CAP Couture : Go/No go

La grande décision…

Ta-damm!

J’en ai mis du temps pour décider de me lancer dans l’aventure CAP! Attention! Mes intentions ne sont pas de présenter l’examen du CAP Couture et ce pour différentes raisons : je suis Belge et ne suis pas très sûre des conditions auxquelles je peux ou non m’inscrire à une épreuve typiquement française, je n’ai pas nécessairement envie de me retrouver à nouveau en position de récipiendaire stressée et enfin, je n’ai pas besoin de ce diplôme pour accéder à un métier qui me ferait virer à 180° sur le chemin professionnel et me mettrait, comme à 20 ans, dans la peau d’une débutante qui doit encore tout démontrer. Ce sont des efforts que j’ai déjà consentis dans des domaines loin de mes préoccupations couturières : les projets IT et la GRH. Je suis comblée de ce côté.

Alors Sophie? Tu nous écris pour nous dire que tu as beaucoup réfléchi et que tu ne franchis pas le pas? Passionnante ton histoire… A vrai dire, si je ne veux pas présenter l’épreuve du CAP Couture, j’ai cependant décidé de profiter d’un ouvrage de Christine Charles (Rêve à Soie), soutenu par Artesane et paru récemment aux éditions Eyrolles, pour faire de l’année académique 2020-2021 une année d’apprentissage rigoureux. J’utilise au quotidien des techniques de couture que j’accommode/réinvente en fonction de mes besoins avec des fortunes variées dont ce blog et vous-mêmes, chers lecteurs, êtes le témoin fidèle.

Jusqu’à présent, un résultat « suffisant » me réjouissait. Mais une fois passée -ou plutôt acquise! – l’euphorie de porter ce que je fabrique, il s’installe en moi un sentiment de « bricolage » qui me déprime et, ces derniers temps, m’éloigne de mon petit atelier (ou disons de l’espace réservé que j’appelle pompeusement comme cela :-D).

De plus, mon corps évolue avec l’âge (et surtout avec la perte d’activité physique liée au confinement/déconfinement responsable). Et je constate que je ne peux pas espérer transmettre mes vêtements-maison trop petits dans l’état de finition qui est le leur. Ils ne verraient jamais les rayons d’une boutique de seconde main, recalés lors du tri de base parcequ’un bout de zip « stitche » (je suis Belge, je rappelle), parce qu’une parmenture récalcitre, parce que le point zigzag dont se contente tous les débutants n’empêche pas les bords de prendre un aspect « effiloché grave », parce qu’un zip invisible ne l’est pas tant que çà, parce que, parce que…

Alors je suis là, assise entre deux chaises. Le bouton « couture » toujours allumé au tréfonds de mon cerveau mais affaibli par le découragement d’avoir dans un premier temps progressé si vite (merci au défi « garde-robe capsule 2017 » de Clotilde du blog Couture & Clo) pour ensuite stagner tout autant.

Notez au passage que mon malaise s’étend à mesure que j’ignore les principes élémentaires de la couture responsable : doutant avec raison de mon niveau de précision et donc du résultat final, je ne me résous que rarement à investir dans des étoffes de qualité et/ou disposant de solides labels écologiques. Ce matériau étant trop couteux pour ce que je risque d’en faire! Donc, vous le comprenez, je boucle un peu beaucoup sur ma chaise de couturière.

Mon envie? Réaliser des vêtements offrables, partageables, durables et donc transmissibles. Et pourquoi pas, dans la foulée, une fois assurée de mes compétences, organiser des ateliers, des groupes de partage, des causeries productives, autour de cette passion qui peut se montrer aussi délassante qu’utile! Sur ce thème de l’utilité, nous rappellerons-nous la vélocité des autorités publiques à collecter les ouvrages fait-main de tous les couturiers amateurs du pays pour tenter de pallier la carence en masques au plus fort de la pandémie?

Je veux donc booster le développement de ma technique pour ma fierté personnelle, pour la qualité de mes productions, pour partager ma passion, pour offrir sans rougir, en un mot pour GRANDIR. Parmi mes centres d’intérêt : la couture au service de l’up-cycling. Partager, susciter l’intérêt des mes semblables et développer la créativité et la connaissance collective en la matière me tient très à coeur.

Mais n’allons pas plus vite que la musique. Pour poursuivre ses rêves, il faut s’en donner les moyens et pour l’instant, je me sens trop fragile techniquement pour laisser libre cours à mes ambitions de partage. Alors, devant vous ce jour, je pose le premier pas du reste de ma vie couturière et déclare :

« Moi, Sophie, de l’atelier Des Gaufres au Guatemala, je décide publiquement vouloir en finir avec les systèmes D, les solutions « à peu près » et « à-la-va-vite » dont je ne suis finalement jamais très fière. »

Comment vais-je m’y prendre? Durant les mois de confinement, j’ai découvert à travers l’initiative des master classes le site de formation Artesane. Parmi les intervenants qui m’ont le plus marquée (et ils sont quelques-uns), Christine Charles! Une femme très carrée dans ses explications! On la sent sans concession, passionnée, compétente et quoique je me sente une personnalité très différente de la sienne, elle a le don de me mobiliser. J’ai dévoré ses videos et pour finir, quand j’ai appris qu’elle sortait un livre qui accompagne le programme du CAP Métiers de la mode Vêtements flous, j’ai pensé que peut-être, c’était l’outil que j’attendais pour sortir de l’impasse.

Je me suis procuré l’ouvrage et juste après avoir éprouvé le bonheur de retrouver Christine à chaque lecture partielle, j’ai vite pris la mesure de l’effort que ce livre allait exiger de moi si je voulais le suivre vraiment. C’est la raison pour laquelle j’ai tant  tardé à vous écrire. Je ne voulais pas prendre de décision à la légère, j’avais besoin de signer un véritable engagement envers moi-même. Je ne pouvais rien publier avant d’y croire vraiment, avant d’être convaincue intimement de la pertinence du défi que je m’impose.

Comme ce cap est franchi (à défaut du cap CAP si vous me suivez… ben oui : on peut vouloir évoluer en couture sans toutefois renoncer à son humour douteux n’est-ce pas?), parlons du plan! Le livre de Christine Charles décompose le programme du CAP en 9 mois (et je sens que ce ne sera pas la plus reposante de mes grossesses.) Je propose donc de publier sur ce blog l’histoire de mes essais/erreurs, l’état de mes apprentissage, l’état de mon moral aussi j’imagine 😉 en rapportant tout çà au mois de référence du livre.

Donc, je vous dis à très vite autour de ce que j’ai appelé le « Mois Zéro »! Car avant de balbutier sur les sentiers de la couture professionnelle, il y a déjà pas mal de boulot pour disposer des pré-requis, comme je vous l’expliquerai dans un article prochain. Eh oui! C’est Christine Charles à la barre! Vous ne voudriez pas qu’on prenne le thé en attendant l’examen non?

Je vous embrasse,

Sophie

 

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