Coup de foudre au n°23

Histoire du plus beau chemisier sans nom

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Coups de foudre à tous les numeros en fait! Je suis tombée en extase devant les modèles de l’édition Hors série n°9H de Fashion Style. Le principe : 25 modèles automnaux classieux, originaux sans trop, et des patrons de robes réalisables en chemisier! A moins que ce soit le contraire… Ce qui est sûr, c’est que le plus dur est de choisir!

Une fois que réaliser tous les modèles est une évidence, il faut se faire violence et choisir lequel sera le premier et ça, c’est très dur quand on les veut tous 😀

Pas de panique! Que les plus raisonnables de mes lecteurs se rassurent : je saurai réprimer cet élan couturier qui m’anime et ne coudre que ce dont j’ai vraiment besoin. Là, j’écrivais mes intentions débridées, sans retenue, pour exprimer la valeur que j’attache à cet exemplaire d’une revue que je n’ai jamais pratiquée auparavant : Fashion style…

L’élu de mes pensées, celui qui s’est retrouvé sous l’aiguille de ma machine par la grâce d’un heureux hasard (un tissu Veritas tout-à-fait-comme-il-le-fallait) est un chemisier qui mérite le nom de « Coup de foudre » mais qui se désigne seulement par un sobre numéro : 23! Non mais sérieusement! A quoi pensent les marketers de Fashion Style si jamais il y en a… Je sais, d’autres marques de renom comme Burda font de même et l’étendue de leurs collections est telle qu’il leur serait pénible de nommer toutes leurs créations, mais c’est dommage!

Bref! Voici en image le fameux chemisier 23 : dans un tissu très fluide parsemé de petits motifs floraux stylisés de couleur crème et caramel sur fond noir, le n°23 présente une fantaisie au col tout à fait délectable : une bande de tissu à nouer comme çà, négligemment, ou au contraire fermement, comme une cravate, pour tous les jours où « ça rigole pas avec moi » :-D.

Le n°23 se caractérise par une coupe cintrée (avec un dos qui adopte les courbes de la colonne comme s’il avait été moulé sur mannequin (enfin mannequin, n’est-ce pas, on se comprend ;-)). A noter également les manches bouffantes au poignet.

Qu’est-ce qui m’a surtout séduite dans tout cela? Eh bien, tout voyons! Ma seule déception : j’ai longuement hésité à couper la robe (vu que c’est le même patron!) et cette tentation reste fort présente quand bien même j’adooore ce chemisier.

Oh! Avec tout cet enthousiasme, j’ai oublié de vous dire, mais c’est un détail que c’est du travail tout de même cette petite chose… Et je n’ai pas survécu à toutes les explications exclusivement verbales de Fashion Style. Enfin, ceci ne m’empêche pas de porter fièrement le résultat!

Avant de vous quitter, qu’il me soit permis de remercier ma photographe du jour : Anabelle.

Sophie

November Leaves…

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…

Vous souvenez-vous de Lotta? Une révélation que ce patron d’Annabel Benilan : simple à faire, simple à porter, le col roulé passe-partout et d’un confort sans précédent. Je partageais cette découverte avec vous en 2017 dans un des articles les plus appréciés de ce blog : Doublé gagnant! (#jecoudsmagarderobecapsule2017).

Ce modèle fait partie du « Vestiaire scandinave » de l’auteure : un ensemble de patrons d’une grande simplicité mais tous porteurs d’une touche étrange, la touche scandinave. Bref, le vestiaire scandinave, c’est le livre que j’ouvre quand je veux tout et tout de suite : style et chrono 🙂

Aujourd’hui, je n’étais pas particulièrement pressée mais j’avais envie de transformer un petit coupon (1m20) acheté l’an dernier chez Veritas et qui attendait un nouvel automne. Ici, Lotta emprunte une palette ocre pour rappeler le coloris des feuillages en cette saison. Le tissu se situe entre jersey épais et sweat extensible, tout molletonné sur l’envers. Doux, réconfortant et chaud comme un bol de thé à la bergamote par temps de pluie.

