Aigue-Marine

« Pourquoi détestez-vous Ivanne S? »

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  • Le journaliste : « Pourquoi tant de haine envers Ivanne S.?
  • Des Gaufres au Guatemala : « Ah mais pardon! Renseignez-vous mon ami, j’adoooore Ivanne S! Ses patrons, son écriture, l’adaptabilité de ses créations,…
  • J : Dans ce cas, expliquez-nous pourquoi vous foirez systématiquement votre choix de tissu quand vous faites du Ivanne S?
  • GG : Systématiquement! C’est bien la presse, çà!
  • J : tout de même… Dois-je vous rappeler Opale et Aigue Marine?
  • GG : Soit. Mais vous oubliez Diamond et Perle de nacre!
  • J : Oui enfin… admettez que dans ces deux cas, le tissu se chiffonne tellement qu’il vous est pénible de sortir lesdites pièces…

AAAAAAH! Heureusement, je suis sortie en sursaut de ce cauchemar sans nom! Néanmoins, il me faut, chers lecteurs, avouer avec toute la déception qui s’impose qu’une fois de plus, j’ai foiré mon tissu, au risque de desservir le magnifique patron d’Ivanne. Ou alors, je dois me dire que je suis faite pour le Vintage, définitivement. Définitivement et malgré moi. En image, voici mon Aigue-Marine, vêtement d’octobre de la garde-robe capsule dans la catégorie « Manteau ».

Que de revers sur ce manteau :

  • Ma machine ne peut pas coudre de pareilles épaisseurs. 5 aiguilles ont été sacrifiées dans l’aventure pour un résultat qui pourrait être plus propre tout de même;
  • Pour la même raison, j’ai du renoncer à un magnifique double col pourtant prêt à assembler;
  • Ma machine ne peut pas non plus coudre les boutonnières des boutons initialement choisis. Trop grand. Changement last minute obligatoire (pas le temps de faire çà à la main);
  • Tissu cousu à contre-poil sur deux des 11 pans que compte le manteau (hors col)

En résumé, heureusement que j’ai la pochette d’Anabelle pour relever le tout! Et aussi merci à elle pour son premier reportage-photo.

Et vous, les autres participant à la capsule? Comment sortez-vous d’octobre? Je m’en vais aller voir çà! C’est un régal à chaque fois! Bises.

Sophie

Loup, loup, y es-tu? Que fais-tu?

Je mets ma cagoule…

Cela fait des mois que les enfants ont envie d’un costume de loup.

Cela fait des mois que je me suis procuré 50 cm de fourrure synthétique dans l’espoir de réaliser une paire de cagoules et de queues (modèle Les tissus du chien vert/La maison Victor de mars-avril 2017).

Il fallait la magie d’octobre pour que le charme opère…

Mais non! Point de magie à cela! Juste de la procrastination constructive. Vous savez, ce concept fabuleux qui explique si bien pourquoi je ne suis jamais aussi productive que lorsque j’ai des deadlines risquées sur des sujets pénibles (la combinaison de la garde-robe capsule par exemple…) Ces moments ou n’importe quelle autre activité que celle qui urge vraiment devient un impératif incontournable… Ces moments qui font de moi une bête de travail. En voilà encore un exemple. Et je ne vous parle pas du top en lainage transparent que j’ai cousu dans la foulée… Je n’ai pas encore de photos, il va falloir patienter 🙂

Le capuchon se ferme avec un bouton pression. La queue s’attache au pantalon grâce à un bout de ruban noir cousu autour d’une attache type « porte-clé » récupérée à d’anciens porte-badges.

Pochette surprise

La première cousette d’Anabelle

En octobre, je prépare un manteau pour relever le 10e défi du projet de Clotilde « Je couds ma garde-robe capsule 2017 ». Ce manteau est dessiné par Ivanne S. et porte le doux nom d’ « Aigue Marine ».

aigue marine

Il s’agit d’un manteau entièrement doublé, aux manches raglan, que je coupe dans un lainage du chien vert de couleur vison. Une imitation « poil de chameau » 🙂 Pour la doublure, j’opte pour un petit plumetis ton sur ton :

Le résultat, bien sûr, sera disponible le 30 octobre prochain, à moins que le ciel me tombe sur la tête. Néanmoins, voici un petit avant-goût… J’ai en effet concocté ce week-end une pochette assortie en récupérant mes restes de tissus (le tissu noir avait déjà été récupéré dans un projet précédent ( Comme un jardin de fleurs).

