Eden

Le charme vintage du noir et blanc

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Eden! Voilà le patron! Le numéro 10 de notre belle équipe de foot qui vient de sortir poliment le Brésil de la course à la coupe du monde. Notre belle équipe qui, à mon sens rencontre la France une étape trop tôt dans ce mondial car à mes yeux, la France et la Belgique sont les seules équipes qui méritent l’accès en finale. Mais voilà, le « hasard » parfois nie la raison.

Oups! Je me trompe de blog là. Voilà ce que c’est des soirées trop arrosées, ça met la tête à l’envers. Eden, pourtant, c’est bien le patron au coeur de cet article mais c’est un patron de La Maison Victor.

Je la couds à point nommé cette robe 🙂 Je la couds cependant dans un jersey qui manque un peu de tenue pour donner à ce modèle tout le charme dont il est capable. Mais ça fait tout de même une robe agréable à porter et plutôt élégante avec une jolie paire d’escarpins non?

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Et là, j’entends déjà ma soeur exprimer une surprise légèrement lassée : curieuses chaussures pour faire du jardinage, Sophie! Oui. Mais nous tentions un contraste intéressant avec Anabelle, ma dévouée photographe du jour. Ca marche ou pas finalement? En tous cas, nous nous sommes bien amusées.

Le jersey est un tissu du Chien Vert que je recommanderais volontiers pour des tops fluide, des T-shirts…

Sinon mon Eden, vous en pensez quoi?

Je vous embrasse et vous souhaite un bel été!

Le top du top

En un tour de manche!

Flamants roses, troisième! Clap!

Vous le savez, j’ai déjà cédé à la folie « Flamant rose » (rappelez-vous La vie en flamants roses! et 2017, l’année des flamants )  et pourtant, je peux vous assurer que je me domine. J’aime cette silhouette élancée, ces couleurs chaleureuses, cet air mystérieux… C’est une belle bête que ce flamant rose…

Voici donc une troisième variation sur le même thème dans une déclinaison en noir et crème. Le tissu me faisait de l’oeil en mercerie (Veritas)… Après 10 minutes d’hésitation oui/non/encore un tissu/en ai-je vraiment besoin/en ai-je vraiment envie…, j’ai décidé d’en demander un mètre dans l’idée de limiter les dégâts sur mon portefeuille et sur le volume de mon armoire à tissus. Après tout, je pouvais toujours en faire un chemisier dans le style de l’autre ( Beaucoup de cerises ) que je porte en permanence.

L’affaire fut conclue entre mes deux consciences, la raisonnable et la débridée,  et aucune des deux n’allait le regretter cette fois puisque la vendeuse leur a annoncé que c’était la fin du rouleau, qu’il en restait 1m30 et qu’elle m’offrait donc les 30 cm en bonus.

J’étais trop contente car avec ces 30 cm de plus, le nombre de patrons possibles pour un top explosait véritablement. Alors, j’ai aussitôt songé au modèle « Rummer » de La Maison Victor dont la particularité réside dans un merveilleux petit volant qui met un terme adorable à des manches très simples. Eh oui, me revoilà face à mes vieux démons, devant le défi de l’emmanchure classique, banale, de ce fichu embu et de ce tour de main qui ne vient pas ( Les manches de princesse de mon mari ).

Mais vous savez quoi? Cette fois, j’ai joué de chance avec mes recherches sur le net. J’ai découvert le blog In the mood for Couture . Ses dessins expressifs, ses explications patientes et soignées, ont surpassé en efficacité et pédagogie toutes les videos que j’avais regardées jusque-là. Résultat : mes premières manches réussies. Du moins est-ce ce qu’il me semble et autant vous le dire, j’en ronronne de plaisir…

Opale dénaturée Saison 2

Tu le fais exprès ou quoi?

Bonjour à toutes et tous! Je me suis enfin résolue à expliquer ce long silence qui nous sépare de mon dernier article. C’est pourquoi je l’affirme, ce mois de mai a écrit une des pages les plus sombres de l’histoire des Gaufres au Guatemala. Et raconter ses tentatives infructueuses reste compliqué, vous le concéderez n’est-ce pas? Mais soit, me voici devant vous après avoir fait le plein d’humilité…

Mes projets ce mois-ci étaient un peu ambitieux : il me fallait une robe pour participer à une fête de famille et je souhaitais aussi offrir à un membre de ma fratrie un cadeau d’anniversaire personnalisé.

