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En un tour de manche!

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Flamants roses, troisième! Clap!

Vous le savez, j’ai déjà cédé à la folie « Flamant rose » (rappelez-vous La vie en flamants roses! et 2017, l’année des flamants )  et pourtant, je peux vous assurer que je me domine. J’aime cette silhouette élancée, ces couleurs chaleureuses, cet air mystérieux… C’est une belle bête que ce flamant rose…

Voici donc une troisième variation sur le même thème dans une déclinaison en noir et crème. Le tissu me faisait de l’oeil en mercerie (Veritas)… Après 10 minutes d’hésitation oui/non/encore un tissu/en ai-je vraiment besoin/en ai-je vraiment envie…, j’ai décidé d’en demander un mètre dans l’idée de limiter les dégâts sur mon portefeuille et sur le volume de mon armoire à tissus. Après tout, je pouvais toujours en faire un chemisier dans le style de l’autre ( Beaucoup de cerises ) que je porte en permanence.

L’affaire fut conclue entre mes deux consciences, la raisonnable et la débridée,  et aucune des deux n’allait le regretter cette fois puisque la vendeuse leur a annoncé que c’était la fin du rouleau, qu’il en restait 1m30 et qu’elle m’offrait donc les 30 cm en bonus.

J’étais trop contente car avec ces 30 cm de plus, le nombre de patrons possibles pour un top explosait véritablement. Alors, j’ai aussitôt songé au modèle « Rummer » de La Maison Victor dont la particularité réside dans un merveilleux petit volant qui met un terme adorable à des manches très simples. Eh oui, me revoilà face à mes vieux démons, devant le défi de l’emmanchure classique, banale, de ce fichu embu et de ce tour de main qui ne vient pas ( Les manches de princesse de mon mari ).

Mais vous savez quoi? Cette fois, j’ai joué de chance avec mes recherches sur le net. J’ai découvert le blog In the mood for Couture . Ses dessins expressifs, ses explications patientes et soignées, ont surpassé en efficacité et pédagogie toutes les videos que j’avais regardées jusque-là. Résultat : mes premières manches réussies. Du moins est-ce ce qu’il me semble et autant vous le dire, j’en ronronne de plaisir…

Opale dénaturée Saison 2

Tu le fais exprès ou quoi?

Bonjour à toutes et tous! Je me suis enfin résolue à expliquer ce long silence qui nous sépare de mon dernier article. C’est pourquoi je l’affirme, ce mois de mai a écrit une des pages les plus sombres de l’histoire des Gaufres au Guatemala. Et raconter ses tentatives infructueuses reste compliqué, vous le concéderez n’est-ce pas? Mais soit, me voici devant vous après avoir fait le plein d’humilité…

Mes projets ce mois-ci étaient un peu ambitieux : il me fallait une robe pour participer à une fête de famille et je souhaitais aussi offrir à un membre de ma fratrie un cadeau d’anniversaire personnalisé.

Dans cet article, je vais vous présenter le premier de ces deux défis pour la réalisation duquel j’ai songé à la robe Opale d’Yvanne S. J’aime cette robe et j’en avais fait une version l’an dernier qui pêchait par le choix du tissu mais qui promettait par sa tenue. (cfr. Opale dénaturée) Alors pourquoi pas?

L’idée sans doute était bonne. Mais au moment de choisir un tissu, il m’est apparu opportun d’utiliser un coupon acheté jadis dans l’idée d’un plan « tailleur vintage » qui, au fil du temps, me convainquais de moins en moins. C’était rationnel au moins! Je me débarrassais d’un coupon inutile et dans le même temps, je me confectionnais cette robe de la seconde chance…

Mais vous savez quoi? Chaque fois que je joue la carte de la raison, je le regrette et cette fois n’a pas fait exception à la règle. Vous en auriez pensé quoi si j’avais été assez avisée que pour vous poser la question? Hmm? Le tissu, c’est un tricot léger, couleur vert eau. Je pense que Jacky Kennedy devait avoir un tailleur coupé dans le même rouleau. (soupir!)

