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La pochette aux hiboux

Une réalisation d’Anabelle

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Motivée par la petite machine à coudre apportée par le grand Saint Nicolas l’an dernier, Anabelle a fait ses armes de jeune couturière sur quelques projets simples comme le foulard (Nouvelle génération).

Aujourd’hui, elle réalise un petit pochon, seule, avec la machine de maman. L’objet expose des hiboux sages et colorés d’une chute de tissu issue d’un projet précédent (Oscar) et la doublure, également récupérée (Projet d’avril : perle de nacre) est une toile bleu turquoise unie.

Pour ce premier essai, Anabelle a choisi une fermeture à pression. Elle vous présente le résultat avec un plaisir non feint :

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Roland

Tutoriel pour un pochon simple et intuitif

Roland, c’est le nom que j’ai donné à la seconde production-maison des Gaufres au Guatemala qui expérimente, avec une fortune dont vous jugerez, les vertus de la couture intuitive. Je dis bien intuitive même si de mauvaises langues pourraient préférer l’adjectif « approximative ».

De quoi s’agit-il? Un modèle qui se construit en fonction de deux choses :

  • un objectif : réaliser un pochon pour ranger ces fichues pièces du jeu d’échecs familial qui traînent partout;
  • des contraintes matérielles :
    • Aucun achat de matériel : usage exclusif des chutes de tissus disponibles à l’atelier;
    • Aucune mesure : le présent tutoriel ne sort jamais ni latte ni ruban millimétré. Détendez-vous et faites-vous confiance : la bonne taille, c’est celle qui vous convient;

Ca vous dit? Alors on y va pour un « step by step » en images.

Etape 1 : sélectionner le tissu : rechercher des morceaux de tissus dans vos fonds de tiroirs : nul besoin de grands coupons, bien au contraire! Tous les tissus sont possibles mais ils doivent pouvoir s’associer. Donc, même en couture intuitive, on évite la déception en refusant d’assembler des tissus extensibles avec des tissus tramés. Tout de même!

Etape 2 : tracer dans le sens du droit-fil (parallèlement à la lisière) des languettes uniformes. Quelles dimensions? Couture intuitive, c’est aussi couture pragmatique : saisissez une latte et utilisez-la comme gabarit : la largeur est à peu près celle qu’il vous faut et ça fait des lignes parallèles fort acceptables. Sachez que la taille du coupon importe peu. Celui illustré ci-dessous est probablement le plus grand que j’ai utilisé.

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Etape 3 : découper les languettes tracées dans vos divers tissus. Il va de soi que suivant les coupons utilisés, la longueur des languettes variera. Pas de souci. C’est maintenant qu’il faut se demander à quel usage on réserve le pochon. Quelle devrait être sa hauteur à peu près? Je choisis la hauteur naturelle des languettes coupées dans le coton aux motifs de coccinelles (à peu près 25 cm mais peut nous importe). Vous voyez sur la troisième image ci-dessous que pour une hauteur de coccinelles, j’ai besoin de deux hauteur de coton fleuri et de trois hauteurs de coton à motifs de chats.

Etape 4 : Du coup, il me faut coudre de nouvelles languettes à partir de deux languettes en coton fleuri et de trois languettes à motifs de chats et ainsi de suite avec les autres tissus. La première image ci-dessous montre le résultat de cette opération. Ainsi, finalement, je dispose d’une série de languettes qui ont toutes AU MINIMUM la longueur dont j’ai envie (en l’occurrence la longueur des languettes à coccinelles). Je les trie par motifs. Cool! C’est déjà beau. A ce stade, vous méritez une pause au bord d’une tasse de thé.

Etape 5 : Faire appel à son sens artistique pour assortir au mieux les couleurs. Disposer sur une table les languettes dans l’ordre qui vous convient le mieux. Changer, tester, rechanger…jusqu’à ce que vous trouviez la bonne composition. Ensuite, cousez dans l’ordre voulu les diverses languettes (endroit contre endroit bien sûr).