Dans cet article, je vais vous présenter le premier de ces deux défis pour la réalisation duquel j’ai songé à la robe Opale d’Yvanne S. J’aime cette robe et j’en avais fait une version l’an dernier qui pêchait par le choix du tissu mais qui promettait par sa tenue. (cfr. Opale dénaturée) Alors pourquoi pas?

L’idée sans doute était bonne. Mais au moment de choisir un tissu, il m’est apparu opportun d’utiliser un coupon acheté jadis dans l’idée d’un plan « tailleur vintage » qui, au fil du temps, me convainquais de moins en moins. C’était rationnel au moins! Je me débarrassais d’un coupon inutile et dans le même temps, je me confectionnais cette robe de la seconde chance…

Mais vous savez quoi? Chaque fois que je joue la carte de la raison, je le regrette et cette fois n’a pas fait exception à la règle. Vous en auriez pensé quoi si j’avais été assez avisée que pour vous poser la question? Hmm? Le tissu, c’est un tricot léger, couleur vert eau. Je pense que Jacky Kennedy devait avoir un tailleur coupé dans le même rouleau. (soupir!)

Puis comme une mauvaise idée ne vient jamais seule, je me suis dit qu’une petite veste assortie le ferait, feignant la surdité devant les mises en garde de ma soeur : « Sophie, n’y pense même pas! Les ensembles ne sont plus à la mode voyons! » Mais Sophie était déjà loin dans son idée. Trop pour faire demi-tour. Ainsi, une veste fut considérée et son modèle choisi dans un livre de couture pour mariage qui doit dater des années 80 (déniché et acheté juste parce que je ne me lasse pas de rêver devant les jupes amples et longues en tulle blanc…)

Allez! Assez de blabla, je vous montre le résultat que Raoul a tenté de sublimer par ses qualités de photographe amateur (il aime les défis mon fils!) 🙂

La veste a des emmanchures comme on n’en voit plus depuis 30 ans, les devants se posent comme les ailes d’une chouette mais c’est toujours mieux que si j’étais allée au bout de mon ambition en affichant le revers cousu dans une doublure ton sur ton (si si, en matière de too much, on peut toujours faire mieux)

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Je suis tout de même contente du montage, avec des coutures qui s’alignent parfaitement et un zip vraiment invisible.

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Ben oui, tout n’est pas complètement raté tout de même 🙂

Et sans la veste me direz-vous? Bonne question! Réponse en image :

Pour coordonner les deux pièces, j’ai  opté pour une finition commune en biais fleuri rose et ça, d’après ma soeur, cétait une bonne idée. Moi, je ne sais pas, je ne sais plus…

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Je vous parle bientôt de cet autre défi du mois, dit du « cadeau d’anniversaire ». Préparez-vous à de nouvelles déconvenues 😉 Je vous embrasse.

 

Madeline!

Sur un air de fifties

Ce sournois mois de mars a beau présenter 31 jours, je n’ai jamais vu un deadline me surprendre autant. Euh… Si en fait. Mais soit, mon point est que pour sortir Madeline de l’atelier dans les délais, il a fallu un peu d’effort et pour cause : j’ai bâti cette robe en deux temps trois mouvements malgré ses nombreux pans jusqu’à arriver au moment de poser la parmenture.

Et là, désillusion suprême : tout le buste est doublé! Ceci offre à Madeline une finition délicieuse, c’est entendu, mais une fois de plus, j’ai agi avant de réfléchir et me suis retrouvée avec trop peu de tissu. Du coup, en tout début de mois, j’ai mis ma robe toute montée sur un cintre et l’ai enterrée dans ma garde-robe. MAUVAIS PLAN!

Une fois de plus dans la peau du lièvre qui n’a même pas de tortue pour dire de se motiver, me voilà donc à la veille de la date fatidique (faudrait pas non plus décevoir Yvonne!) avec une ébauche de robe et un coupon de jersey commandé d’urgence, et fraîchement reçu, pour bâtir cette fameuse parmenture de luxe.