Puis comme une mauvaise idée ne vient jamais seule, je me suis dit qu’une petite veste assortie le ferait, feignant la surdité devant les mises en garde de ma soeur : « Sophie, n’y pense même pas! Les ensembles ne sont plus à la mode voyons! » Mais Sophie était déjà loin dans son idée. Trop pour faire demi-tour. Ainsi, une veste fut considérée et son modèle choisi dans un livre de couture pour mariage qui doit dater des années 80 (déniché et acheté juste parce que je ne me lasse pas de rêver devant les jupes amples et longues en tulle blanc…)

Allez! Assez de blabla, je vous montre le résultat que Raoul a tenté de sublimer par ses qualités de photographe amateur (il aime les défis mon fils!) 🙂

La veste a des emmanchures comme on n’en voit plus depuis 30 ans, les devants se posent comme les ailes d’une chouette mais c’est toujours mieux que si j’étais allée au bout de mon ambition en affichant le revers cousu dans une doublure ton sur ton (si si, en matière de too much, on peut toujours faire mieux)

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Je suis tout de même contente du montage, avec des coutures qui s’alignent parfaitement et un zip vraiment invisible.

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Ben oui, tout n’est pas complètement raté tout de même 🙂

Et sans la veste me direz-vous? Bonne question! Réponse en image :

Pour coordonner les deux pièces, j’ai  opté pour une finition commune en biais fleuri rose et ça, d’après ma soeur, cétait une bonne idée. Moi, je ne sais pas, je ne sais plus…

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Je vous parle bientôt de cet autre défi du mois, dit du « cadeau d’anniversaire ». Préparez-vous à de nouvelles déconvenues 😉 Je vous embrasse.

 

SOS Wanderer

Changement de programme

Bonjour à tous!

Notre rendez-vous de fin de mois prend des allures inattendues avec ce pantalon Wanderer cousu en urgence pour les besoins d’une petite fille un peu casse-cou, revenue de ses classes vertes sans plus aucun pantalon indemne.

Alors exit la robe Estelle prévue à l’atelier depuis un  mois, exit  la robe Opale entamée entre-temps en vue d’une fête de famille le week-end prochain, et vite vite un nouveau Wanderer de la revue Ottobre pour permettre un retour digne dans la cour de récré et respecter mes engagements dans les défis « Je peux pas j’ai couture » du blog Entre veille et sérendipité et « Défi couture magazine 2018 » d’Yvonne Violette.

Vite, vite, cela signifie aussi avec les tissus en stock. Nous voici donc sur un coton effet jeans des Tissus du Chien Vert agrémenté d’un coupon de tissu japonisant présenté précédemment (cfr. Mes rencontres à Créativa) : eh oui! Tant qu’à passer le dimanche derrière sa machine à coudre pour faire un pantalon d’enfant effronté au lieu d’une robe de fête, autant s’amuser un peu…

Le tissu à motif rehausse le fond de poche et la genouillère :

L’extérieur de la jambe bénéficie d’une couture renforcée. Malheureusement, pour l’intérieur, il m’est impossible d’en faire autant car ma machine ne le permet  pas.

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Sur le personnage qui a promis de calmer ses ardeurs et de prendre soin de ses nouveaux vêtements, ça donne ceci :

La voilà repartie pour de nouvelles aventures!

Quand je pense qu’à l’annonce d’un foetus de sexe féminin, il y a bientôt 9 ans de cela, j’imaginais des robes à volants, des jupes fluides, des petits gilets pastels… Il faut s’adapter tout de même!

Pour le reste, je ne renonce pas, le mois de mai devra voir naître sous mes mains au moins une robe et deux ou trois choses qui sont déjà dans le pipe comme un grand cabas, sans parler de la production à la chaîne des lingettes de soin durables qui nous sont fort demandées ces temps-ci…

Je vous embrasse et vous souhaite d’avoir eu l’occasion de vous consacrer à des cousettes un peu moins terre-à-terre de les miennes 😉

Bon 1er mai!

