Blog

Fan d’éléphant!

Ne vous y trompez pas!

Publicités

Trop drôle cet éléphant et tous les jeux de mots faciles qui vous sautent à la tête dès qu’il en est question… Mais je ne suis pas là pour cela, détrompez-vous! 😀 Et oui, mon humour aujourd’hui risque d’être un peu lourd! re- :-D!

Resaisissons-nous! Voici donc une trousse pachidermique réalisée avec Anabelle ce week-end, en un tourne-main. Peut-être trop vite d’ailleurs si on en juge par certaines finitions qui laissent à désirer.

Cet objet est néanmoins important dans l’histoire de notre atelier car il consacre notre retour entre mère et fille devant la machine à coudre. Anabelle, plus motivée que jamais après avoir reçu de jolis ciseaux, un ruban et un vrai découd-vite pour son anniversaire (merci Nina!) …

img_0417.jpg

… et moi, trop contente de rompre avec la culpabilité qui m’assiège depuis que j’ai délaissé mon passe-temps favori au profit d’autres occupations. Euh… Un de mes passe-temps favoris devrais-je dire et ceci explique cela 🙂 Entre broderie, lecture, et projets professionnels déments (si si c’est aussi un loisir à ce stade-là :-D), mes passions ne savent plus où donner de la tête!

Sans compter le fil! L’autre, celui sur lequel chemine mon âme funambule…

Quelle tristesse de ne pouvoir vous montrer en situation la robe Quartz d’Ivanne S. cousue pour l’occasion de cette traversée pascale du Canal de Bruxelles dans une double gaze vert eau à pois dorés.

img_0419.jpg

La marche se faisait sur « Fragile » de Sting et cette petite robe douce convenait à merveille. Par contre, j’ai réalisé au bord du fil qu’elle offrait une prise au vent que je ne me sentais pas de gérer tout là-haut perchée. Pour une autre fois peut-être, quand la météo sera plus clémente? Et si c’est le cas, comptez sur moi pour les photos! Il faudra entre-temps la reprendre un peu : la taille 46 est trop généreuse, même pour laisser passer le harnais de sécurité 😀

Bon alors, je vous la présente cette méga-trousse? Elle présente un beau volume (éléphantesque! :-D) et se zippe sur le haut. Zip et doublure de récup’ :

Elle est entièrement doublée grâce au paresseux procédé de la Vlieseline double face (même pas honte!). Le modèle est de Burda. Magasine n°207 de mars 2017, intitulé « grand amour! » : je l’avais acheté pour rêver de la robe de mariée que je n’ai jamais eue malgré deux actions matrimoniales menées à leur terme :-D, et pour finir, voici l’unique modèle que j’en réalise à ce jour : un gros éléphant marrant.

Mais, ça c’est parce que je suis une femme pragmatique aussi. Et une belle grande trousse est tout à fait ce dont j’avais besoin pour mes voyages désormais incessants vers l’Afrique du Nord 🙂 Elle est pas mimi? Hmm? 🙂

Maître Renard

…Sur le corps beau d’Anabelle

Hello tout le monde! Non, je n’avais pas disparu. Oui, je cousais toujours, pas nécessairement avec autant de fortune que j’aurais voulu et surtout pas au rythme que j’aurais souhaité. Mais le début d’année m’a demandé quelques concessions en raison d’un nouveau projet professionnel qui, comme tout les nouveaux-nés, avait besoin de soins attentifs et assez exclusifs. Comme il m’emmène régulièrement outre-Europe, ça n’aide pas non plus car je n’ai pas trouvé le moyen de mettre une machine à coudre dans mes valises. Damned!

Puis, il y a eu deux videos « lecture-couture »! Ca me plaît tellement de vous entretenir de mes livres de couture favoris! Cependant, je ne me sens pas un grand talent de youtubeuse. La simple confection de la video et plus encore sa compression (en témoigne cette abominable publicité qui barre mon visage dans la video consacrée au livre « Coudre avec 1 mètre de tissu« ) sont un tel cauchemar que j’ignore encore si je vais poursuivre cet effort-là.

Voilà! A présent que j’en ai fini avec les excuses, passons aux faits! Hier, c’était dimanche, ma fille passait la journée avec une bande de copines et je culpabilisais de lui avoir refusé la veille la confection au pied levé d’un déguisement de Croc-mou. Vous savez, Croc-mou, le fameux dragon furie nocturne des studio Dreamworks? J’estimais n’avoir ni le tissu ni le temps matériel pour réaliser ce costume d’ici jeudi soir. Mais la déception d’Anabelle me peinait vraiment.