Pas de patron ou plutôt si, un patron dessiné en pur free-style. Un patron Des Gaufres au Guatemala en somme :-).

Et un talent ne naissant pas seul, dans la foulée, j’ai permis à une jeune fille de participer pour la première fois à une cousette. Maman appuyait sur la pédale, Anabelle guidait précautioneusement les tissus pour former une couture bien droite!

Résultat :

IMG_0916

Et l’intérieur capitonné :

IMG_0917Et voilà!

Tout ceci serait resté lettre morte sans l’inspiration considérable ressentié à la lecture de l’article de Natlie : Natliecreationsfaitmain

A très bientôt pour « le manteau qui va avec la pochette »!

Sophie

Sous la pelisse

J’aime ces grandes poches!

Mon coeur est à l’automne. N’allez pas concevoir quelque nostalgie, quelque blues de bon aloi car l’automne est ma saison favorite. Je renais sous l’ocre du feuillage, je ronronne au fauteuil quand la pluie martèle les vitres que nous avons hautes et larges à la maison.

Mon coeur est à l’automne, il me prend l’envie de faire d’une vieille déconvenue un succès. Un peu comme d’autres ressortent un pantalon raté pour en faire une super salopette ;-).

Moi, en février dernier, j’ai coupé une pelisse dans un magnifique tweed multicolore bien chaud. Mais je débutais encore plus qu’aujourd’hui et j’ai alors mal calculé la quantité utile de tissu. Résultat : pas de parmenture. Or, le modèle ne vit que par sa parmenture qu’il arbore généreusement.

Vite vite aux tissus du chien vert pour récupérer un malheureux mètre de tweed! Trop tard… Toutes les couturières de Belgique avaient jeté leur dévolu sur ce tissu, manifestement. J’en étais là quand j’ai enterré le projet dans une armoire… jusqu’à aujourd’hui!

Toujours pas de tweed mais, l’idée qu’un pourtour en biais serait vite posé et qu’on verrait bien! Résultat : moins bien que l’idée originale mais tout à fait portable et si chaud…

Reportage en image : Raoul

Assistance : Anabelle

Doublé gagnant! (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Le col roulé Lotta et le T-Shirt Thomas

En septembre, mois de rentrée, mois de tous les périls, je voulais mettre toutes les chances de succès de mon côté : après la méga-chemise du mois dernier (La chemise (#jecoudsmagarderobecapsule2017)), un peu de repos et de sécurité étaient bienvenus.

Du coup, après avoir jeté un oeil rapide aux consignes de Clotilde, je me convaincs aisément de me mettre sur le haut Jersey. Ben oui : quand il ne reste plus que çà, le manteau, le pantalon et la combinaison,… le compte est vite fait 🙂

Un haut jersey donc! Là, ce sont d’abord deux semaines de tergiversations douloureuses car des modèles qui me plaisent, il y en a. Dans mon placard, un coupon du Chien vert que j’imagine bien sur le patron « Lotta » d’Annabel Benilan (Vestiaire scandinave) : une blouse à col roulé! Cool… Moi que le simple mot de « septembre » fait frissonner, je vais me faire un truc un peu chaud et confortable pour avancer tranquille vers l’automne! Top là!

Sitôt dit, sitôt fait! Car les modèles d’Annabel Benilan ont ceci de merveilleux qu’ils se consomment immédiatement : explic limpide, coupe aisée,… On pourrait presque se coudre les vêtements qu’on veut le matin avant de partir. PRESQUE j’ai dit! Néanmoins, comme il me restait une chute de tissu et de l’énergie, j’ai décidé de refaire un T-shirt Thomas de La Maison Victor à Anabelle (la mienne cette fois! Ffff Y a trop d’Annabelle dans cet article, on ne s’y retrouve plus…)

Résultat :

IMG_0850 Réaction de l’intéressée : Oh! On peut s’habiller de la même façon toi et moi? Ravies, c’est avec plaisir que nous nous sommes laissées aller à un peu de fantaisie devant l’objectif de notre photographe Raoul :

Super! On s’est bien amusées! Et pour les esprits pratiques qui ont compris que le triathlon à venir (pantalon-manteau-combinaison) allait bientôt montrer à la cigale que je fus que seule la fourmi passe un bon hiver, ma foi, je réponds : « je sais, je sais… » Mais demain est un autre jour… Je vous embrasse.

