étape : trouver un patron de chemise suffisamment passe-partout mais avec un potentiel de fantaisie suffisant pour son côté non-conformiste : CHECKED. (je sais, une chemise ne remplace pas avantageusement deux pantalons en velours mais je n’ai pas dit que je n’attaquais pas sur plusieurs fronts à la fois)

Troisième étape : identifier un tissu possible dans l’armoire à tissus : CHECKED. Un coton de belle tenue avec un motif « chiné » d’une couleur à définir quelque part entre gris et brun.

Quatrième étape : réaliser la première pièce du vestiaire stylé que ce grand homme mérite : IN PROGRESS (en fait, je dois trouver les boutons, puis les poser et faire les boutonnières)

Cinquième étape : lui offrir le livrable dans les formes voulues (à déterminer) pour qu’il ne puisse le refuser (actuellement, le regard qu’il me jette quand je coupe, couds, découds (eh si), finalise n’est pas celui d’un homme qui comprend qu’il est concerné par cette chose en cours de fabrication)

Sixième étape : partager avec la blogosphère cette très agréable aventure couturière : TO DO.

Vivement que je puisse vous montrer cela et vous expliquer ces petites choses qui font que la couture est pleine d’interrogations, de déconvenues, de fous-rires aussi comme au moment où l’ouvrage ne se retourne pas sur l’endroit, au moment où une épingle se fait littéralement avaler par le fer à repasser (promis!), au moment où je teste avec ma nièce une technique de décalquage de patron à quatre mains, au moment où nous réalisons un peu tard que le nom du patron « four fellows » n’est pas du au hasard…

Du bonheur à partager! Alors à très vite chers lecteurs!

Sophie

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