Adelise

Histoire d’une longue attente

Alors Adelise, c’est le modèle du mois de décembre dans le programme proposé par Christine Charles dans son livre « Passez votre CAP Couture avec Artesane.com ». Un modèle manches longues à composer durant les longues soirées d’hiver, entre une tisane et une giclée de pluie sur la vitre. Mais comme vous pouvez le constater, j’ai quelque peu allongé le trajet initialement conçu…

D’une part, j’ai le confort de n’être aucunement pressée, d’autre part, comme déjà raconté, mon atelier est squatté par mon matériel de bureau depuis que la COVID-19 me contraint à prester professionnellement la plupart du temps à domicile. Alors en l’état, mes machines à coudre ne sont plus au même étage que ma planche à repasser. Les couturiers et couturières parmi vous comprendront sans plus d’explications ce qu’il m’en coûte 🙂

Donc, cette Adelise faite pour être cousue dans un mood de fêtes de fin d’année a été réalisée entre le printemps et l’été 2021. Notez bien que du coup, l’aspect « giclée de pluie sur les vitres » n’avait rien à envier à la froide saison! L’aspect « tisane » était conséquemment aussi au rendez-vous et au final, coudre un modèle manches longues, ça le faisait!

J’en veux pour preuve que la bénéficiaire du produit final n’a pas pu attendre la séance de photos avant d’entrer dans sa nouvelle acquisition pour une séance de « roulé en boule » dans le divan devant la télé (si, si je vous jure…) Vous pardonnerez je l’espère les abominables plis qui sont nés de ce traitement inapproprié. Cela dit, ça montre aussi comment se comporte ce tissu dont il sera question plus bas.

Donc, Adelise est adulée, adoptée dans la garde-robe de ma grande adolescente « qui-ne-porte-pas-n’importe-quoi ». Mais dans le programme CAP, la satisfaction du client est secondaire, ce qui compte, ce sont les millimètres, l’application correcte des techniques en cause. Alors de ce côté, où en sommes-nous?

Gestion du tissu

Pas de précaution particulière pour un coton de qualité de poids normal (entre 105 et 150 grammes par mètre laize) me direz-vous. Oui. Oui, mais! Il s’agit d’un coton fil-à-fil dont il est impossible de distinguer l’envers de l’endroit à l’oeil nu et qui marque sans pardon les piqûres d’assemblage.

Le seul moyen que j’ai trouvé pour identifier sûrement l’envers de l’endroit est de me rapporter aux petits trous qui percent les lisières du tissu : sur l’endroit les trous présentent de légères bosses et sur l’envers de légers creux. Les bosses ne sont pas facilement visibles mais se sentent assez bien lorsqu’on y passe le doigt.

Cet exercice étant réalisé, j’ai consciencieusement appliqué un ruban adhésif mat sur chacune de mes pièces pour indiquer l’envers. Vous verrez plus bas que ces précautions ne sont ni superflues ni suffisantes 😉

Les défis du buste

Après cela, je me suis jetée dans la gamme de montage avec d’autant plus d’empressement que ma fille trépignait d’impatience : elle a véritablement flashé sur ce modèle dès qu’elle l’a aperçu dans le livre. Notez que c’est tout bénéfice pour moi quand un modèle de Christine plaît à ma fille car elle fait une taille 38 (ma fille, pas Christine. Quoique, je n’en sais rien :-D) et c’est dans cette taille que les patrons papier sont délivrés dans le livre (pour les autres tailles, ce sont des PDF téléchargeables en A4 ou A0 au choix).

Bref, je m’empresse, j’ai des ailes et nous voici très tôt avec un buste satisfaisant :

  • Symétrie des pièces anthracites (à un millimètre près hélas comme le montre la photo ci-desssous)
  • Patte de boutonnage bien entoilée, bien alignée
  • Double empiècement en sandwich réussi (c’était pas le premier! Souvenez-vous de mon émerveillement à la découverte de cette technique pourtant classique dans mon article Four fellows)

L’épreuve des manches

Je n’étais pas spécialement stressée par les manches. Ce n’est pas mon premier chemisier. Pourtant, j’étais curieuse de découvrir deux techniques que je n’avais encore jamais pratiquées : la fente simple avec parmenture surpiquée et la patte de boutonnage sortante aux poignets. Curieusement, j’avais déjà pratiqué la patte capucin et la fente indéchirable mais la fente simple, non.