Alors, plutôt que rester sur ce triste sentiment, j’ai ouvert mon armoire à tissu, en ai extrait un beau coton imprimé du Chien Vert au motif de renards et en deux-temps trois-mouvements, ai décalqué et découpé le tout nouveau patron de La Maison Victor « Oliver ». Objectif : terminer une version de ce  petit chemisier avant le retour à la maison de la belle. Histoire de faire oublier ce maudit Croc-mou.

Résultat atteint et à la hauteur des espérances : avec du coton, le risque est faible de se fourvoyer et Oliver s’est montré très accommodant à toutes les étapes, depuis le calque, jusqu’à l’assemblage en passant par la coupe. Du limpide de A à Z. Bravo LMV! Et vous savez quoi? J’ai été pardonnée par une petite fille très fière de porter cette pièce couverte du plus rusé des animaux! Ce que j’aime, me disait-elle encore ce soir, c’est le col (pas de col en fait), les bords qui permettent de le laisser à l’extérieur du pantalon (très important pour Anabelle le confort!), et surtout les poches que j’adore.

En fine couturière, elle a repéré immédiatement les petits détails qui font tout : la parmenture intérieure, les bords de manche retournés, et le raccord parfait d’une des deux poches! Ca, je plaide non coupable : je ne voulais pas de raccord, pour que les poches ressortent bien. Malheureusement, en les découpant au hasard, j’ai réussi à en faire correspondre une mieux que je n’aurais pu si je l’avais voulu. Si, je vous jure!

Mais dans l’ensemble, voilà un chemisier « qui le fait » d’après mes ados maison et une pièce bien intéressante en ce début de saison. Vu la vitesse de réalisation et le résultat sur notre jeune couturière, pas de doute que d’autres versions verront le jour à l’atelier des Gaufres.

Je vous reviens vite avec :

  • Un pantalon femme de Fashion Style, le type jambes larges dans un imprimé extensible au motif « Prince de Galles »;
  • Un top très féminin pour la soeur de notre héroïne du jour;
  • Un projet que j’aimerais vous soumettre autour d’une tenue de funambule. (Quoi? Je ne vous avais pas dit qu’il y avait plus d’un fil dans ma vie?) J’aurai des décisions à prendre à ce sujet, et des conseils à vous demander. Vous serez là n’est-ce pas?

Je vous embrasse.

Sophie

 

 

Le coin lecture des Gaufres

Bonjour à tous!

Après un mois de quasi silence qui a consacré la transition trop brutale entre une fin d’année délicieuse face à ma machine à coudre et une reprise du travail exigeante, je vous reviens avec… une idée!

Si je suis fan de couture, c’est autant dans mon atelier une boule d’épingles à la main que dans un bon fauteuil de la bibliothèque à côté d’une tisane à la sauge que je profite de ce loisir créatif. Eh oui! Coudre ou lire des livres de couture me sont deux activités également aimables.

D’où l’idée de vous raconter mes coups de coeur « livre de couture » dans une série de video qui, je l’espère vous seront agréables. Le pilote de cette série est ici :

https://youtu.be/atTmzaEhv_8

Merci de lui accorder toute l’indulgence dont vous êtes capables car il s’agit d’un tout premier essai. Raoul, mon technicien favori, me concocte pour la suite une capacité de montage et quelques éléments de confort : lumière, prise de son, générique de début/de fin,… Alors patience! Nous nous professionnaliserons avec le temps… 🙂

 

Le pavillon des girafes

Ou des avatars de la couture familiale

Aujourd’hui, je n’ai pas de créations à vous présenter. Souvent, la fin d’année se traduit en un festival de cousettes qui voient le jour grâce à quelques jours de congé et à l’envie irrépressible d’offrir quelque chose de personnel à mes proches. Pas d’exception cette année : la machine n’a pas chômé et mon petit atelier se remet à peine de tout cet affairement.

Mais en janvier, une fois les fêtes derrière nous et l’activité professionnelle reprise, j’aime à m’asseoir, feuilleter mes livres et revues de couture encore et encore. J’imagine toutes les combinaisons, tous les projets tentants du plus utile au plus challengeant… Et le temps passe et je le laisse passer. Parce que c’est bon ce moment où on laisse les idées tomber et qu’on formate sans même le savoir ce qui sera le plan de l’année future.

photo-1

J’ai commencé 2019 non par un livre ou une revue mais par une boîte. Deux boîtes. L’une évoque la campagne anglaise, l’autre le pavillon des girafes au zoo d’Anvers. Deux boites que je vois sans les regarder depuis…ma naissance. Deux boîtes qui renfermaient le matériel de couture de ma maman!