J’avoue avoir vu ma belle confiance vaciller sur ses bases à cette étape car j’avais l’impression que mes tissus n’allaient pas du tout ensemble et que le résultat ne pourrait être que grotesque. Alors j’ai fait le choix qu’entre chaque languette à motifs, j’insérerais une languette de tissu uni. Par grande chance, j’avais un vieux coupon de jean léger (chutes d’un pantalon Wanderer d’Ottobre). Résultat face avant et face arrière après un repassage soigneux que je vous recommande, question de survie :

Etape 6 : Avec la même latte qui servait de gabarit à l’étape 2, tracer des lignes horizontales et couper :

Résultat face avant, face arrière :

Etape 7 : coudre ensemble les languettes en les disposant de façon à créer un contraste entre les différents motifs :

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Une cousez autant de languettes qu’il faut pour arriver à la largeur de pochon souhaitée. Dans mon cas, j’en ai cousu 7.

Etape 8 : Coudre un cadre de coton assorti. Repasser.

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Puis un second sur trois côtés. En fait, l’ouvrage peut ainsi s’agrandir jusqu’au moment où on obtient la taille souhaitée.

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A ce stade, si la taille de l’objet vous convient, la face avant est terminée.

Etape 9 : Il reste à réaliser le dos de l’ouvrage dans un coupon plus large (ou en répétant les mêmes opérations avec un peu de courage). Ici, j’ai choisi un coupon de jean léger uni. Sa taille? Je l’ai coupé en posant sur le tissu la face avant. On se retrouve avec deux pièces de même taille qu’il faut encore assembler.

Etape 10 : préparer la doublure : dans une chute de tissu assortie, tailler encore deux rectangles de même taille que les faces de l’ouvrage. Les assembler en laissant une ouverture d’un demi index sur un des côtés :

Couper les coins comme suit et épingler la doublure au pochon comme ceci :

On pique le bord ainsi épinglé et on retourne l’ouvrage sur l’endroit en faisant passer le pochon par la petite ouverture laissée dans la doublure et on ferme cette ouverture par un petit point invisible pratiqué manuellement.

Le résultat est si bien qu’on peut s’arrêter là si on veut  :

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Si vous souhaitez fermer le pochon par un gros bouton sympa c’est une bonne idée aussi. Alors on sort sa réserve de boutons, celle de sa grand-mère et les autres et on choisit sur un coup de coeur :

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Etape 11 : poser la boutonnière.

En pliant le pochon en deux, on trouve aisément le milieu de l’ouvrage, on le bouton sera posé. Sur la face avant, il faut coudre une boutonnière et sur la face arrière, côté intérieur, il faut coudre le bouton.

 

 

Et voilà votre Roland réalisé. C’est un peu fastidieux ce petit damier de tissus mais quelle valeur ajoutée pour des lambeaux de tissus qui traînaient au fond d’une armoire! Ca fait du bien non? Je trouve qu’en faisant du beau à partir de choses insignifiantes, on se sent un peu dans la peau du maître du monde non?

Liberty Liberty chérie

Histoire d’un sac en mal de photographe

Bonjour tout le monde! Tous mes sacs à main se sont donné le mot : été 2018 : tomber en lambeaux : checked. Devant ce constat qu’acheter des sacs en simili ne peut mener qu’à la déception, j’ai ouvert mon armoire à tissus pour trouver un peu d’inspiration et voici ce qui en est sorti!

Avant toute chose, attention les yeux! Puisque mes photographes favoris ont déserté le domicile familial pour vaquer à d’autres occupations loin d’ici, je testerai ce qu’on peut appeler le minimum syndical : pas de zoom, pas de filtre, à l’occasion à contre-jour…

J’espère pourtant vous donner un peu de plaisir avec ce sac réversible. Côté 1, jean bleu marine, côté 2 : liberty Poppy & Daisy.

C’est un modèle tiré du livre Ma fabrique de sacs d’Elsa Giraud-Virissel. Les oeillets, je  les ai trouvé par hasard dans un magasin d’articles de camping. Puis comme je suis toujours fan de passepoil, le bord supérieur est surligné d’un beau passepoil rouge tulipe. Pour le fixer, la couture est ton sur ton, c’est-à-dire bleue d’un côté et rouge de l’autre 🙂 Pour la fermeture, une lanière de cuir récupéré fait tout son effet…

Comme j’en avais vraiment besoin, je  ne ferai pas la fine bouche. Cependant, ce que j’aime surtout dans les sacs, c’est…l’intérieur! Les petite pochettes, avec ou sans zip, les belles doublures,… Ici, réversibilité oblige, l’intérieur est aussi simple que l’extérieur. C’est sans doute la limite de ce genre d’exercice.