En couture, lorsqu’on est occupé à travailler les parties du vêtement qui existent en double comme typiquement les manches, il est recommandé de réaliser chaque étape d’un côté puis de l’autre, pour garantir une homogénéité de traitement. Ce faisant, après avoir pratiqué la fente à droite, j’ai pratiqué la fente à gauche, puis j’ai posé le poignet à la manche droite et ai ensuite entrepris celui de la manche gauche et là… « Horreur et damnation!! »

L’évidence m’a sauté aux yeux : l’une des manches était cousue et montée sur l’envers du tissu pourtant dûment marqué. Cette erreur s’est avérée irréparable. En effet, la fente ayant déjà été montée, avec sa parementure, nul découd-vite ne pouvais me secourir. Sans parler du coton fil-à-fil qui marque sans concession les trous occasionnés par les coutures.

L’unique solution était la plus chronophage et la plus couteuse : recommander 50 cm de coton chez Stragier et recommencer la manche gauche. Cette interruption m’a lancée dans une boucle de procrastination que j’ai un temps songée infinie. Mais je vous écris n’est-ce pas, ce qui signifie que le défi devait avoir une fin.

Voici mon évaluation du résultat final :

  • Symétrie entre les poignets : échec cuisant, en particulier sur la surpiqure en « U » le long de la fente. Les consignes prévoient que la fente finie mesure 2 mm au bas du « U » et que la surpiqure se place à 5mm du bord de fente. Sur ce dernier point, en haut du « U », nous avons une manche à 7 et l’autre à 3. Ouille! En plus, ça se voit et se voit d’autant mieux que le fil enthracite est très contrastant sur le « bleu nuage » du tissu! Moi qui pensais en avoir fini de suer avec cette précision au millimètre… Serait-ce comme pour la plupart des nouvelles compétences? Que c’est au moment où on pense les maîtriser qu’elles nous rappellent à l’ordre?
  • Résorption d’embu et pose des manches : là, au moins, rien à dire, ça roule. Sauf que je n’arrive toujours pas à résorber l’embu sans poser de fil de fronces préalable. Je crois que pour cela, je ne m’en sortirai qu’avec une bonne vidéo bien faite. Peut-être d’ailleurs une parmi la série des 1001 techniques de couture que propose Christine sur le site d’Artesane. A voir. Pas d’urgence en ce moment car après tout, le fil de fronce fonctionne.
  • La patte de boutonnage sortante a été correctement exécutée d’un côté (photo n°1 ci-dessous) tandis que de l’autre, votre gaffeuse préférée a posé les boutons sur la partie réservée aux boutonnières et les boutonnières là où il eût fallu poser les boutons (photo n°2). Hormis cette distraction impardonnable, la réalisation n’a pas posé de grande difficulté et j’aime bien ce rendu : les deux côtés en bas de fente se rejoignent naturellement et le surplus de patte est caché sous les boutonnières. C’est plaisant. J’ai moins d’enthousiasme pour la fente avec parmenture. La parmenture se voit pour l’ouverture de la fente et c’est moins joli qu’une finition « capucin ». Cela dit, les deux techniques permettent des variations de style potentiellement intéressantes.

En conclusion

Voici un modèle qui ne valide pas ma capacité actuelle à passer un CAP Couture mais une pièce qui fera de l’usage, ce qui me console assez largement.

A noter : Les boutons et boutonnières ne font pas partie de la matière à connaître pour le CAP Couture car dans l’industrie, ils font l’objet d’une étape de montage distincte soutenue par des machines particulières.

Ici, bien sûr, je ne pouvais offrir ce chemisier à ma fille sans lui donner les moyen de le boutonner 🙂 J’ai opté pour des boutons de forme carrée aux coins arrondis qui allaient bien avec le côté « géométrique » du modèle et dont la couleur anthracite présente çà et là des nuances qui rappellent le bleu de l’autre tissu.