Elle était sur petite flamme en cette fin d’année ma maman et plutôt que regarder mes créations, comme elle le fait depuis que je couds, d’un oeil neutre voire sceptique, après m’avoir félicité pour la réalisation de Four fellows , elle m’a demandé d’un air sombre « et donc tu aimes çà? » Euh… La couture, oui j’aime çà, j’en raffole en fait, et en ce moment, c’est même ce qui me tient en équilibre sur le fil quoiqu’il arrive, mon balancier à moi sur cette grande traversée qu’est la vie.

Bon, j’ai pas dit ça comme çà bien sûr! Je l’ai pensé seulement. Vous savez comme on peut être sibyllin voire taiseux quand il s’agit d’exprimer des choses importantes… Alors elle me les a amenées ces fameuses boîtes pleines de trésors (du brol diront les mauvaises langues)… Des rubans, de la dentelle, des morceaux de tissus de bric et de broc, récupérés sur des vêtements voici de cela plusieurs décénies…

IMG_2267

Puis il  y a eu … des patrons décalqués. Des feuilles et des feuilles de papier de coupe jaunis découpés, marqués, commentés. Mon Dieu! Certains étaient assemblés par des épingles rouillées (ouille!) « Mais oui, t’inquiète! Bien sûr je suis vaccinée contre le tétanos ». J’étais sans voix! Quels merveilleux souvenirs! Une robe! Un chemisier! Et du vintage, je vous dis pas! Authenticité garantie…

Mais ma maman, sur petite flamme et donc un peu désabusée, m’a suggéré d’emporter tout ou de lui laisser remplir la poubelle. Ces souvenirs ne valent plus rien à ses yeux sinon le regret d’une époque qui ne reviendra pas et dans laquelle elle était jeune et belle aux côtés de mon papa. Même que cela compensait aisément le fait qu’il faille coudre…

Car autour de toutes ce vieilleries, parfois moisies, nous avons parlé couture. Nous avons constaté simplement, presque de façon dépassionnée, que la couture qui m’est un facteur de libération et d’évasion lui était un joug. Ce que les femmes font quand elles font des études en plus des 6 années d’enseignement fondamental. Ce qu’elles font ensuite pour habiller les enfants en montrant (sinon pour montrer) qu’elles sont de bonnes mères.

Elle n’accuse personne de l’y avoir contrainte. Mais comme la plupart des femmes rurales nées dans les années 30, il lui semblait devoir coudre. Parce que c’était comme çà qu’elle percevait ce que devait être le comportement normal d’une épouse et d’une mère. J’ai cru voir que ça lui faisait du bien d’oser en rire aujourd’hui pour finalement avouer qu’elle n’a jamais aimé çà!

Alors ainsi elle nous a observé moi et mes cousettes, sans trop comprendre. Puis, jugeant que je le faisais de mon plein gré, elle n’a pas cherché à comprendre davantage mais elle a estimé que l’heure de l’héritage des rubans, dentelles et autres fils avait sonné. Parce qu’elle a compris que c’est du bonheur pour moi, pas de la contrainte.

Me voici donc à la tête d’un paquet de calques vieux de près de 50 ans et aussi d’une mercerie datée dont je sais que vous aurez des nouvelles tôt ou tard. Car mes projets 2019 sont nombreux :

  • Poursuivre le vestiaire masculin (pour placer le ruban et la dentelle je conviens que c’est inapproprié)
  • Reprendre mes velléités de patronage où je les ai laissées (pas loin autant dire)
  • Continuer le projet récup’ en transformant le vilain en beau
  • Revisiter par de nouveaux tissus mes plus beaux succès (robe Lora, top Rummer…)
  • M’amuser tant et plus avec le concept d’Evelien Cadie : 200 tops à partir de 20 patrons
  • Et…Faire plaisir!

Belle année en perspective!

Retrospective 2018

Le bloganniversaire des Gaufres

Seconde année pour ce blog des Gaufres qui vient de fêter son bloganniversaire! ❤

Sans titre2

2 ans et déjà des premiers pas prometteurs! Premiers pas dans le monde du vestiaire masculin, premiers pas dans celui du patronage, premiers pas couturiers pour Anabelle… On revoit çà en image? C’est parti!

Les Hauts

Année productive en tops réussis car très portés! 5 modèles sur les 9 sont de La Maison Victor :

  • Louisa,
  • Rummer,
  • Leonora,
  • Stevie et
  • Jodie

Les autres sont de :

  • Marijke Sileghem et son génial ouvrage Coudre avec un mètre de tissu (chemisier aux cerises),
  • Annabel Benilan et son vestiaire scandinave (col roulé Lotta)
  • Ottobre pour la super chemise Homme
  • Fashion Style pour le très classieux chemisier à col noué

Les bas

Euh… Un seul bas en fait, l’énième pantalon Wanderer d’Anabelle, sournoisement doublé aux genoux par les prévoyants stylistes d’Ottobre que je remercie une fois de plus du fond de mon coeur de maman de jeunes casse-cou.