Après, bien sûr, je ne boude pas le plaisir d’avoir sous les yeux au quotidien un beau liberty plein de couleurs et côté volume, on s’en sort bien.

Bon. Promis, je ne me présente plus devant vous sans avoir mieux à montrer. Ce sera pour la prochaine fois mais permettez-moi de fixer ce rendez-vous après la fin de la canicule. Je manque de patience et de précision quand le thermomètre de l’atelier affiche 40°…

Alors pendant cette petite pause, prenez soin de vous et au plaisir de s’ecrire et de se lire!

Leonora

« En attendant, ça fait quand même un sweat sympa… »

Et encore une portion de cerises! Après Beaucoup de cerises qui augurait le bel été que nous connaissons ici à Bruxelles, voici Leonora, un patron junior de la maison Victor qui sublime également ce fruit frais et délicieux. Ici, les cerises sont dorées, et rehausse un tissus Sweat de chez Mode Coupon.

Anabelle le voulait absolument quand bien même il est un peu chaud pour la saison. A refaire : oui mais deux ou trois tailles au-dessus! Elle  ne le mettra pas longtemps et elle aura du mal à dissimuler un T-shirt au-dessous. C’est aussi pour cette raison qu’il m’a fallu trafiquer le col : taille trop petite pour mon petit top-modèle. Ta fille grandit Sof’ ne l’oublie plus jamais.

En attendant, ça fait quand même un sweat sympa où se lover pendant les longues soirées d’été au camping, quand le soir apporte sa brise fraîche, quand les étoiles scintillent sur notre Bretagne chérie…

Eden

Le charme vintage du noir et blanc

Eden! Voilà le patron! Le numéro 10 de notre belle équipe de foot qui vient de sortir poliment le Brésil de la course à la coupe du monde. Notre belle équipe qui, à mon sens rencontre la France une étape trop tôt dans ce mondial car à mes yeux, la France et la Belgique sont les seules équipes qui méritent l’accès en finale. Mais voilà, le « hasard » parfois nie la raison.

Oups! Je me trompe de blog là. Voilà ce que c’est des soirées trop arrosées, ça met la tête à l’envers. Eden, pourtant, c’est bien le patron au coeur de cet article mais c’est un patron de La Maison Victor.

Je la couds à point nommé cette robe 🙂 Je la couds cependant dans un jersey qui manque un peu de tenue pour donner à ce modèle tout le charme dont il est capable. Mais ça fait tout de même une robe agréable à porter et plutôt élégante avec une jolie paire d’escarpins non?

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Et là, j’entends déjà ma soeur exprimer une surprise légèrement lassée : curieuses chaussures pour faire du jardinage, Sophie! Oui. Mais nous tentions un contraste intéressant avec Anabelle, ma dévouée photographe du jour. Ca marche ou pas finalement? En tous cas, nous nous sommes bien amusées.

Le jersey est un tissu du Chien Vert que je recommanderais volontiers pour des tops fluide, des T-shirts…

Sinon mon Eden, vous en pensez quoi?

Je vous embrasse et vous souhaite un bel été!

Le top du top

En un tour de manche!

Flamants roses, troisième! Clap!

Vous le savez, j’ai déjà cédé à la folie « Flamant rose » (rappelez-vous La vie en flamants roses! et 2017, l’année des flamants )  et pourtant, je peux vous assurer que je me domine. J’aime cette silhouette élancée, ces couleurs chaleureuses, cet air mystérieux… C’est une belle bête que ce flamant rose…

Voici donc une troisième variation sur le même thème dans une déclinaison en noir et crème. Le tissu me faisait de l’oeil en mercerie (Veritas)… Après 10 minutes d’hésitation oui/non/encore un tissu/en ai-je vraiment besoin/en ai-je vraiment envie…, j’ai décidé d’en demander un mètre dans l’idée de limiter les dégâts sur mon portefeuille et sur le volume de mon armoire à tissus. Après tout, je pouvais toujours en faire un chemisier dans le style de l’autre ( Beaucoup de cerises ) que je porte en permanence.

L’affaire fut conclue entre mes deux consciences, la raisonnable et la débridée,  et aucune des deux n’allait le regretter cette fois puisque la vendeuse leur a annoncé que c’était la fin du rouleau, qu’il en restait 1m30 et qu’elle m’offrait donc les 30 cm en bonus.