Ceci me permet de vous raconter que si j’ai toujours effectué mes boutonnières à la machine ainsi que la pose des boutons, je travaille actuellement à les réaliser à la main. Les finitions me paraissent tellement plus propres : plus aucun fil visible et + de régularité (ma machine ne fait pas des points semblables du côté gauche et du côté droit de la boutonnière).

J’espère pouvoir dès lors vous montrer sous peu une réalisation qui implique des boutonnières « à la main » et des boutons posés de même. Pour l’instant, je fais des gammes alors patience! 😉

Désirons des hirondelles

Oliver reprend du service

Après le sarouel et le marcel, une pièce plus académique en ce début d’année scolaire : le chemisier! Ou la chemise devrais-je admettre car Oliver est bel et bien un modèle masculin pour enfants de La Maison Victor.

C’est aussi le choix d’Anabelle qui avait été très satisfaite d’une première version taillée dans un coton aux motifs de renards (voir Maître Renard) :

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Pour cet exemplaire, Anabelle a fouillé trois fois le rayon coton imprimé du Chien Vert : un véritable fox terrier! Le tissu l’avait frappée dès son entrée dans le magasin alors qu’il était employé sur un exemple de vêtement posé là en guise d’inspiration. Un vol d’hirondelle qui précède l’automne…

Et puis-je lui donner tort? Certainement pas : ce tissu convient parfaitement au modèle et accompagnera harmonieusement le pantalon qui devrait suivre un de ces jours sur ce blog. Pour la petite histoire de ce vestiaire de rentrée, je vous renvoie à un précédent article (Garde-robe de rentrée…).

Ce qu’on aime invariablement dans Oliver? Anabelle apprécie d’être à l’aise tout en soignant son style et moi, j’adore coudre des chemises, notamment parce que c’est une pièce où on peut vraiment soigner le détail, et réaliser des finitions propres, à l’intérieur comme à l’extérieur.

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Amitiés,

Sophie

Pierre de lune

L’Atelier japonise un peu…

Me voici aujourd’hui avec un top à manches trois-quart réalisé dans le tissu Moonstone plumetis (certifié Oeko-Tex) de chez Atelier Brunette, ce même atelier que je citais déjà dans mon précédent article « Dos nu« .

Ici encore, la texture, le tombé et la tenue de cette viscose, tant au moment de la porter qu’au moment de la couper ou de la coudre, est source d’enchantement. Puis les lecteurs qui me suivent de longue date savent combien il m’est pénible de résister aux plumetis, pois et autres fioritures qui, je l’admets, quelques fois, rendent le vêtement difficile à porter (souvenons-nous avec douleur de ma première interprétation de la robe Opale (Opale dénaturée) d’Ivanne S. ou de Madeline chez La Maison Victor (Madeline!)…

Mais ici, nous sommes dans un tout autre registre de résultats! Lesdits plumetis, loin de desservir l’ouvrage, lui donne une petite touche raffinée qui me plaît beaucoup. Côté matière donc, aucun regret, bien au contraire. La photo employée ici est une illustration de Rascol.

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Mais vous savez quoi? La matière ne fut pas la seule agréable surprise de cet épisode couturier! J’ai découvert et testé grâce à lui le talent d’Aoi Koda (je suis heureuse de devoir l’écrire et non le prononcer!), à travers son ouvrage La couture au féminin – Automne-hiver (Editions de Saxe).

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Ce livre est composé de 5 « leçons » qui sont autant de pièces de base, assorties de leurs déclinaisons possibles. Ainsi, un chemisier devient un manteau, un pantalon une salopette, une blouse une veste… L’auteure vous entraîne ainsi dans un monde où les choses sont à la fois simples et épurées (5 patrons de peu de pièces) et à la fois riches (entre 2 et 5 variations).

De plus, s’il est vrai que les patrons sont simples, ils n’en sont pas moins personnels et classieux. L’univers d’Aoi transperce toutes ses créations. C’est le genre de livre dont on ne fait jamais le tour parce qu’à chaque fois qu’on le feuillette, on voyage. J’ai le sentiment que ce vestiaire, somme toute assez réduit, transporte avec lui un art de vivre dont simplicité, authenticité, pureté et discrétion flamboyante seraient les centres.