Sophie

2017, l’année des flamants

Je couds mon vestiaire scandinave #1 : le gilet Magda

S’il est une trouvaille qui me délecte dans les tendances 2017, c’est l’invasion du motif « flamant rose ». Une vraie conquête multi-media : ils sont partout! Sur les verres, sur les pailles dans les verres, en photophores,… même les bouées de nos enfants préfèrent désormais troquer le profil du traditionnel canard contre celle, plus intrusive, du flamant rose. Et bien sûr, les tissus suivent! En matière Sweat, en jersey, en coton, en viscose, en tissu enduit, le flamant a la quote. Mais pour combien de temps?

Je crains qu’il s’agisse d’une mode qui marquera de son sceau l’an 2017 et périra dans l’oubli sous peu. Alors, j’anticipe! Car j’adore cette folie du flamant et j’entends bien en profiter tant qu’il est temps. Certains se souviendront d’un de mes premiers articles où je présentais, fébrile, mes toutes premières cousettes, en l’occurrence, des cadeaux de fin d’année sous le titre « La vie en flamants roses! »

9 mois plus tard, je réédite avec une pièce plus audacieuse que la trousse du précédent article : le gilet Magda d’Annabel Benilan (Vestiaire scandinave aux éditions Eyrolles). Ce gilet est d’une simplicité confondante. J’ai surtout été touchée par sa ligne épurée et son côté réversible! Car oui, vous avez bien lu, ce gilet est réversible, ce qui signifie que, je porte mes flamants au grand jour, quand je veux! Vous me croyez pas? Attention les yeux!

 

Bien sûr, la version en suédine grise unie est plus passe-partout :

A moi de choisir l’envers ou l’endroit selon l’humeur!

Remerciement : le décor est bruxellois (plaine du Bourdon) et la direction artistique du reportage est signée Raoul, mon photographe du jour.

Comme un jardin de fleurs

Oooh l’échapée belle!

Oooh l’échapée belle! Au centre de mon projet « récup' » qui vise à recycler le moindre centimètre carré de chutes de tissus et toute la mercerie qu’une tante nous a laissé voici plus de 15 ans en héritage (genre la tante qui stocke soigneusement toutes les tirettes de ses vêtements usés, sans compter les boutons, broderies,… Même les élastiques, elle les retirait des vêtements avant de se défaire de ceux-ci et les mettait de côté!

« Les élastiques, Sophie? Nan mais arrête là! Après un an ou deux, les élastiques, c’est mort! Et toi tu viens avec un héritage du début de siècle d’une Madame qui archive depuis au moins les sixties! » Mais oui, les filles, j’insiste car c’est le miracle des matériaux anciens : inusables, élastiques compris! 🙂

Bon, je m’égare! Trop contente de vous retrouver après une période couturière très calme… Ce qui m’amène aujourd’hui, c’est le modèle « Compagnon » de Corine Romeyer. Y a pas, ce modèle me faisait rêver : une petite trousse/portefeuille pleine de finitions et qui compose avec plein de motifs à la fois! JE LA VEUX!! Enfin, je la voulais car, à présent je l’ai et sans aucun achat : juste de la récup’ de mes tiroirs « couture ».

C’est d’ailleurs ce qui explique quelques défauts ou imprécisions du fait d’un tissu trop épais ou trop court. Peu importe : pour moi, le défi est relevé et j’ai hâte de sortir ma petite pochette surprise : noire sinistre dehors et feu d’artifice à l’intérieur. Car pour l’intérieur de trousse, à défaut de disposer de suffisamment de chutes assorties, j’ai décidé d’harmoniser les tissus sur le thème plutôt que sur la couleur et vous savez quoi? Cette idée était bonne! Le thème c’est donc « les fleurs ». Attention les yeux!

Ma pochette renferme :

  • une poche intérieure avec bouton pression,
  • une poche avec fermeture à glissière (merci tante Félicie!)
  • deux sections avec compartiments pour ranger les cartes de type « carte bancaire »
  • deux poches plus grande pour les billets ou tout ce que je veux.

Et chaque section marie des tissus fleuris différents. Ouiiiiii!