Mon dos divisé par 5 plus 8,5 cm…

Hello tous! Vous me trouvez aujourd’hui en pleine effervescence autour d’un projet enthousiasmant qui consiste à se lancer dans le monde merveilleux du patronage. Pour m’accompagner, j’ai choisi Tomoko Nakamichi et son approche qu’elle dit peu orthodoxe mais que je trouve bien pragmatique et décomplexifiante, ce qui n’est pas si mal.

Dans ses ouvrages « Pattern magic », Tomoko lève le voile sur son cheminement créatif. Elle s’inspire d’éléments du quotidien, en particulier d’éléments naturels, et exprime son ressenti à travers des pièces uniques.  Et oui, c’est un peu magique, de retrouver la rondeur et la couleur diaphane d’une certaine pleine lune dans un top chic en jersey, de deviner la forme d’une pelure de pomme découpée en spirale dans un legging stylé, d’esquisser de l’oeil l’agencement implacable des pousses de bambous au centre d’un chemisier délicat,…

Tomoko voit ce que la nature a de géométrique et ce que la géométrie a de naturel. Tomoko me touche et ses créations me parlent, me nourrissent, comme il arrive parfois. Par contre, il arrive plus rarement qu’au-delà de la sensation esthétique qu’il me procure, un artiste me donne envie de faire un pas aussi. Modeste et sans finalité. Mais un pas irrépressible parce qu’il me semble soudain que ma tête renferme trop d’images et qu’il me faut donner corps à quelques unes d’entre elles.

Ce que Tomoko me chuchote à l’oreille, c’est que la technique ne peut pas être un obstacle indépassable et qu’après tout, aucune intention créative, si complexe soit-elle, ne peut résister à l’une de ces trois opérations basiques : couper, ouvrir, fermer 🙂 Alors me suis-je dit, pourquoi pas? Pourquoi ne pas suivre Tomoko jusqu’à maîtriser ces opérations de bases pour enfin créer les pièces que je veux plutôt que celles que je peux? Les pièces que je vois plutôt que celles que je reproduis?

Ainsi donc me suis-je lancée pleine d’entrain dans le traçage d’un buste de base sur mesure. Si Tomoko fournit les patrons de base pour les profils japonais classiques, il va sans dire que mon cas demandait plus de soin : entre une Japonaise standard et moi, il y a tout de même quelques centimètres d’écart ici et là :-). Peu importe, Tomoko explique comment dessiner soi-même son buste sur mesure à partir du tour de taille, du tour de poitrine et de la longueur de dos.

Ce buste de base une fois fait et testé constitue le plan à partir duquel il est possible de créer à peu près toutes les formes souhaitées. Mieux vaut donc ne pas rater cette première étape pour éviter les déceptions ultérieures. Curieusement, ce buste se taille dans trois blocs grossiers rectangulaires comme ceux-ci :

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Rien que çà, c’est drôlement enthousiasmant non? Se dire que de ces trois morceaux sans forme naîtra une pièce en 3D qui vous correspond au cm près, c’est… « un acte de foi! » a dit mon mari alors que tout émue je cherchais mes mots. C’était juste avant de me faire ce regard qui signifie « je t’aime quand même ».

Pourtant pourtant, rien d’illogique jusqu’ici. Comme vous le voyez ci-dessous dans un croquis qui n’est pas à l’échelle (!), le premier bloc est destiné à devenir une moitié de dos, la base est une moitié de taille (largeur de caisse dit-on non élégamment), le second bloc, plus bas que les deux autres va former l’emmanchure et le troisième bloc, plus haut sera un demi devant. Sa hauteur est supérieure à celle du dos car il faut prévoir le volume de la poitrine.