J’étais trop contente car avec ces 30 cm de plus, le nombre de patrons possibles pour un top explosait véritablement. Alors, j’ai aussitôt songé au modèle « Rummer » de La Maison Victor dont la particularité réside dans un merveilleux petit volant qui met un terme adorable à des manches très simples. Eh oui, me revoilà face à mes vieux démons, devant le défi de l’emmanchure classique, banale, de ce fichu embu et de ce tour de main qui ne vient pas ( Les manches de princesse de mon mari ).

Mais vous savez quoi? Cette fois, j’ai joué de chance avec mes recherches sur le net. J’ai découvert le blog In the mood for Couture . Ses dessins expressifs, ses explications patientes et soignées, ont surpassé en efficacité et pédagogie toutes les videos que j’avais regardées jusque-là. Résultat : mes premières manches réussies. Du moins est-ce ce qu’il me semble et autant vous le dire, j’en ronronne de plaisir…

Opale dénaturée Saison 2

Tu le fais exprès ou quoi?

Bonjour à toutes et tous! Je me suis enfin résolue à expliquer ce long silence qui nous sépare de mon dernier article. C’est pourquoi je l’affirme, ce mois de mai a écrit une des pages les plus sombres de l’histoire des Gaufres au Guatemala. Et raconter ses tentatives infructueuses reste compliqué, vous le concéderez n’est-ce pas? Mais soit, me voici devant vous après avoir fait le plein d’humilité…

Mes projets ce mois-ci étaient un peu ambitieux : il me fallait une robe pour participer à une fête de famille et je souhaitais aussi offrir à un membre de ma fratrie un cadeau d’anniversaire personnalisé.

Dans cet article, je vais vous présenter le premier de ces deux défis pour la réalisation duquel j’ai songé à la robe Opale d’Yvanne S. J’aime cette robe et j’en avais fait une version l’an dernier qui pêchait par le choix du tissu mais qui promettait par sa tenue. (cfr. Opale dénaturée) Alors pourquoi pas?

L’idée sans doute était bonne. Mais au moment de choisir un tissu, il m’est apparu opportun d’utiliser un coupon acheté jadis dans l’idée d’un plan « tailleur vintage » qui, au fil du temps, me convainquais de moins en moins. C’était rationnel au moins! Je me débarrassais d’un coupon inutile et dans le même temps, je me confectionnais cette robe de la seconde chance…

Mais vous savez quoi? Chaque fois que je joue la carte de la raison, je le regrette et cette fois n’a pas fait exception à la règle. Vous en auriez pensé quoi si j’avais été assez avisée que pour vous poser la question? Hmm? Le tissu, c’est un tricot léger, couleur vert eau. Je pense que Jacky Kennedy devait avoir un tailleur coupé dans le même rouleau. (soupir!)

Puis comme une mauvaise idée ne vient jamais seule, je me suis dit qu’une petite veste assortie le ferait, feignant la surdité devant les mises en garde de ma soeur : « Sophie, n’y pense même pas! Les ensembles ne sont plus à la mode voyons! » Mais Sophie était déjà loin dans son idée. Trop pour faire demi-tour. Ainsi, une veste fut considérée et son modèle choisi dans un livre de couture pour mariage qui doit dater des années 80 (déniché et acheté juste parce que je ne me lasse pas de rêver devant les jupes amples et longues en tulle blanc…)

Allez! Assez de blabla, je vous montre le résultat que Raoul a tenté de sublimer par ses qualités de photographe amateur (il aime les défis mon fils!) 🙂

La veste a des emmanchures comme on n’en voit plus depuis 30 ans, les devants se posent comme les ailes d’une chouette mais c’est toujours mieux que si j’étais allée au bout de mon ambition en affichant le revers cousu dans une doublure ton sur ton (si si, en matière de too much, on peut toujours faire mieux)

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Je suis tout de même contente du montage, avec des coutures qui s’alignent parfaitement et un zip vraiment invisible.

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Ben oui, tout n’est pas complètement raté tout de même 🙂

Et sans la veste me direz-vous? Bonne question! Réponse en image :

Pour coordonner les deux pièces, j’ai  opté pour une finition commune en biais fleuri rose et ça, d’après ma soeur, cétait une bonne idée. Moi, je ne sais pas, je ne sais plus…

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Je vous parle bientôt de cet autre défi du mois, dit du « cadeau d’anniversaire ». Préparez-vous à de nouvelles déconvenues 😉 Je vous embrasse.