IMG_1555

Et alors Sophie? Rien d’autre? Pantalon? Jupe? Short?

Oups!

Les robes

Là, je me rattrape! Les hauts ont fait place cette année 2018 à des robes. Un challenge pour moi qui n’en porte jamais. Heureusement, Victor était là et cette Maison ne manque pas de patrons très portables : Lora, Madeline, Eden et Julia. La robe vintage bleu ciel est une Opale d’Yvanne S.

 

Une veste

IMG_2074

Le vestiaire masculin (début)

Les accessoires

Ma faiblesse s’est taillé une part de lion en 2018! Les trousses inégalables de Riet & Lies, les petits sacs aux loups, le sac à bandoulière Liberty,… sans oublier les deux premiers tutos pas à pas des Gaufres : la pochette Eve et le pochon Roland!

Les plus regardés

Triplé gagnant pour La Maison Victor!

Médaille d’or pour Jodie

Médaille d’argent pour Eden

Médaille de bronze pour Louiza

Les plus portés

Les regrets

Les lecteurs du monde entier

Sans titre7

Les couturières

Sophie, la fondatrice des Gaufres et Anabelle qui confirme son talent et son goût pour la couture

Les photographes

Eve, Raoul, Anabelle et Roland.

Jane and Mabel

Deux ladies sous le sapin

Vous souvenez-vous de ces ladies imaginaires dont je parlais dans un précédent article (La magie de Noël III : Jane)? Après vous avoir livré un résultat prototypal, je me suis mise en quête de quelques bouts de tissus appropriés et ai réalisé les premières versions de ce concept-maison : le sac à lingerie.

En satin de soie rose, tout doux, Jane apparaît plus convaincante que dans la toile calicot du prototype. Je regrette encore de ne pas lui avoir ajouté un bord de dentelles au col. Petit détail craquant à l’arrière : le « dos du chemisier » :

IMG_2284

Mabel, la nièce de l’autre, présente un col plus moderne et des plis minuscules installés dans une mousseline bleue.

Pour l’un comme pour l’autre, les boutons sont de récup’. Le temps de travail sur ce genre de tissu est juste indécent. Mais n’est-ce pas là le luxe qui sied à ce genre d’article?

IMG_2283

A très bientôt, qui sait?, pour une série de bonnes résolutions? 😉

Sophie

Julia, la belle romaine

Merci chéri!

Pour la première fois de ma vie, j’ai reçu en cadeau… du tissu! Yesss! J’ai coutume de lire sur mes blogs préférés que leur auteure ont reçu du tissu en cadeau (quand ce n’est pas la vieille voisine qui couve un stock inédit de tissu d’époque parfaitement conservé… :-D) et cela m’a toujours étonnée. Car enfin, du tissu c’est personnel, c’est un présent audacieux.

IMG_2281

Mais j’enviais cela car un tissu qu’on ne choisit pas, c’est une contrainte et la contrainte encourage la créativité. Le tissu offert, qu’il nous plaise ou non, parle de la personne qui l’a offert et dans tous les cas, ce doit être un plaisir de le transformer puis de le porter. Eh bien ce Noël, ce fut mon tour! Mon chéri m’a offert 3 mètres de tissu!

Oui, vous avez bien lu! 3 mètres! Ce n’est pas rien. Accompagné d’Anabelle pour éviter les erreurs techniques, mon mari s’est lancé : il est entré dans une mercerie (déjà!) et en a sorti 3 mètres de tissu synthétique noir couvert de petits points dorés. Sans aucun doute le tissu que je n’aurais jamais acheté. Par contre, j’étais si contente de cette grande première, qu’une fois entre mes mains, il a vite trouvé forme agréable.

Comme cette matière n’était pas plus noble qu’il ne faut, j’ai choisi un patron qui ne demandait pas non plus trop d’efforts. Mais comme il était doré, j’ai choisi un patron de robe de princesse : le Julia récemment publié par La Maison Victor…

Le tissu est très souple mais absolument pas extensible. Il me semblait donc convenir à ce modèle que Victor propose pour sa part dans un satin doré. Oui, bon, c’est pas le même. Mais l’idée n’était cependant pas complètement mauvaise. Jugez plutôt! Hormis que le style « romain » m’avait complètement échappé à la lecture de ma revue préférée, la surprise fut assez bonne finalement et va me permettre de passer le cap de 2019 dans la peau d’une vestale 😀

Merci chéri! Et bonne veille à tous mes lecteurs!

Sophie