Sans titre

Jusque là, je comprends et même, j’ai hâte de poursuivre… A l’intérieur de ces blocs, en suivant scrupuleusement les proportions énoncées par Tomoko, je me mets donc à dessiner les encolures, épaules, les emmanchures. Ce faisant, me voici vite en quête d’une équerre Aristo et d’un compas à la grande surprise de mes ados qui acceptent de me fournir le matériel avec une moue sceptique. Quand je leur ai demandé de me rappeler comment construire la bissectrice d’un angle avec un compas, ils ont carrément cru que je tendais un piège. Mais non mes chats! Je vous jure, un jour, c’est une info dont on a vraiment besoin et c’est pas pour une interro!

Ci-dessous, j’ai terminé le haut du dos mais la hauteur du bloc « avant » me semble vraiment surfaite. Soit, je n’ai pas la silhouette japonaises mais  mon tour de poitrine ne fait pas 1m50 non plus.

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En posant rapidement le papier contre mon corps, je ne peux que confirmer cette impression de faire fausse route. Et pour cause, je constate qu’en calculant les différentes mesures, j’ai commis un 20+8,3 = 48,3. OK. Erreur dans le recopiage de la réponse qui aurait pu coûter cher mais à ce stade, pas de souci, il faut juste raccourcir le troisième bloc de 20 cm. Après quoi le traçage des pinces de taille sont l’enfance de l’art. Résultat :

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C’est trop beau non? Cette maquette, je vais la conserver dans un coffre-fort à l’arrière d’un tableau dans la bibliothèque, c’est sûr. Mais avant cela, j’en prends un calque que je découpe en un demi devant et un demi dos. A partir de ces deux pièces-là, je suis parée pour apprendre enfin le sens profond des opérations-clés : ouvrir, fermer, couper…

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Et ensuite, si ça marche, je suis le maître du mooonde 😀

Suite au prochain épisode!

S.O.S. Placards

Aidez-moi à en sortir par le haut!

Rassurez-moi et dites-moi que vous aussi vous connaissez ces symptômes qui ne trompent pas : vos tiroirs regorgent de tissus mais aucun n’est utilisable immédiatement et votre instinct « récup’tout » vous empêche de vous en séparer. Plutôt mourir étouffé que de  gaspiller. Car quand on sait coudre, tout fait farine au moulin, tout peut retrouver une seconde voire une troisième vie… Un exemple ci-dessous : de vieilles chaussettes d’enfants en bas âge dépareillées et/ou usées et/ou trouées sont devenues sous mes mains une des compagnes favorites d’Anabelle… J’ai nommé Elvira!

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Cousue et fourrée exclusivement de matériaux de récupération.

Alors pourquoi s’arrêter en  si bon chemin? Ma décision est prise; désormais chaque mois, j’expurgerai de mes tiroirs trois tissus qui ne m’inspirent pas pour vous les présenter et vous demander de me motiver en en choisissant un. Celui-là, je l’étudierai avec application  pour lui imaginer sa seconde vie et à la fin du mois, je vous présenterai le résultat.

Qu’en pensez-vous? Vous feriez çà pour moi? Ca m’aiderait vraiment beaucoup 🙂 et bien sûr, c’est à charge de revanche si jamais vous souhaitiez vous aussi un coup de main :-)!

Pour avril, je vous propose :

  • Tissu 1 : anciennes tentures aux motifs géométriques héritées d’anciens voisins qui déstockaient. Tons : rouge, jaune, vert, orange rosé,…
  • Tissu 2 : Coupon chiné pendant les soldes d’été en 2003 (Heytens) !  100 cm X 140 cm aux  motifs relatifs à la cuisine (cruches, tasses,…) Tons : jaune, orange, vert…
  • Tissu 3 : Reste (2 X 50/70) d’un coupon acquis en 2000 (Ikea), qui a permis la réalisation de coussins décoratifs ultra-utilisés et très récemment arrivés en fin de vie. Tons : rouge, mauve, bleu…

Merci de m’en choisir un des trois suivant vos propres critères, vos propres aspirations… Il suffit me mentionner votre choix en postant un  commentaire sur cet article. Ensuite, je me motiverai à sortir quelque chose de probant avec le tissu qui aura reçu le plus de suffrages 🙂

Par avance, merci de votre contribution à mon entreprise de nettoyage des placards de l’atelier.