Vous l’avez compris, nous reparlerons d’Aoi sur ce blog et, je l’espère, nous le ferons autour des autres pièces que je ne manquerai pas de coudre. Petite remarque qui ne gâche rien : le sizing d’Aoi est très euro-compatible. Je m’explique : nous, européennes, ne partageons pas nécessairement la silhouette gracile et fluette de nos congénères japonaises. Parfois, il est de ce fait difficile de s’approprier les modèles des stylistes asiatiques.

Pas de ça ici, bien au contraire! Alors que le temps et les excès me poussent dramatiquement vers les tailles 42 du commerce, j’ai trouvé la parfaite correspondance à mes mensurations dans la taille 38 d’Aoi. Donc, si vous avez des formes et avez pris l’habitude d’exclure la touche japonisante de votre vestiaire, vérifiez tout de même avant d’exclure ce livre de votre liste de souhaits : il pourrait bien vous surprendre et vous offrir un patron sur mesure!

Je ne peux malheureusement relayer ici le tableau des tailles car celui-ci diffère potentiellement pour chaque modèle. Par ailleurs, je constate, consternée, qu’à l’heure où j’écris, l’ouvrage dont je vous loue les mérites depuis trois paragraphes est actuellement indisponible sur le site des éditions de Saxe. A rechercher certainement sur d’autres sites de vente ou en librairie, voire en bibliothèque! Bonne chance!

« Bon mais Sophie, on voit un peu ce que tu nous as fait là? Parce que, les envolées lyriques, c’est bien mais les images, c’est mieux! » Oups, mille pardon chers lecteurs je me suis emballée une fois encore… Je vous présente donc le modèle n°2 baptisé « Blouse » (quand je vous parle de simplicité :-D), sans variation du vestiaire automne-hiver : des manches raglan, un col rond classique à l’avant et un petit boutonnage à l’arrière pour enfiler la pièce sans encombre et, le détail qui tue : le petit bord élastiqué qui rappelle l’inévitable note « sporty chic » du moment.

D’un confort à toute épreuve et d’un style affirmé, il est mon compagnon privilégié de cette arrière saison.

A très bientôt!

Sophie

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Maître Renard

…Sur le corps beau d’Anabelle

Hello tout le monde! Non, je n’avais pas disparu. Oui, je cousais toujours, pas nécessairement avec autant de fortune que j’aurais voulu et surtout pas au rythme que j’aurais souhaité. Mais le début d’année m’a demandé quelques concessions en raison d’un nouveau projet professionnel qui, comme tout les nouveaux-nés, avait besoin de soins attentifs et assez exclusifs. Comme il m’emmène régulièrement outre-Europe, ça n’aide pas non plus car je n’ai pas trouvé le moyen de mettre une machine à coudre dans mes valises. Damned!

Puis, il y a eu deux videos « lecture-couture »! Ca me plaît tellement de vous entretenir de mes livres de couture favoris! Cependant, je ne me sens pas un grand talent de youtubeuse. La simple confection de la video et plus encore sa compression (en témoigne cette abominable publicité qui barre mon visage dans la video consacrée au livre « Coudre avec 1 mètre de tissu« ) sont un tel cauchemar que j’ignore encore si je vais poursuivre cet effort-là.

Voilà! A présent que j’en ai fini avec les excuses, passons aux faits! Hier, c’était dimanche, ma fille passait la journée avec une bande de copines et je culpabilisais de lui avoir refusé la veille la confection au pied levé d’un déguisement de Croc-mou. Vous savez, Croc-mou, le fameux dragon furie nocturne des studio Dreamworks? J’estimais n’avoir ni le tissu ni le temps matériel pour réaliser ce costume d’ici jeudi soir. Mais la déception d’Anabelle me peinait vraiment.

