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Le coin lecture des Gaufres

Bonjour à tous!

Après un mois de quasi silence qui a consacré la transition trop brutale entre une fin d’année délicieuse face à ma machine à coudre et une reprise du travail exigeante, je vous reviens avec… une idée!

Si je suis fan de couture, c’est autant dans mon atelier une boule d’épingles à la main que dans un bon fauteuil de la bibliothèque à côté d’une tisane à la sauge que je profite de ce loisir créatif. Eh oui! Coudre ou lire des livres de couture me sont deux activités également aimables.

D’où l’idée de vous raconter mes coups de coeur « livre de couture » dans une série de video qui, je l’espère vous seront agréables. Le pilote de cette série est ici :

https://youtu.be/atTmzaEhv_8

Merci de lui accorder toute l’indulgence dont vous êtes capables car il s’agit d’un tout premier essai. Raoul, mon technicien favori, me concocte pour la suite une capacité de montage et quelques éléments de confort : lumière, prise de son, générique de début/de fin,… Alors patience! Nous nous professionnaliserons avec le temps… 🙂

 

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Le pavillon des girafes

Ou des avatars de la couture familiale

Aujourd’hui, je n’ai pas de créations à vous présenter. Souvent, la fin d’année se traduit en un festival de cousettes qui voient le jour grâce à quelques jours de congé et à l’envie irrépressible d’offrir quelque chose de personnel à mes proches. Pas d’exception cette année : la machine n’a pas chômé et mon petit atelier se remet à peine de tout cet affairement.

Mais en janvier, une fois les fêtes derrière nous et l’activité professionnelle reprise, j’aime à m’asseoir, feuilleter mes livres et revues de couture encore et encore. J’imagine toutes les combinaisons, tous les projets tentants du plus utile au plus challengeant… Et le temps passe et je le laisse passer. Parce que c’est bon ce moment où on laisse les idées tomber et qu’on formate sans même le savoir ce qui sera le plan de l’année future.

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J’ai commencé 2019 non par un livre ou une revue mais par une boîte. Deux boîtes. L’une évoque la campagne anglaise, l’autre le pavillon des girafes au zoo d’Anvers. Deux boites que je vois sans les regarder depuis…ma naissance. Deux boîtes qui renfermaient le matériel de couture de ma maman!

Elle était sur petite flamme en cette fin d’année ma maman et plutôt que regarder mes créations, comme elle le fait depuis que je couds, d’un oeil neutre voire sceptique, après m’avoir félicité pour la réalisation de Four fellows , elle m’a demandé d’un air sombre « et donc tu aimes çà? » Euh… La couture, oui j’aime çà, j’en raffole en fait, et en ce moment, c’est même ce qui me tient en équilibre sur le fil quoiqu’il arrive, mon balancier à moi sur cette grande traversée qu’est la vie.

Bon, j’ai pas dit ça comme çà bien sûr! Je l’ai pensé seulement. Vous savez comme on peut être sibyllin voire taiseux quand il s’agit d’exprimer des choses importantes… Alors elle me les a amenées ces fameuses boîtes pleines de trésors (du brol diront les mauvaises langues)… Des rubans, de la dentelle, des morceaux de tissus de bric et de broc, récupérés sur des vêtements voici de cela plusieurs décénies…

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Puis il  y a eu … des patrons décalqués. Des feuilles et des feuilles de papier de coupe jaunis découpés, marqués, commentés. Mon Dieu! Certains étaient assemblés par des épingles rouillées (ouille!) « Mais oui, t’inquiète! Bien sûr je suis vaccinée contre le tétanos ». J’étais sans voix! Quels merveilleux souvenirs! Une robe! Un chemisier! Et du vintage, je vous dis pas! Authenticité garantie…

Mais ma maman, sur petite flamme et donc un peu désabusée, m’a suggéré d’emporter tout ou de lui laisser remplir la poubelle. Ces souvenirs ne valent plus rien à ses yeux sinon le regret d’une époque qui ne reviendra pas et dans laquelle elle était jeune et belle aux côtés de mon papa. Même que cela compensait aisément le fait qu’il faille coudre…

Car autour de toutes ce vieilleries, parfois moisies, nous avons parlé couture. Nous avons constaté simplement, presque de façon dépassionnée, que la couture qui m’est un facteur de libération et d’évasion lui était un joug. Ce que les femmes font quand elles font des études en plus des 6 années d’enseignement fondamental. Ce qu’elles font ensuite pour habiller les enfants en montrant (sinon pour montrer) qu’elles sont de bonnes mères.