Sophie

Eve, la mini-pochette des Gaufres

Premier tuto step by step

Premier reportage photo avec explication step by step en l’honneur de ma première fille qui donne naturellement son prénom au modèle qu’elle a spécifié de ses mots de jeune ado après avoir sélectionné deux tissus à son goût lors de la foire Creativa de Bruxelles le mois passé.

Cahier des charges

« M’man, tu me ferais une petite pochette un peu festive comme pour sortir le soir, tu vois? Brillant mais pas kitch non plus. Faut que ce soit un peu chic, quoi. »

Après moultes tergiversations, nous voici alignées sur la chose : une pochette en simili argenté, partiellement recouvert par un coton parsemé de touches brillantes rappelant  le simili.

Le matériel

Les tissus

 

Deux coupons de 50X70 cm.

  • Tissu 1 : simili cuir argenté qui brille de mille feux;
  • Tissu 2 : coton aux motifs japonisant avec touches argentées;

La mercerie

Après négociation, nous convenons que ladite pochette serait bâtie en fonction du matériel de mercerie disponible à l’atelier : un zip blanc de 20 cm ou un noir de 25 cm. Bien sûr, Eve a jugé qu’idéalement il faudrait un zip blanc de 25 cm mais la contrainte étant ce qu’elle était, elle a fini par opter pour le zip blanc de 20 cm.

Donc :

  • Un zip blanc non séparable de 20 cm;
  • Fil à coudre assorti;

La réalisation

Etape 1 : Découpe des tissus

Les dimensions ont été dictées par le zip et par la quantité de tissu disponible. Un peu au hasard donc… Elles peuvent donc être modifiées librement en fonction du goût de chacun. Ici, je reprends les dimensions de ce premier proto, histoire d’en conserver la trace si d’aventure je souhaitais le refaire.

Dans le simili argenté, découper :

  • 2 rectangles de 23 cm X 16 cm (pour le corps de la pochette);

Step1-1

Dans le coton à motifs, découper :

  • 2 rectangles de 23 cm X 16 cm (pour doubler la pochette);
  • 2 rectangles de 11 cm sur 23 cm (pour la poche extérieure à l’avant de la pochette et sa doublure);
  • 2 rectangles de 13 cm sur 23 cm (pour la poche extérieure à l’arrière de la pochette et sa doublure);
  • 2 rectangles 4 cm X 15 cm (pour les languettes latérales, utiles uniquement si on souhaite un jour doter la pochette d’une bride pour la porter à l’épaule);

A noter :

  • Je pense que la pochette est plus équilibrée avec des poches extérieures de même dimension. Néanmoins, ici, Eve souhaitait voir à l’arrière un motif de grue complet, tandis qu’elle préférait plus de brillant sur la face avant.
  • Je trouve les languettes surdimensionnées. A refaire, je prendrais une longueur de 11 cm au lieu de 15 cm.

Step1

Step1-2

Step1-3

Etape 2 : Pose du zip

Nous voici à présent à l’étape de la traditionnelle prise en sandwich du zip par le corps de trousse d’une part et la doublure d’autre part…

Tout d’abord, se faciliter le travail en fixant les tissus au zip grâce à un grossier point zigzag. Cette astuce, je la dois à Riet et Lies : merci les filles!

D’abord, la doublure est fixée comme illustré ci-dessous : endroit posé sur l’arrière du zip.

A noter : Si le zigzag dévie vilainement à l’endroit où se trouve la navette du zip, respirer sereinement, boire une gorgée de thé vert et gérer la situation : au moment où l’aiguille de notre machine arrive à la navette, il est possible de s’arrêter, veiller à ce que l’aiguille soit piquée dans le tissu (pour le maintenir  en place), lever le pied de biche, faire passer dame navette à un autre endroit et poursuivre la couture. Si, comme moi, vous avez un pied de biche qui ne se lève pas suffisamment pour procéder ainsi, faites-le en deux temps : arrêter la couture avec un point d’arrêt juste avant de rencontrer la navette, sortir l’ouvrage, faire passer la navette et reprendre une nouvelle couture qui se confond avec la première et terminer le travail.

