La confisette Baila

Mon amour du fil a plus d’une facette

Voici comme promis un petit flashback sur ma première réalisation de l’année. Nous étions à l’aube de 2022, en janvier. J’avais le Covid et confinais dans mon atelier, d’où l’idée me vint de réaliser une cousette confinée, appelons çà une « confisette ». Il y a pire convalescence me direz-vous avec raison! Comme tout de même, sans être très malade, j’étais en petite forme, j’ai évité les gros défis et les grands choix. Pour ce genre de situation, les coffrets de Charlotte Jaubert sont tout de même imbattables : toujours de bon goût, généreux, de qualité.

J’ai repris le patron du body Baila qui m’avait tant plu (souvenez-vous de Baila sur mer) et j’ai commandé dans l’urgence un coupon de tissu que Charlotte recommandait à l’époque pour ce modèle. Ledit tissu, un lycra de bonne facture, côtelé, était disponible en rose ou en bordeaux. Rose, tendresse, douceur, lenteur, ou bordeaux, sensuel, capiteux et de caractère. En toute autre occasion, j’aurais tenté cette dernière alternative ambitieuse façon femme fatale mais là, lovée dans mon peignoir préféré, ma petite théière à côté de ma machine à coudre, la gorge en bouillie, j’étais dans le mood gentil. Rose! Ce fut mon choix.

A l’époque de la confection de ce body, je n’ai même pas songé à le photographier, ou si peu. En tous cas, je ne dispose d’aucune photo sur laquelle je porte ce petit chef d’oeuvre de body bien coupé et si agréable à porter. C’est un comble car depuis qu’il est arrivé dans ma garde-robe il en sort chaque semaine en toute occasion, même le boulot!

Pas de photo donc. Qu’à cela ne tienne, 9 mois plus tard, j’ai choisi de profiter d’un beau week-end d’automne en compagnie de mes enfants, improvisés photographes, pour scénariser Baila sur le fil. Car après tout, « Baila » signifie « Danse ». Et la danse que je connais le mieux est celle qu’on pratique sur un fil. Le fil du funambule cette fois, rien à voir avec ceux qui remplissent les tiroirs de mon atelier.

Ces photos ne rendent pas tout à fait justice à mon Baila d’origine. Car je l’ai réalisé en janvier en taille 42 alors qu’aujourd’hui… je taille 38! Alors, forcément, le séant n’y est plus tout à fait. Mais honnêtement, je le porte encore et ne boude pas mon plaisir quand bien même il plisse un peu trop par-ci ou glisse un peu trop par-là. Après tout, on est sur une matière stretch qui permet une certaine marge de manoeuvre. Mes autres cousettes chaîne et trame n’ont pas la même capacité d’adaptation. D’où un peu de pression en ce moment à l’atelier pour vite vite retrouver quelques basiques portables à ma taille. Mais ça, c’est déjà la fin de l’histoire. Commençons avec le rose Baila!

Baila existe avec deux types de manches : les manches ballons avec poignet ou des manches droites, près du bras. J’avais beau être d’humeur soft, il m’a semblé qu’une invitation à la danse, à l’ondulation, à la séduction, s’accommode mieux de manches ballon que de manches droites. Donc, manches ballon! L’autre option : finition slip ou tanga. Là, par contre, c’est le côté « gentil » de la force qui l’a emporté. Slip classique! J’étais vraiment en quête de confort et n’envisageais pas de porter ce body avec un bas moulant qui aurait justifié le mode tanga.

Le coffret matière de Charlotte est arrivé avec une doublure magnifique effet « seconde peau », une caresse textile en gros. J’ai cousu le tout à la surjeteuse. Trop facile, trop vite fait, trop ce qu’il me fallait à ce moment-là!

Une réflexion sur « La confisette Baila »

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