 

Et vous? L’automne vous réussit? Dites-moi que, comme moi, vous n’avez pas encore trouvé quels cadeaux de Noël coudre mais que ce n’est pas grave, qu’il est encore temps, qu’on va y arriver une fois de plus…

Je vous reviens sur le sujet prochainement!

Dusty

Le top de l’été indien

Nous y sommes! Des rayons de soleil qui n’apportent plus que leur lumière, des couleurs ocres et rouilles dans les arbres, trop chaud pour un pull mais trop froid pour un T-shirt. 2018 sort son été indien! Alors, moi, je m’adapte grâce à Dusty, un top chic, chaud mais pas trop, de La Maison Victor.

Le tissu, je le couve depuis quelques mois. Un de mes coups de coeur au Chien Vert : un jersey dans des tons pourpres avec un discret fil doré que je trouvais fait pour Dusty. Et comme Dusty, lui, me semblait fait pour moi, l’équation a été vite résolue. C’est peu dire : le patron Dusty est simple et se réalise sans opposer aucune résistance (sauf peut-être lors du calque mais çà, c’est un problème perso qui a peu à voir avec le patron lui-même). En tous cas ne soyez pas surpris si je le ressors à l’occasion…

Sa fantaisie : le petit drapé qui tombe parfaitement depuis l’épaule droite.

Pour la petite histoire, Dusty est une réalisation de septembre publiée donc avec un certain retard. A vrai dire, l’organisation du photoshoot n’a pas été simple : ces jeunes ados qui ont trop d’occupations en perdent le sens des priorités! 😀 A ce propos, c’est mon photographe Raoul qu’il me faut féliciter cette fois. Merci mon loup!

J’espère que chez vous aussi l’automne ouvre la porte en douceur et vous comble de bonheurs aux potirons, de délices aux noix, et de petits tops sympas.

Eden

Le charme vintage du noir et blanc

Eden! Voilà le patron! Le numéro 10 de notre belle équipe de foot qui vient de sortir poliment le Brésil de la course à la coupe du monde. Notre belle équipe qui, à mon sens rencontre la France une étape trop tôt dans ce mondial car à mes yeux, la France et la Belgique sont les seules équipes qui méritent l’accès en finale. Mais voilà, le « hasard » parfois nie la raison.

Oups! Je me trompe de blog là. Voilà ce que c’est des soirées trop arrosées, ça met la tête à l’envers. Eden, pourtant, c’est bien le patron au coeur de cet article mais c’est un patron de La Maison Victor.

Je la couds à point nommé cette robe 🙂 Je la couds cependant dans un jersey qui manque un peu de tenue pour donner à ce modèle tout le charme dont il est capable. Mais ça fait tout de même une robe agréable à porter et plutôt élégante avec une jolie paire d’escarpins non?

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Et là, j’entends déjà ma soeur exprimer une surprise légèrement lassée : curieuses chaussures pour faire du jardinage, Sophie! Oui. Mais nous tentions un contraste intéressant avec Anabelle, ma dévouée photographe du jour. Ca marche ou pas finalement? En tous cas, nous nous sommes bien amusées.

Le jersey est un tissu du Chien Vert que je recommanderais volontiers pour des tops fluide, des T-shirts…

Sinon mon Eden, vous en pensez quoi?

Je vous embrasse et vous souhaite un bel été!

Le top du top

En un tour de manche!

Flamants roses, troisième! Clap!

Vous le savez, j’ai déjà cédé à la folie « Flamant rose » (rappelez-vous La vie en flamants roses! et 2017, l’année des flamants )  et pourtant, je peux vous assurer que je me domine. J’aime cette silhouette élancée, ces couleurs chaleureuses, cet air mystérieux… C’est une belle bête que ce flamant rose…

Voici donc une troisième variation sur le même thème dans une déclinaison en noir et crème. Le tissu me faisait de l’oeil en mercerie (Veritas)… Après 10 minutes d’hésitation oui/non/encore un tissu/en ai-je vraiment besoin/en ai-je vraiment envie…, j’ai décidé d’en demander un mètre dans l’idée de limiter les dégâts sur mon portefeuille et sur le volume de mon armoire à tissus. Après tout, je pouvais toujours en faire un chemisier dans le style de l’autre ( Beaucoup de cerises ) que je porte en permanence.