Alors, plutôt que rester sur ce triste sentiment, j’ai ouvert mon armoire à tissu, en ai extrait un beau coton imprimé du Chien Vert au motif de renards et en deux-temps trois-mouvements, ai décalqué et découpé le tout nouveau patron de La Maison Victor « Oliver ». Objectif : terminer une version de ce  petit chemisier avant le retour à la maison de la belle. Histoire de faire oublier ce maudit Croc-mou.

Résultat atteint et à la hauteur des espérances : avec du coton, le risque est faible de se fourvoyer et Oliver s’est montré très accommodant à toutes les étapes, depuis le calque, jusqu’à l’assemblage en passant par la coupe. Du limpide de A à Z. Bravo LMV! Et vous savez quoi? J’ai été pardonnée par une petite fille très fière de porter cette pièce couverte du plus rusé des animaux! Ce que j’aime, me disait-elle encore ce soir, c’est le col (pas de col en fait), les bords qui permettent de le laisser à l’extérieur du pantalon (très important pour Anabelle le confort!), et surtout les poches que j’adore.

En fine couturière, elle a repéré immédiatement les petits détails qui font tout : la parmenture intérieure, les bords de manche retournés, et le raccord parfait d’une des deux poches! Ca, je plaide non coupable : je ne voulais pas de raccord, pour que les poches ressortent bien. Malheureusement, en les découpant au hasard, j’ai réussi à en faire correspondre une mieux que je n’aurais pu si je l’avais voulu. Si, je vous jure!

Mais dans l’ensemble, voilà un chemisier « qui le fait » d’après mes ados maison et une pièce bien intéressante en ce début de saison. Vu la vitesse de réalisation et le résultat sur notre jeune couturière, pas de doute que d’autres versions verront le jour à l’atelier des Gaufres.

Je vous reviens vite avec :

  • Un pantalon femme de Fashion Style, le type jambes larges dans un imprimé extensible au motif « Prince de Galles »;
  • Un top très féminin pour la soeur de notre héroïne du jour;
  • Un projet que j’aimerais vous soumettre autour d’une tenue de funambule. (Quoi? Je ne vous avais pas dit qu’il y avait plus d’un fil dans ma vie?) J’aurai des décisions à prendre à ce sujet, et des conseils à vous demander. Vous serez là n’est-ce pas?

Je vous embrasse.

Sophie

 

 

Coup de foudre au n°23

Histoire du plus beau chemisier sans nom

Coups de foudre à tous les numeros en fait! Je suis tombée en extase devant les modèles de l’édition Hors série n°9H de Fashion Style. Le principe : 25 modèles automnaux classieux, originaux sans trop, et des patrons de robes réalisables en chemisier! A moins que ce soit le contraire… Ce qui est sûr, c’est que le plus dur est de choisir!

Une fois que réaliser tous les modèles est une évidence, il faut se faire violence et choisir lequel sera le premier et ça, c’est très dur quand on les veut tous 😀

Pas de panique! Que les plus raisonnables de mes lecteurs se rassurent : je saurai réprimer cet élan couturier qui m’anime et ne coudre que ce dont j’ai vraiment besoin. Là, j’écrivais mes intentions débridées, sans retenue, pour exprimer la valeur que j’attache à cet exemplaire d’une revue que je n’ai jamais pratiquée auparavant : Fashion style…

L’élu de mes pensées, celui qui s’est retrouvé sous l’aiguille de ma machine par la grâce d’un heureux hasard (un tissu Veritas tout-à-fait-comme-il-le-fallait) est un chemisier qui mérite le nom de « Coup de foudre » mais qui se désigne seulement par un sobre numéro : 23! Non mais sérieusement! A quoi pensent les marketers de Fashion Style si jamais il y en a… Je sais, d’autres marques de renom comme Burda font de même et l’étendue de leurs collections est telle qu’il leur serait pénible de nommer toutes leurs créations, mais c’est dommage!

Bref! Voici en image le fameux chemisier 23 : dans un tissu très fluide parsemé de petits motifs floraux stylisés de couleur crème et caramel sur fond noir, le n°23 présente une fantaisie au col tout à fait délectable : une bande de tissu à nouer comme çà, négligemment, ou au contraire fermement, comme une cravate, pour tous les jours où « ça rigole pas avec moi » :-D.