Là encore, je n’ai vaincu qu’au prix de quelques sueurs froides à l’ombre de mes fantômes lacaniens (pour ceux et celles qui ignorent qu’un trou se mue en trique si on n’y prend pas garde, je recommande mon article Jogging lacanien (#jecoudsmagarderobecapsule2017)).

Pour vous permettre de mesurer l’étendue de mon désespoir devant ce paquet de tissu complètement tordu qui semble ne jamais devoir ressembler à une robe, je cite l’explication rassurante de mon magazine fétiche (La Maison Victor) : « …Tournez la parmenture à l’envers en tirant le dos vers l’endroit le long des coutures d’épaules. »

Vous pouvez en jugez à présent, je ne peux pas me plaindre du résultat au vu du processus.

Ma satisfaction :

  • C’est un modèle inspiré des années cinquante et j’aime encore bien moi les oldies 🙂 Les voitures des années cinquante, la mode des années cinquante,… Puis j’ai quelques lectrices chères à mon coeur qui se reconnaîtront et qui sont de ce merveilleux cru;
  • Cette robe a une belle tenue et est d’un confort inimitable;
  • Finalement, cette parmenture est de toute beauté. Quand elle ne rend pas fou, elle récompense les mains persévérantes qui l’ont réalisée;

Ma déception :

  • Le tissu ne me plaît plus autant que lorsque je l’ai choisi. Il dégage un aspect trop synthétique et mon goût;
  • Le dos méritait plus de soin, plus de constance dans les couture décoratives, tout ça parce qu’en attendant le dernier jour, il m’a fallu faire de la couture de précision après la tombée du soir dans une pièce mal éclairée et sur du tissu noir. Ca craint.
  • L’ourlet est inélégant au possible malgré tout le soin que j’y ai mis.

Madeline, vous l’aurez compris, est ma réalisation martienne dans le cadre du défi Couture Magazine 2018 du blog Yvonne Violette que je remercie une fois de plus car sans elle, dieu sait quand j’en aurais eu fini avec cette maudite parmenture!

Sauvée par le gong, je dois à présent sans coup férir annoncer le livrable d’avril : la robe Estelle de La Maison Victor.

Je vous embrasse!

Sophie

Beaucoup de cerises

pour une ville moins grise

Les cerises, ça appelle l’été comme certaines danses appellent la pluie. Aucune raison de s’en priver donc, surtout si comme moi vous vivez dans ces latitudes du nord de l’Europe ou le crachin journalier vous trouble l’esprit au point de ne plus savoir où nous en sommes des saisons.

C’est dans le cadre du défi « Je peux pas j’ai couture » du blog Entre veille et sérendipité que j’ai confectionné un petit chemisier estival qui, rangé tout au fond de ma garde-robe, me rappelle que les beaux jours finiront par arriver et qu’alors, j’aurai un compagnon haut en couleur pour accompagner la joie du moment.

Déjà me direz-vous? Nous ne sommes pas le 31 mars! Peut-être mais comme mon autre projet pour le défi « couture magazine 2018 » d’Yvonne Violette est à l’arrêt dans l’attente d’un coupon de jersey noir qui n’arrive pas, il faut bien que je m’occupe un peu…

Le modèle est de Marijke Sileghem, dont le livre-concept « Coudre avec un mètre de tissu » a déjà été abondamment commenté dans précédents posts, notamment Vol d’hirondelles (#jecoudsmagarderobecapsule2017) Ici, le modèle original (avec un mètre de tissu) comprend des manches longues mais il m’a semblé que trop de cerises allait tuer la cerise, raison pourquoi j’ai décidé de faire court.

Pour les finitions, je me suis fait plaisir avec un biais rouge à pois blancs que je trouvais charmant et qui est plus facile à poser que la parmenture classique. Les boutons sont ronds mais prennent des reflets qui leur donnent un air carré (si si!) Quant aux boutonnières, elles méritaient bien une petite photo car ma machine renâclait à la tâche. Plus moyen de la faire fonctionner sur ce point. C’est à force de patience et de magie noire qu’après plusieurs jours d’angoisse, elle a accepté de reprendre le travail.