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Ensuite, recouvrir cet ensemble d’un des pans en simili posé endroit contre ouvrage et fixer d’un nouveau zigzag. Une fois fait, notre ouvrage ressemble à ceci :

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Ensuite, doter votre machine du pied de biche le plus zip-friendly possible. Si vous n’avez pas de pied de biche spécial zip, lancez-vous tout de même mais en veillant au préalable à sacrifier une poule rousse 66 minutes avant la pleine lune :-D. Piquer le zip pris en sandwich en évitant de piquer trop près des dents du zip. Résultat :

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Ouvrir le tout et admirer le travail mais sans laisser la fascination faire oublier le coup de fer salvateur qui va bien écarter les deux tissus et les aplatir au bord du zip.

Pas de coup de fer sur le simili hein! Repasser côté coton.

Et voilà. C’est tellement cool que refaire la même chose de l’autre côté ne demande plus aucun effort. Résultat :

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Ne pas s’arrêter en si bon chemin car à ce stade le zip est presque de l’histoire ancienne. Il reste à piquer les tissus bien en place de chaque côté du zip pour éviter qu’après la mise en service de cette pochette, la doublure se prenne continuellement dans la navette. Résultat :

Etape 3 : Pose des poches extérieures

Pour de belles finitions et une bonne tenue des poches (faudrait pas que çà baille non plus!), doubler entièrement les poches extérieures en cousant ensemble, endroit contre endroit, les 2X2 rectangles découpés lors de l’étape 1. La valeur de couture est d’environ 1 cm.

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Ensuite, repasser pour avoir matière à contentement et fixer au point zigzag chaque poche sur son pan de corps de pochette :

A noter : à ce stade, il est possible de choisir de piquer des compartiments sur ces poches en piquant des perpendiculaires au bord inférieur aux endroits voulus en fonction de l’usage. Ici, je me suis abstenue, contre l’avis de ma fille. Ce sera pour une prochaine fois.

Etape 4 : Réalisation et pose des languettes

Une fois de plus, le fer à repasser sera un allié de poids dans cette aventure couturière. Prendre les languettes découpées à l’étape 1, les plier en deux dans le sens de la longueur et repasser pour bien marquer le pli. Ensuite, faire coïncider les bords vers ce pli qui marque la moitié de la languette :

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Plier l’ensemble sur lui-même puis couper pour obtenir deux languettes de 7,5 cm :

Ensuite, piquer de chaque côté des deux languette à environ 0,5 cm de chaque bord. Plier chaque languette en deux et marquer le pli au fer :

On obtient deux languettes d’1 cm de large.

Poser les deux languettes de chaque côté du pan avant de la pochette à 1 cm en dessous du bord supérieur. Les maintenir en place avec une épingle.

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Etape 5 : Assembler la pochette

Ouvrir le zip de façon à ce que la navette se tienne environ en son milieu.

Epingler ensemble les 2 pans du corps de pochette endroit contre endroit. Les poches extérieures et les languettes disparaissent momentanément de notre vue. Piquer  les trois bords et dégarnir les angles pour obtenir de beaux coins lors du retournement final^^.

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Epingler ensemble les deux pans de la doublure endroit contre endroit. Les piquer en veillant à conserver une ouverture confortable (environ 7, 8 cm). Cette ouverture sera refermée à la main en toute dernière minute.

Retourner la pièce par l’ouverture laissée dans la doublure. L’action peut donner quelques sueurs  froides mais au final, le résultat doit ressembler à ceci :

L’affaire est presque dans le sac :-). Il suffit maintenant de refermer à la main l’ouverture laissée dans la doublure par un point invisible. Des tas de tutos circulent sur le net au sujet de ce point invisible qui, une fois compris, est l’enfance de l’art :

Rentrer la doublure à l’intérieur de la pochette. Fermer le zip. Savourer l’instant.