Elle n’accuse personne de l’y avoir contrainte. Mais comme la plupart des femmes rurales nées dans les années 30, il lui semblait devoir coudre. Parce que c’était comme çà qu’elle percevait ce que devait être le comportement normal d’une épouse et d’une mère. J’ai cru voir que ça lui faisait du bien d’oser en rire aujourd’hui pour finalement avouer qu’elle n’a jamais aimé çà!

Alors ainsi elle nous a observé moi et mes cousettes, sans trop comprendre. Puis, jugeant que je le faisais de mon plein gré, elle n’a pas cherché à comprendre davantage mais elle a estimé que l’heure de l’héritage des rubans, dentelles et autres fils avait sonné. Parce qu’elle a compris que c’est du bonheur pour moi, pas de la contrainte.

Me voici donc à la tête d’un paquet de calques vieux de près de 50 ans et aussi d’une mercerie datée dont je sais que vous aurez des nouvelles tôt ou tard. Car mes projets 2019 sont nombreux :

  • Poursuivre le vestiaire masculin (pour placer le ruban et la dentelle je conviens que c’est inapproprié)
  • Reprendre mes velléités de patronage où je les ai laissées (pas loin autant dire)
  • Continuer le projet récup’ en transformant le vilain en beau
  • Revisiter par de nouveaux tissus mes plus beaux succès (robe Lora, top Rummer…)
  • M’amuser tant et plus avec le concept d’Evelien Cadie : 200 tops à partir de 20 patrons
  • Et…Faire plaisir!

Belle année en perspective!

Retrospective 2018

Le bloganniversaire des Gaufres

Seconde année pour ce blog des Gaufres qui vient de fêter son bloganniversaire! ❤

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2 ans et déjà des premiers pas prometteurs! Premiers pas dans le monde du vestiaire masculin, premiers pas dans celui du patronage, premiers pas couturiers pour Anabelle… On revoit çà en image? C’est parti!

Les Hauts

Année productive en tops réussis car très portés! 5 modèles sur les 9 sont de La Maison Victor :

  • Louisa,
  • Rummer,
  • Leonora,
  • Stevie et
  • Jodie

Les autres sont de :

  • Marijke Sileghem et son génial ouvrage Coudre avec un mètre de tissu (chemisier aux cerises),
  • Annabel Benilan et son vestiaire scandinave (col roulé Lotta)
  • Ottobre pour la super chemise Homme
  • Fashion Style pour le très classieux chemisier à col noué

Les bas

Euh… Un seul bas en fait, l’énième pantalon Wanderer d’Anabelle, sournoisement doublé aux genoux par les prévoyants stylistes d’Ottobre que je remercie une fois de plus du fond de mon coeur de maman de jeunes casse-cou.

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Et alors Sophie? Rien d’autre? Pantalon? Jupe? Short?

Oups!

Les robes

Là, je me rattrape! Les hauts ont fait place cette année 2018 à des robes. Un challenge pour moi qui n’en porte jamais. Heureusement, Victor était là et cette Maison ne manque pas de patrons très portables : Lora, Madeline, Eden et Julia. La robe vintage bleu ciel est une Opale d’Yvanne S.

 

Une veste

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Le vestiaire masculin (début)

Les accessoires

Ma faiblesse s’est taillé une part de lion en 2018! Les trousses inégalables de Riet & Lies, les petits sacs aux loups, le sac à bandoulière Liberty,… sans oublier les deux premiers tutos pas à pas des Gaufres : la pochette Eve et le pochon Roland!

Les plus regardés

Triplé gagnant pour La Maison Victor!

Médaille d’or pour Jodie

Médaille d’argent pour Eden

Médaille de bronze pour Louiza

Les plus portés

Les regrets

Les lecteurs du monde entier

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Les couturières

Sophie, la fondatrice des Gaufres et Anabelle qui confirme son talent et son goût pour la couture

Les photographes

Eve, Raoul, Anabelle et Roland.

Jane and Mabel

Deux ladies sous le sapin

Vous souvenez-vous de ces ladies imaginaires dont je parlais dans un précédent article (La magie de Noël III : Jane)? Après vous avoir livré un résultat prototypal, je me suis mise en quête de quelques bouts de tissus appropriés et ai réalisé les premières versions de ce concept-maison : le sac à lingerie.

En satin de soie rose, tout doux, Jane apparaît plus convaincante que dans la toile calicot du prototype. Je regrette encore de ne pas lui avoir ajouté un bord de dentelles au col. Petit détail craquant à l’arrière : le « dos du chemisier » :

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Mabel, la nièce de l’autre, présente un col plus moderne et des plis minuscules installés dans une mousseline bleue.

Pour l’un comme pour l’autre, les boutons sont de récup’. Le temps de travail sur ce genre de tissu est juste indécent. Mais n’est-ce pas là le luxe qui sied à ce genre d’article?