Alors voilà, rien d’autre à dire sur la confection assez simple de ce chemisier à col plat si ce n’est que j’ai hâte de le porter. N’est-il pas à croquer? 🙂

Je sais, les photos sont pourries mais la meteo aussi, parole! Et je remercie tout de même ma petite photographe pleine d’entrain, Anabelle, qui nous concocte par ailleurs une cousette d’enfer sur laquelle je me réjouis de revenir  : un  pingouin! Elle m’épate, elle m’épate… Mais je n’en dis pas plus… A bientôt!

Lora!

En jersey aussi!

Lora, c’est une robe de La Maison Victor. Et La Maison Victor, vous le savez, c’est le magazine que je mets à l’honneur dans le cadre du défi « Magazine couture 2018 » lancé par Yvonne Violette.

Lora, c’est une robe prévue pour un tissu structuré ou en tricot lourd peu ou pas extensible. Mais comme il arrive parfois, j’avais envie de désobéir, de faire fi de toutes les recommandations de l’éditeur même si je sais que mes audaces en la matière sont rarement porteuses…

Mais cette fois sur ce chemin de l’effronterie couturière, je n’étais pas seule! Petite cousette m’avait montré la voie avec sa merveilleuse Lora patineuse : elle, non seulement osait le jersey comme il me démangeait de faire, mais encore décidait-elle de transformer la jupe un peu « tulipe » en jupe ronde froncée à la taille, la fameuse patineuse!

Et le résultat m’a convaincue, frappée, subjuguée, impressionnée, inspirée…

Si bien que l’idée de produire une Lora en jersey a germé dans mon esprit frondeur. Le résutat? Voyez plutôt!

Les tissus sont du chien vert. L’imprimé aux motifs urbains est un vrai coup de coeur. La robe quant à elle est de celle que je ferai et referai à l’envie, en jersey ou en tissé d’ailleurs. Contrairement à Petite cousette , je me suis contentée de conserver le patron orginal et sa tulipe. Seul modification indispensable avec le jersey : suppression du zip invisible (j’en étais toute marrie pensez bien! :-D)

Lora, c’est aussi ma contribution de février aux défis « couture magazine » d’Yvonne Violette et « Je peux pas j’ai couture » de Entre veille et sérendipité

Louisa!

Janvier : un mois, deux défis!

C’est reparti pour les défis relevés de justesse à la fin du mois! Cette année, je réponds à l’invitation d’Yvonne Violette et de son défi magazine ainsi qu’à celle du blog Entre veille et sérendipité et son défi « Je peux pas, j’ai couture! » (saison 2).

Ces deux défis n’étant pas nécessairement contradictoires, je me donne un peu de facilité, je le concède… Yvonne attend une oeuvre mensuelle tirée d’un magazine, tandis que « Je peux pas, j’ai couture! » demande un vêtement par mois.

En janvier donc, je propose…un vêtement tiré d’un magazine! Et ce vêtement, c’est Louisa, le chemisier sans col de La Maison Victor. Et vous savez quoi? Je l’adore! (le chemisier, pas ce fameux Victor dont j’ignore tout!)

Ce n’est pourtant pas sans me prendre les pieds dans le tapis que j’ai réalisé cette pièce : comme déjà dit, les explications laissaient à désirer et votre dévouée couturière aussi vu qu’elle n’a même pas capté que le patron des pièces principales était en deux parties et qu’il fallait rallonger les formes de base d’une bonne vingtaine de centimètres.

Résultat : un chemisier qui ne pourra jamais être rentré dans le pantalon à défaut d’une longueur suffisante. Mais du coup aussi, un chemisier avec une coupe un peu japonisante, genre « kimono ». Enfin je crois… Et je trouve que ça ne va pas si mal à ma morphologie.

Cependant, je ferai gaffe la prochaine fois, promis!

La prochaine fois? Ce sera quoi? J’avoue encore hésiter… Entre le chemisier Bobbie pour Anabelle, la robe Grace, la robe Madeline, la robe Estelle… Sans compter la Lora patineuse de Petite cousette qui me fait de l’oeil…

Sophie