Voilà comment, sans patron ni matériel spécifique, passer 60 minutes de plaisir créatif. Pour plus de satisfaction, photographier le résultat en associant à l’objet nouveau-né quelques éléments de décoration. Ici, une magnifique rose en céramique, reçue récemment d’une personne au goût très sûr, jouxte quelques accessoires de maquillage…

Alors cette pochette « Eve », vous en pensez quoi?

Amitiés,

Sophie.

 

 

Madeline!

Sur un air de fifties

Ce sournois mois de mars a beau présenter 31 jours, je n’ai jamais vu un deadline me surprendre autant. Euh… Si en fait. Mais soit, mon point est que pour sortir Madeline de l’atelier dans les délais, il a fallu un peu d’effort et pour cause : j’ai bâti cette robe en deux temps trois mouvements malgré ses nombreux pans jusqu’à arriver au moment de poser la parmenture.

Et là, désillusion suprême : tout le buste est doublé! Ceci offre à Madeline une finition délicieuse, c’est entendu, mais une fois de plus, j’ai agi avant de réfléchir et me suis retrouvée avec trop peu de tissu. Du coup, en tout début de mois, j’ai mis ma robe toute montée sur un cintre et l’ai enterrée dans ma garde-robe. MAUVAIS PLAN!

Une fois de plus dans la peau du lièvre qui n’a même pas de tortue pour dire de se motiver, me voilà donc à la veille de la date fatidique (faudrait pas non plus décevoir Yvonne!) avec une ébauche de robe et un coupon de jersey commandé d’urgence, et fraîchement reçu, pour bâtir cette fameuse parmenture de luxe.

Là encore, je n’ai vaincu qu’au prix de quelques sueurs froides à l’ombre de mes fantômes lacaniens (pour ceux et celles qui ignorent qu’un trou se mue en trique si on n’y prend pas garde, je recommande mon article Jogging lacanien (#jecoudsmagarderobecapsule2017)).

Pour vous permettre de mesurer l’étendue de mon désespoir devant ce paquet de tissu complètement tordu qui semble ne jamais devoir ressembler à une robe, je cite l’explication rassurante de mon magazine fétiche (La Maison Victor) : « …Tournez la parmenture à l’envers en tirant le dos vers l’endroit le long des coutures d’épaules. »

Vous pouvez en jugez à présent, je ne peux pas me plaindre du résultat au vu du processus.

Ma satisfaction :

  • C’est un modèle inspiré des années cinquante et j’aime encore bien moi les oldies 🙂 Les voitures des années cinquante, la mode des années cinquante,… Puis j’ai quelques lectrices chères à mon coeur qui se reconnaîtront et qui sont de ce merveilleux cru;
  • Cette robe a une belle tenue et est d’un confort inimitable;
  • Finalement, cette parmenture est de toute beauté. Quand elle ne rend pas fou, elle récompense les mains persévérantes qui l’ont réalisée;

Ma déception :

  • Le tissu ne me plaît plus autant que lorsque je l’ai choisi. Il dégage un aspect trop synthétique et mon goût;
  • Le dos méritait plus de soin, plus de constance dans les couture décoratives, tout ça parce qu’en attendant le dernier jour, il m’a fallu faire de la couture de précision après la tombée du soir dans une pièce mal éclairée et sur du tissu noir. Ca craint.
  • L’ourlet est inélégant au possible malgré tout le soin que j’y ai mis.

Madeline, vous l’aurez compris, est ma réalisation martienne dans le cadre du défi Couture Magazine 2018 du blog Yvonne Violette que je remercie une fois de plus car sans elle, dieu sait quand j’en aurais eu fini avec cette maudite parmenture!

Sauvée par le gong, je dois à présent sans coup férir annoncer le livrable d’avril : la robe Estelle de La Maison Victor.

Je vous embrasse!

Sophie