L’affaire fut conclue entre mes deux consciences, la raisonnable et la débridée,  et aucune des deux n’allait le regretter cette fois puisque la vendeuse leur a annoncé que c’était la fin du rouleau, qu’il en restait 1m30 et qu’elle m’offrait donc les 30 cm en bonus.

J’étais trop contente car avec ces 30 cm de plus, le nombre de patrons possibles pour un top explosait véritablement. Alors, j’ai aussitôt songé au modèle « Rummer » de La Maison Victor dont la particularité réside dans un merveilleux petit volant qui met un terme adorable à des manches très simples. Eh oui, me revoilà face à mes vieux démons, devant le défi de l’emmanchure classique, banale, de ce fichu embu et de ce tour de main qui ne vient pas ( Les manches de princesse de mon mari ).

Mais vous savez quoi? Cette fois, j’ai joué de chance avec mes recherches sur le net. J’ai découvert le blog In the mood for Couture . Ses dessins expressifs, ses explications patientes et soignées, ont surpassé en efficacité et pédagogie toutes les videos que j’avais regardées jusque-là. Résultat : mes premières manches réussies. Du moins est-ce ce qu’il me semble et autant vous le dire, j’en ronronne de plaisir…

Opale dénaturée Saison 2

Tu le fais exprès ou quoi?

Bonjour à toutes et tous! Je me suis enfin résolue à expliquer ce long silence qui nous sépare de mon dernier article. C’est pourquoi je l’affirme, ce mois de mai a écrit une des pages les plus sombres de l’histoire des Gaufres au Guatemala. Et raconter ses tentatives infructueuses reste compliqué, vous le concéderez n’est-ce pas? Mais soit, me voici devant vous après avoir fait le plein d’humilité…

Mes projets ce mois-ci étaient un peu ambitieux : il me fallait une robe pour participer à une fête de famille et je souhaitais aussi offrir à un membre de ma fratrie un cadeau d’anniversaire personnalisé.

Dans cet article, je vais vous présenter le premier de ces deux défis pour la réalisation duquel j’ai songé à la robe Opale d’Yvanne S. J’aime cette robe et j’en avais fait une version l’an dernier qui pêchait par le choix du tissu mais qui promettait par sa tenue. (cfr. Opale dénaturée) Alors pourquoi pas?

L’idée sans doute était bonne. Mais au moment de choisir un tissu, il m’est apparu opportun d’utiliser un coupon acheté jadis dans l’idée d’un plan « tailleur vintage » qui, au fil du temps, me convainquais de moins en moins. C’était rationnel au moins! Je me débarrassais d’un coupon inutile et dans le même temps, je me confectionnais cette robe de la seconde chance…

Mais vous savez quoi? Chaque fois que je joue la carte de la raison, je le regrette et cette fois n’a pas fait exception à la règle. Vous en auriez pensé quoi si j’avais été assez avisée que pour vous poser la question? Hmm? Le tissu, c’est un tricot léger, couleur vert eau. Je pense que Jacky Kennedy devait avoir un tailleur coupé dans le même rouleau. (soupir!)

Puis comme une mauvaise idée ne vient jamais seule, je me suis dit qu’une petite veste assortie le ferait, feignant la surdité devant les mises en garde de ma soeur : « Sophie, n’y pense même pas! Les ensembles ne sont plus à la mode voyons! » Mais Sophie était déjà loin dans son idée. Trop pour faire demi-tour. Ainsi, une veste fut considérée et son modèle choisi dans un livre de couture pour mariage qui doit dater des années 80 (déniché et acheté juste parce que je ne me lasse pas de rêver devant les jupes amples et longues en tulle blanc…)

Allez! Assez de blabla, je vous montre le résultat que Raoul a tenté de sublimer par ses qualités de photographe amateur (il aime les défis mon fils!) 🙂

La veste a des emmanchures comme on n’en voit plus depuis 30 ans, les devants se posent comme les ailes d’une chouette mais c’est toujours mieux que si j’étais allée au bout de mon ambition en affichant le revers cousu dans une doublure ton sur ton (si si, en matière de too much, on peut toujours faire mieux)

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Je suis tout de même contente du montage, avec des coutures qui s’alignent parfaitement et un zip vraiment invisible.

