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Promenons-nous dans le bois…

…Même si le loup y sera.

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Ma soeur, ma marraine, ma plus grande fan, ma fidèle lectrice, me faisait remarquer que ça manquait d’articles sur Des Gaufres au Guatemala ces temps-ci… Ainsi pensait-elle que mon petit atelier restait porte close, lumière éteinte, en mode hivernal. Heureusement, rien n’est moins juste! Je prépare frénétiquement l’arrivée du 28 février qui sonnera l’heure de la seconde échéance pour les défis « Je peux pas j’ai couture » et « Défi couture magazine ». L’objet de toutes mes attentions est la robe Lora de La Maison Victor, que je présenterai en jersey, en dépit des recommandations de l’éditeur.

Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs! Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous présenter une commande toute spéciale…Je prépare dans le plus grand secret une surprise pour deux petites filles d’environ 2 ans et demi. L’une a développé une passion précoce pour les sacs à main et l’autre a une maman qui aime les histoires de loups à contre emploi. Un loup à contre emploi, c’est un loup gentil, intelligent, fiable… Si ça existe? Bien sûr! Les histoires de loups-qui-ne-font-pas-peur, c’est comme Rowan Atkinson qui joue Maigret : improbable, incongru mais irrésistible et de bon goût.

Alors, je me suis inspirée de ces deux anecdotes (le goût pour les sacs et les loups décalés) pour concevoir à l’adresse de ces deux enfants un sac à main décoré de loups gentils, intelligents et fiables qui se promènent, parfois se cachent, dans un verger aux fruits rouges et dorés. Le tout dans les chutes de tissus de l’atelier des Gaufres. Pour le corps du sac, mon choix s’est porté sur un simili cuir couleur chocolat/taupe. J’ai songé que les demoiselles aimeraient une matière qui rappelle le vrai sac des mamans. Dans le même ordre d’idées, j’ai posé une boucle d’ajustement de la longueur de bride, tout en prenant soin de la limiter à une longueur qui sied aux jeunes filles sur le point de vivre leur premier jour d’école 🙂

Le sac est un sac à rabat classique, doublé, sans fioriture. Le rabat se ferme par un bouton en céramique rouge. Pour la fermeture, j’ai opté pour un élastique plat : moins joli qu’un cordon mais tellement plus facile pour les petites mains. La sangle est en simili doublé du tissu aux loups : plus solide, plus beau. Le modèle est largement inspiré d’un livre japonais, publié en Français par les éditions de saxe, intitulé « Vive l’école ». Ce livre offre un vaste choix de modèles de sacs enfantins simples et charmants qui, entre nous, n’ont rien à voir avec l’école. Je vous le recommande!

Ma satisfaction : je crois que ces sacs sont d’agréables jouets qui vont connaître toutes sortes de belles histoires à l’épaule de leur jeune propriétaire.

Mon regret : les nombreuses imperfections franchement crastouilles : coudre le simili n’est pas ma spécialité, ni celle de ma machine. Et le choix d’un fil rouge qui tranche était déplorable.

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Voilà! J’espère que ces quelques mots seront porteurs de créativité pour vous mes chers lecteurs et pour toi ma soeur qui a bien fait de réveiller la main qui, à force de coudre, oublie de troquer l’aiguille contre la plume! A très vite autour de mon interprétation de la robe Lora!

Sophie

Louisa!

Janvier : un mois, deux défis!

C’est reparti pour les défis relevés de justesse à la fin du mois! Cette année, je réponds à l’invitation d’Yvonne Violette et de son défi magazine ainsi qu’à celle du blog Entre veille et sérendipité et son défi « Je peux pas, j’ai couture! » (saison 2).

Ces deux défis n’étant pas nécessairement contradictoires, je me donne un peu de facilité, je le concède… Yvonne attend une oeuvre mensuelle tirée d’un magazine, tandis que « Je peux pas, j’ai couture! » demande un vêtement par mois.

En janvier donc, je propose…un vêtement tiré d’un magazine! Et ce vêtement, c’est Louisa, le chemisier sans col de La Maison Victor. Et vous savez quoi? Je l’adore! (le chemisier, pas ce fameux Victor dont j’ignore tout!)

Ce n’est pourtant pas sans me prendre les pieds dans le tapis que j’ai réalisé cette pièce : comme déjà dit, les explications laissaient à désirer et votre dévouée couturière aussi vu qu’elle n’a même pas capté que le patron des pièces principales était en deux parties et qu’il fallait rallonger les formes de base d’une bonne vingtaine de centimètres.

Résultat : un chemisier qui ne pourra jamais être rentré dans le pantalon à défaut d’une longueur suffisante. Mais du coup aussi, un chemisier avec une coupe un peu japonisante, genre « kimono ». Enfin je crois… Et je trouve que ça ne va pas si mal à ma morphologie.