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A très bientôt, qui sait?, pour une série de bonnes résolutions? 😉

Sophie

Julia, la belle romaine

Merci chéri!

Pour la première fois de ma vie, j’ai reçu en cadeau… du tissu! Yesss! J’ai coutume de lire sur mes blogs préférés que leur auteure ont reçu du tissu en cadeau (quand ce n’est pas la vieille voisine qui couve un stock inédit de tissu d’époque parfaitement conservé… :-D) et cela m’a toujours étonnée. Car enfin, du tissu c’est personnel, c’est un présent audacieux.

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Mais j’enviais cela car un tissu qu’on ne choisit pas, c’est une contrainte et la contrainte encourage la créativité. Le tissu offert, qu’il nous plaise ou non, parle de la personne qui l’a offert et dans tous les cas, ce doit être un plaisir de le transformer puis de le porter. Eh bien ce Noël, ce fut mon tour! Mon chéri m’a offert 3 mètres de tissu!

Oui, vous avez bien lu! 3 mètres! Ce n’est pas rien. Accompagné d’Anabelle pour éviter les erreurs techniques, mon mari s’est lancé : il est entré dans une mercerie (déjà!) et en a sorti 3 mètres de tissu synthétique noir couvert de petits points dorés. Sans aucun doute le tissu que je n’aurais jamais acheté. Par contre, j’étais si contente de cette grande première, qu’une fois entre mes mains, il a vite trouvé forme agréable.

Comme cette matière n’était pas plus noble qu’il ne faut, j’ai choisi un patron qui ne demandait pas non plus trop d’efforts. Mais comme il était doré, j’ai choisi un patron de robe de princesse : le Julia récemment publié par La Maison Victor…

Le tissu est très souple mais absolument pas extensible. Il me semblait donc convenir à ce modèle que Victor propose pour sa part dans un satin doré. Oui, bon, c’est pas le même. Mais l’idée n’était cependant pas complètement mauvaise. Jugez plutôt! Hormis que le style « romain » m’avait complètement échappé à la lecture de ma revue préférée, la surprise fut assez bonne finalement et va me permettre de passer le cap de 2019 dans la peau d’une vestale 😀

Merci chéri! Et bonne veille à tous mes lecteurs!

Sophie

 

Minute papillon!

Papillon-minute!

Dans un article précédent, je testais le patron gratuit de noeuds papillon proposé par I Am Patterns : La magie de Noël I : Le noeud pap’.

A présent, j’ai  le plaisir de partager avec vous le résultat final de cette découverte : les noeuds pap’ offerts sous le sapin pour poursuivre le vestiaire masculin déjà riche d’une chemise ( Four fellows ). Ce noeud papillon est une fameuse affaire : l’accessoire est classieux et pour le réaliser, il faut bien peu de chose : une bande de 25 cm de tissu et 1/2h de temps (sur ce dernier aspect, je dois admettre que la phase de retournement de l’ouvrage est parfois plus chronophage que toutes les autres étapes prises ensemble).

Ici, j’ai utilisé deux tissus Liberty :

Les autres tissus sont de la récup’ de chutes diverses. Mes plus fidèles lecteurs doivent d’ailleurs commencer à connaîre ces tissus par coeur :-D.

Le délicieux flamant rose noir et crème de Veritas, pécédement utilisé pour un top Rummer de La Maison Victor :

Les tissus précédemment utilisés pour diverses pochettes :

Et voilà! Mission accomplie, homme comblé^^.

 

Jodie! Attention à l’addiction…

Un basique LMV à décliner à l’infini

Puis-je partager ma grande conviction quant à ce modèle de La Maison Victor? Le T-shirt basique qui va avec tout : suffit de varier les tissus. Et le chronomètre reste votre ami parce ce patron de seulement 4 pièces (1 devant, 1 dos, 1 manche et 1 col) se réalise en moins de temps qu’il ne faut pour s’exclamer « ouf! » ou plutôt « oufti » comme on dit dans ma ville natale…

Alors basique, oui, mais… avouez que ce petit col en V permet à Jodie de se démarquer du « bête » T-shirt. Donc, basique avec du caractère et capable d’accompagner à mon avis à peu près n’importe quels vêtements : tailleur, pantalons, jupe, classieux ou détendu, avec ou sans veste,… Je crois que je vais m’empresser de le réaliser en uni pour tester tout çà à mon aise.

En attendant, si vous débutez, go go go! Jodie est une des perles du LMV de fin 2018. Julia en est une autre dans tout autre registre mais je vous en parlerai dans un prochain article. Belle fin d’année et à très vite autour de Julia, mais aussi de la rétrospective 2018 et des cadeaux de famille cousu-main.

Sophie

PS : merci à Raoul pour les photos.