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Ben oui, tout n’est pas complètement raté tout de même 🙂

Et sans la veste me direz-vous? Bonne question! Réponse en image :

Pour coordonner les deux pièces, j’ai  opté pour une finition commune en biais fleuri rose et ça, d’après ma soeur, cétait une bonne idée. Moi, je ne sais pas, je ne sais plus…

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Je vous parle bientôt de cet autre défi du mois, dit du « cadeau d’anniversaire ». Préparez-vous à de nouvelles déconvenues 😉 Je vous embrasse.

 

Madeline!

Sur un air de fifties

Ce sournois mois de mars a beau présenter 31 jours, je n’ai jamais vu un deadline me surprendre autant. Euh… Si en fait. Mais soit, mon point est que pour sortir Madeline de l’atelier dans les délais, il a fallu un peu d’effort et pour cause : j’ai bâti cette robe en deux temps trois mouvements malgré ses nombreux pans jusqu’à arriver au moment de poser la parmenture.

Et là, désillusion suprême : tout le buste est doublé! Ceci offre à Madeline une finition délicieuse, c’est entendu, mais une fois de plus, j’ai agi avant de réfléchir et me suis retrouvée avec trop peu de tissu. Du coup, en tout début de mois, j’ai mis ma robe toute montée sur un cintre et l’ai enterrée dans ma garde-robe. MAUVAIS PLAN!

Une fois de plus dans la peau du lièvre qui n’a même pas de tortue pour dire de se motiver, me voilà donc à la veille de la date fatidique (faudrait pas non plus décevoir Yvonne!) avec une ébauche de robe et un coupon de jersey commandé d’urgence, et fraîchement reçu, pour bâtir cette fameuse parmenture de luxe.

Là encore, je n’ai vaincu qu’au prix de quelques sueurs froides à l’ombre de mes fantômes lacaniens (pour ceux et celles qui ignorent qu’un trou se mue en trique si on n’y prend pas garde, je recommande mon article Jogging lacanien (#jecoudsmagarderobecapsule2017)).

Pour vous permettre de mesurer l’étendue de mon désespoir devant ce paquet de tissu complètement tordu qui semble ne jamais devoir ressembler à une robe, je cite l’explication rassurante de mon magazine fétiche (La Maison Victor) : « …Tournez la parmenture à l’envers en tirant le dos vers l’endroit le long des coutures d’épaules. »

Vous pouvez en jugez à présent, je ne peux pas me plaindre du résultat au vu du processus.

Ma satisfaction :

  • C’est un modèle inspiré des années cinquante et j’aime encore bien moi les oldies 🙂 Les voitures des années cinquante, la mode des années cinquante,… Puis j’ai quelques lectrices chères à mon coeur qui se reconnaîtront et qui sont de ce merveilleux cru;
  • Cette robe a une belle tenue et est d’un confort inimitable;
  • Finalement, cette parmenture est de toute beauté. Quand elle ne rend pas fou, elle récompense les mains persévérantes qui l’ont réalisée;

Ma déception :

  • Le tissu ne me plaît plus autant que lorsque je l’ai choisi. Il dégage un aspect trop synthétique et mon goût;
  • Le dos méritait plus de soin, plus de constance dans les couture décoratives, tout ça parce qu’en attendant le dernier jour, il m’a fallu faire de la couture de précision après la tombée du soir dans une pièce mal éclairée et sur du tissu noir. Ca craint.
  • L’ourlet est inélégant au possible malgré tout le soin que j’y ai mis.

Madeline, vous l’aurez compris, est ma réalisation martienne dans le cadre du défi Couture Magazine 2018 du blog Yvonne Violette que je remercie une fois de plus car sans elle, dieu sait quand j’en aurais eu fini avec cette maudite parmenture!

Sauvée par le gong, je dois à présent sans coup férir annoncer le livrable d’avril : la robe Estelle de La Maison Victor.

Je vous embrasse!

Sophie