Le n°23 se caractérise par une coupe cintrée (avec un dos qui adopte les courbes de la colonne comme s’il avait été moulé sur mannequin (enfin mannequin, n’est-ce pas, on se comprend ;-)). A noter également les manches bouffantes au poignet.

Qu’est-ce qui m’a surtout séduite dans tout cela? Eh bien, tout voyons! Ma seule déception : j’ai longuement hésité à couper la robe (vu que c’est le même patron!) et cette tentation reste fort présente quand bien même j’adooore ce chemisier.

Oh! Avec tout cet enthousiasme, j’ai oublié de vous dire, mais c’est un détail que c’est du travail tout de même cette petite chose… Et je n’ai pas survécu à toutes les explications exclusivement verbales de Fashion Style. Enfin, ceci ne m’empêche pas de porter fièrement le résultat!

Avant de vous quitter, qu’il me soit permis de remercier ma photographe du jour : Anabelle.

Sophie

Beaucoup de cerises

pour une ville moins grise

Les cerises, ça appelle l’été comme certaines danses appellent la pluie. Aucune raison de s’en priver donc, surtout si comme moi vous vivez dans ces latitudes du nord de l’Europe ou le crachin journalier vous trouble l’esprit au point de ne plus savoir où nous en sommes des saisons.

C’est dans le cadre du défi « Je peux pas j’ai couture » du blog Entre veille et sérendipité que j’ai confectionné un petit chemisier estival qui, rangé tout au fond de ma garde-robe, me rappelle que les beaux jours finiront par arriver et qu’alors, j’aurai un compagnon haut en couleur pour accompagner la joie du moment.

Déjà me direz-vous? Nous ne sommes pas le 31 mars! Peut-être mais comme mon autre projet pour le défi « couture magazine 2018 » d’Yvonne Violette est à l’arrêt dans l’attente d’un coupon de jersey noir qui n’arrive pas, il faut bien que je m’occupe un peu…

Le modèle est de Marijke Sileghem, dont le livre-concept « Coudre avec un mètre de tissu » a déjà été abondamment commenté dans précédents posts, notamment Vol d’hirondelles (#jecoudsmagarderobecapsule2017) Ici, le modèle original (avec un mètre de tissu) comprend des manches longues mais il m’a semblé que trop de cerises allait tuer la cerise, raison pourquoi j’ai décidé de faire court.

Pour les finitions, je me suis fait plaisir avec un biais rouge à pois blancs que je trouvais charmant et qui est plus facile à poser que la parmenture classique. Les boutons sont ronds mais prennent des reflets qui leur donnent un air carré (si si!) Quant aux boutonnières, elles méritaient bien une petite photo car ma machine renâclait à la tâche. Plus moyen de la faire fonctionner sur ce point. C’est à force de patience et de magie noire qu’après plusieurs jours d’angoisse, elle a accepté de reprendre le travail.

Alors voilà, rien d’autre à dire sur la confection assez simple de ce chemisier à col plat si ce n’est que j’ai hâte de le porter. N’est-il pas à croquer? 🙂

Je sais, les photos sont pourries mais la meteo aussi, parole! Et je remercie tout de même ma petite photographe pleine d’entrain, Anabelle, qui nous concocte par ailleurs une cousette d’enfer sur laquelle je me réjouis de revenir  : un  pingouin! Elle m’épate, elle m’épate… Mais je n’en dis pas plus… A bientôt!

Louisa!

Janvier : un mois, deux défis!

C’est reparti pour les défis relevés de justesse à la fin du mois! Cette année, je réponds à l’invitation d’Yvonne Violette et de son défi magazine ainsi qu’à celle du blog Entre veille et sérendipité et son défi « Je peux pas, j’ai couture! » (saison 2).

Ces deux défis n’étant pas nécessairement contradictoires, je me donne un peu de facilité, je le concède… Yvonne attend une oeuvre mensuelle tirée d’un magazine, tandis que « Je peux pas, j’ai couture! » demande un vêtement par mois.