Cependant, je ferai gaffe la prochaine fois, promis!

La prochaine fois? Ce sera quoi? J’avoue encore hésiter… Entre le chemisier Bobbie pour Anabelle, la robe Grace, la robe Madeline, la robe Estelle… Sans compter la Lora patineuse de Petite cousette qui me fait de l’oeil…

Sophie

Tipsy – Trousse de toilette

Allez faire plaisir à un homme!

Alerte rouge dans l’atelier des Gaufres : il faut fabriquer quelque chose pour… un mec! Eh oui, ça, c’est la contrainte entre toutes! Rien qu’à voir le regard de mon mari sur chacune de mes créations, genre « si ça te rend heureuse alors moi aussi », je me disais que cet objectif plaçait la barre bien haut…

Néanmoins, pleine de vaillance et de bravoure, j’ai choisi de décliner la trousse de toilette Tipsy, sortie du livre « Zo geknipt 2 », dans quelques coupons reçus à la fête des mères l’an dernier.

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Vous ne connaissez pas la trousse Tipsy? Je vous la présente! Mais avant cela, mon hommage aux deux stylistes qui partagent leurs idées sublimes avec nous dans un texte admirable et des photos très claires : Lies Botterman et Riet Van De Walle qui ont leur blog ici: http://levenmetliv.blogspot.be/p/zo-geknipt-zo-gesigneerd.html

Tipsy, c’est une trousse :

  • très belle parce qu’elle permet de composer avec 5 tissus assortis différents soulignés par un passepoil;
  • volumineuse sans en avoir l’air grâce à sa forme hémisphérique;
  • maligne car la fermeture est posée de travers, ce qui permet d’accéder au contenu de la trousse très aisément. Puis comme elle est plus large que haute, elle dispose d’une parfaite stabilité;

Hélas, mes photos lui rendent peu justice et mes photographes favoris sont au lit. Mais comme il me démange de partager cette réalisation avec vous, tant pis, j’utilise mes vilaines photos en comptant que votre légendaire imagination fera le reste. Si je vous dis qu’elle est superbe, vous me croyez non?

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Puis j’ai soigné l’intérieur aussi : coton bleu foncé et biais rouge à pois blanc!

Si ce garçon-là n’est pas content, je le pends! 🙂

 

Le défi d’Yvonne Violette etc…

Ou quelles bonnes résolutions en 2018?

2018 est là et le projet de garde-robe capsule de Clotilde, qui a soutenu toute mon année couture en 2017, est bel et bien terminé. Tout est bien rangé dans mon petit atelier, le repos du guerrier se délecte d’un petit tour dans les réalisations de l’an écoulé et d’une réflexion sur quelques cadeaux reçus sous le sapin : entre le carnet qui me crie quelque chose dont ma soeur ne me pardonnera pas de ne rien faire en 2018 et cet objet, tellement touchant que le regard ne peut s’en décrocher : une mini machine à coudre chinée âprement par une autre soeur qui, par la magie de l’amour fraternel, atterrit finalement sous mon toit.

Tandis que 2017 se clôt, pour éviter une redoutable dépression post-partum, j’ai décidé de suivre Ibijau et Coco dans le défi initié par Yvonne Violette : Défi magazine couture (#defimagazinecouture2018).

Comme d’hab’, tout ça part d’un objectif louable et rationnel : utiliser effectivement toutes ces revues dont nous sommes immodérément fans en réalisant un patron chaque mois. Mais comme d’hab’ aussi et fort heureusement, couve derrière cette froide détermination de rentabiliser un investissement, une passion démente pour LE SPORT qu’est la couture!

Oui, nous mettrons trop d’optimisme dans le choix de certains projets, oui nous oublierons de choisir le tissu qui va bien au bénéfice de celui qui nous a fait de l’oeil en vitrine, oui nous nous retrouverons la veille de la fin de mois sur le coup de 23h, avec une épingle au coin des lèvres, quelques gouttes de sueur au front et une bande de tissu indocile sur les genoux mais nous reviendrons raconter et commenter tout cela au jour dit, nous rirons ensemble de nos péripéties et au final, en plus de la satisfaction du vêtement créé, nous aurons dans notre mémoire de couturier amateur le souvenirs de bons moments partagés.

Ca, c’est le programme! Alors que faire en ce mois de janvier? Tout d’abord, la priorité pour moi fut de feuilleter l’ensemble de mes revues! Et vlan, trois heures de bonheur condensé, trois heures volées à la course folle que deviennent nos vies en ce bas monde. Ensuite, l’heure du choix a sonné et comme mon papa se plaisait à le dire d’un ton railleur, « choisir, c’est se priver »! Il avait beau railler, c’est quand même vrai! C’est donc après moultes tergiversations que j’ai retenu un modèle de chemisier de la revue Septembre-Octobre 2017 de La Maison Victor : le chemisier Louisa!

Un bail que j’ai flashé sur ce chemisier parce que j’adore son col. Ou son absence de col, comme vous voulez! 🙂

Et j’ai dans mon armoire un tissu qui était un véritable coup de coeur, déniché sur le web à partir du mot-clé « Batik » :

Ce tissu est magique et très facile à coudre, légèrement extensible (juste ce qui va bien pour maîtriser l’embu :-)).

J’aime bien La Maison Victor. Mes réalisations LMV de 2017 sont :

Et j’aime tant et tant que j’ai reçu un abonnement de 2 ans à Noël. Et si j’aime, c’est notamment parce que sur ces deux exemples, les modèles étaient très bien expliqués avec autant d’étapes et de croquis qu’il le faut. Et surtout, chaque modèle est photographié plusieurs fois dans des situations différentes, ce qui permet de bien l’imaginer avant de se lancer dans sa réalisation.

Hélas, j’ai suffisamment avancé dans ce projet pour déjà vous dire que ces deux points forts que je reconnais au magazine n’étaient pas tout à fait au rendez-vous pour cette fameuse Louisa… Les photos sont peu parlantes, cachent les détails intéressants et l’explication du col qui fait tout le modèle… eh bien… Z’étaient fâchés avec le Français sur ce coup là chez Victor!:-)

Allez! J’essaie de sortir de l’impasse et je vous raconte tout çà dans l’article de fin de mois. Je vous embrasse!

Sophie.

Lola…

…J’suis qu’un fantôme quand tu vas où j’suis pas…

Dans quelques heures, les bulles de champagne pétilleront, les musiques les plus douces s’élèveront de nos rues, le ciel sera couvert de mille couleurs qui exploseront par-dessus les maisons, et parmi les strass et les paillettes, Eve brillera elle aussi dans sa robe Lola (La Maison Victor).

Pour cette robe patiemment choisie parmi toutes mes revues, Eve a choisi un magnifique crêpe noir des Tissus du Chien vert. L’élastique argenté en ceinture, elle l’ a cherché âprement.

Cette robe a tout pour plaire sur une silhouette filiforme. Je l’ai réalisée en taille 30 en ajoutant néanmoins un peu d’aisance sous l’emmanchure. On adore ses épaules raffinées et son port confortable.

A tous une excellente année 2018 et si la nostalgie vous prend, visitez notre rétrospective 2017!

Bises.

Sophie

Projet récup’ : Des paniers, des lingettes…

Mes voeux de bonheur et d’épanouissement!

Enthousiasmée par le tuto de « Natlie » qui sur ce coup là se disait pourtant peu inspirée (n’importe quoi!), j’ai lancé une couture en série dans l’Atelier des Gaufres. Avec le concours d’Eve et d’Anabelle, j’ai réalisé dans des chutes de tissus une dizaine de petits paniers qui contiennent leurs lingettes assorties.

L’idée est simple et de plus en plus répandue : remplacer les cotons jetables de notre quotidien en faveur de lingettes récupérables. Sans compter un toucher incomparable par rapport aux cotons du commerce. Puis le coup d’oeil est tout de même différent non?

Sur le détail et la façon, je vous renvoie à l’article de Natlie, très clair et bien illustré. J’ai moi-même suivi ses commentaires à la lettre si ce n’est que… après avoir cousu les deux composants de 11 petits paniers, j’ai compris que j’avais tout bonnement oublié de laisser une petite ouverture dans la doublure pour pouvoir retourner l’ouvrage!

Nan mais j’y crois pas là! Faute de bleue pas possible à concevoir. Dans un premier temps, j’ai voulu découdre cette ouverture mais… découdre dans une éponge bien épaisse déjà surjetée… Comme me le dit alors Anabelle avec beaucoup d’à propos « Oublie çà maman! ». Et donc, voilà que je pris un peu de liberté avec les recommandations de l’auteure : j’ai associé tissu et doublure par un biais!

Et ma fois, c’est très bien aussi! Jugez en vous-mêmes…

Vous le devinerez peut-être, chers lecteurs, je tâcherai de faire des heureux avec ces petites réalisations. Parce que j’aime plein de gens qui le valent bien, comme dirait l’autre, et parce que c’est la fin de l’année. Enfin, la fin d’une année et le début d’une autre… Puis-je dès lors vous souhaiter à vous aussi que j’ai pris tant de plaisir à rencontrer en 2017 à travers ce blog et à travers les vôtres, mes voeux de bonheur et d’épanouissement?

J’espère vous revenir à la Saint Sylvestre avec une rétrospective de la première année des Gaufres au Guatemala. D’ici là, portez-vous bien!

Sophie