En janvier donc, je propose…un vêtement tiré d’un magazine! Et ce vêtement, c’est Louisa, le chemisier sans col de La Maison Victor. Et vous savez quoi? Je l’adore! (le chemisier, pas ce fameux Victor dont j’ignore tout!)

Ce n’est pourtant pas sans me prendre les pieds dans le tapis que j’ai réalisé cette pièce : comme déjà dit, les explications laissaient à désirer et votre dévouée couturière aussi vu qu’elle n’a même pas capté que le patron des pièces principales était en deux parties et qu’il fallait rallonger les formes de base d’une bonne vingtaine de centimètres.

Résultat : un chemisier qui ne pourra jamais être rentré dans le pantalon à défaut d’une longueur suffisante. Mais du coup aussi, un chemisier avec une coupe un peu japonisante, genre « kimono ». Enfin je crois… Et je trouve que ça ne va pas si mal à ma morphologie.

Cependant, je ferai gaffe la prochaine fois, promis!

La prochaine fois? Ce sera quoi? J’avoue encore hésiter… Entre le chemisier Bobbie pour Anabelle, la robe Grace, la robe Madeline, la robe Estelle… Sans compter la Lora patineuse de Petite cousette qui me fait de l’oeil…

Sophie

La chemise (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Il est craquant non?

Le bout du chemin, pour ne pas dire du tunnel, pour cette première chemise est enfin atteint. Le modèle est publié chez Créapassions et c’est Céline Girardeau qui signe une explication très claire malheureusement desservie par des croquis à côté de leur sujet.

Je rappelle les spécificités du modèle :

  • un élégant agencement de 4 tissus que j’ai choisi comme suit : gris, gris clair, blanc et tissu à motif :

  • Une patte de boutonnage deux tons :

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  • Un passepoil fort présent devant comme dans le dos. Mon choix : un satiné bleu profond pour rappeler la note la plus puissante du tissu à motif (grains de riz) :

  • Des parmentures col, haut de dos et bas de manches dans le tissu à motif :

  • Une petite patte décorative pour une belle finition des côtés et permettre le port de cette chemise au-dessus du pantalon :

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Les écueils :

  • Les manches qui n’ont pu résorber tout l’embu;
  • Un coup de ciseaux intempestif sur le haut de manche;
  • La taille légèrement trop étroite pour permettre à mon homme de respirer librement :-);

En gros, le résultat ressemble à ceci… Il est craquant non?

Les manches de princesse de mon mari

Elle prend forme!

Vous vous souvenez de mon projet « capsule » de juillet ? Je m’y suis mise fort tôt car il s’agissait pour moi d’une vraie grande première : le chemisier ! Ou en l’occurrence, la chemise, puisque j’ai décidé de « sacrifier » un livrable de la capsule au bénéfice de mon mari qui, je trouve, en avait bien besoin 🙂

Aujourd’hui, l’affaire n’est pas encore dans le sac car il me faut ajouter boutons et boutonnière mais à ce stade-ci du jeu, il m’importait de partager ce premier résultat…

Col et poignets blancs, parmenture en motif grains de riz, patte de boutonnage en deux  tons… J’ai presque peur d’y toucher 🙂

Allez, encore un peu de patience et j’aurai de quoi vous concocter un article digne de ce nom ! Je ne remercierai jamais assez Clotilde car son projet de garde-robe capsule m’a permis de reculer les limites de ce que je croyais possible et ce, même si les manches de cette chemise laissent encore à désirer… Eh oui, résorber l’embu n’a pas été possible totalement malgré maints essais et à  certains endroits, ça « bouffe ».

Tant pis. J’assume le résultat désormais en m’amusant de ce que j’appelle « les manches de princesse de mon mari »…

A très vite ! (Vous savez quoi? Mon blog fête ses 100 premiers like aujourd’hui! Merciiiiii)

100

Toutes premières fois

Tu te moques de ma première chemise?

Une fois n’est pas coutume, il me prend l’envie de coudre pour un homme. Le mien! Et, sauf problèmes insurmontables, je ferai de cette envie mon livrable de juillet dans le cadre de la garde-robe capsule 2017.

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