Opale dénaturée

30 juin 2017! 6 mois déjà que nous nous lançons éperdument à la suite de Clotilde dans le grand projet de garde-robe capsule (cfr. Capsule 2017)

Mon livrable du mois à mi-parcours : la robe Opale d’Ivanne S. dans un (trop) audacieux mélange de motif à pois et de passepoil doré. Ouille! Oui, bien sûr, vous me l’auriez dit si j’avais posé la question : c’est un peu too much ça Sophie… Et combien vous auriez eu raison.

Seulement voilà, il me fallait essayer, ça me démangeait de n’en faire qu’à ma tête. Résultat : une robe techniquement réussie mais difficilement mettable.

Je sais, elle est mal repassée. Mais honnêtement, si j’y touche encore ce sera pour la mettre à la poubelle.

A présent, si je veux mettre en sourdine toute la bouderie qui m’anime, je n’ai rien à reprocher au patron d’Ivanne S.! Il faudra que je le ressorte une prochaine fois, quand je serai mieux inspirée : il est tout à fait adapté à ma physionomie et les explications, comme d’hab’ avec cette auteure sont claires. Pas de difficulté majeure et très certainement à refaire (en uni et/ou sans passepoil).

De même, sur la qualité du tissu, rien à dire : très belle tenue, agréable au toucher, facile à coudre, facile à porter.

Zou! Juillet commence à présent et ça me reboosterait le moral si je pouvais en sortir une chemise pour homme digne de ce nom (dernières évolutions publiées le 20 juin dernier : Les manches de princesse de mon mari)

En août, je viens de décider que ça serait le top Diamond d’Ivanne S. dans la catégorie « haut – chaîne et trame »! Et n’oubliez pas! Pour voir en quelques diaporama l’état d’avancement de ma capsule 2017, il y a une page qui vous résume çà avec un minimum de mots et un maximum d’images : Capsule 2017

A présent, je file découvrir les autres réalisations de juin des participantes au défi de Clo!! Un plaisir toujours renouvelé 🙂

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Vol d’hirondelles (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Après la tulipe (Perle de nacre), le printemps « capsule » m’inspire un vol d’hirondelles…

Une fois de plus, coup de coeur aux Tissus du Chien Vert avec ce jersey imprimé, beau sur l’endroit et incroyablement doux sur l’envers :

Le modèle est de Marijke Sileghem, histoire de faire un peu dans le « made in Belgium ». Il est tiré d’un ouvrage-défi : « Coudre avec 1 mètre de tissu ». Si c’est pas un concept çà Mmm? Bien sûr, la contrainte en engendre d’autres :

  • Marijke travaille trois tailles : S, M et L dont le L est l’équivalent d’un grand 40 ou d’un petit 42 du commerce (taille EUR).
  • Il faut que les puristes se détendent un peu : les histoires de droit-fil et autres règles d’or de la coupe peuvent être un chouya malmenées. Sauf que…le résultat est au rendez-vous.

C’est en effet ma deuxième cousette « Sileghem », après Une robe de Noël…en soie! (le fameux modèle qui ne convenait pas à la débutante « premières gammes » que j’étais mais qui « l’a fait » tout de même…)

Allez! On prend trente seconde autour de ce livre diabolique? Marijke l’a fait avec ses étudiantes qui  cousent et posent dans une atmosphère du coup très sympa pour le lecteur… Il y a 12 modèles mais nos guides nous montrent pour chacun d’eux le potentiel de variété qu’il comprend : il suffit de changer de texture, d’ôter les manches, de raccourcir un pantalon et c’est tout autre chose!!

Personnellement, j’adore le concept parce que… quand on se limite à un coupon d’1 mètre (sur 140 cm de large), on peut vraiment se lâcher : tenter des matières qu’on n’ose pas travailler parce que trop précieuses ou trop chères, risquer une coupe qu’on aime mais dont on doute qu’elle nous convienne (et souvent on se trompe)…

Et puis, avec Marijke, ça je le jure, les déchets sont quasi inexistants : ça ne remplit pas l’armoire-à-tissus-pleine-à-craquer 🙂 Au mieux, ça fait un peu de rembourage pour les poupées de chiffon…

Vous l’avez compris, mon vol d’hirondelles me fait plâner… Alors, cessons cet insoutenable suspens et passons à la galerie photos (pour laquelle je remercie mes chéris Eve et Raoul qui me font des images de star et qui, sur ce coup-ci, ont même réussi à me donner un éclat phosphorescent genre « fantôme de manoir » )LOL!

Regret : ce gilet est tellement confortable et à mon goût, qu’il m’attriste de voir son bord inférieur gondoler comme une crêpe… Mais de fait, j’ai un peu trop joué avec les frontières de mon coupon d’un mètre et du coup, il me manquait le centimètre d’aisance qui aurait permis à mon bord d’avoir de l’allure.

A savoir pour une prochaine fois!

Projet d’avril : perle de nacre

Vive le printemps vive la tulipe!

Comme il est difficile de se concentrer sur un modèle au printemps! L’air sent bon la pluie fraîche et la primevère… Les promesses de soleil se font pressantes aux portes de notre imaginaire et il nous faut tout en même temps : la jupe longue pour paresser dans un hamac à l’ombre des bambous, la chemise ample pour recouvrir moins négligemment qu’il ne paraît le jean moulant, la robe à fleurs, trop fraîche, trop mimi…

Heureusement, quand je suis dans un trip comme celui-là, la voix de ma grande soeur et marraine (autant dire la voix de ma conscience) vient résonner (et raisonner!) à mes oreilles : « Sophie, il n’y a que 30 jours en avril, tu délivres toujours à la dernière minute, alors maintenant, tu tranches et tu te tiens à une seule idée à la fois! »

Et comme elle a raison… Nous voici le 3 du mois, je n’ai ni modèle ni tissu… Alors ce soir, je me fais violence et je me jette à l’eau : le modèle « perle de nacre » d’Ivanne S. sera le symbole de ma grande résolution. Après vous avoir toutes lues sur cette auteure et le soin qu’elle apporte à ses explications, je veux moi aussi tester la magie « Ivanne S. »

Déjà son livre est un roman! Le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est pas avare de mots pour nous accompagner et nous aider à nous approprier son oeuvre 🙂 Mais aussi, il est beau, il est grand comme on ne fait plus, il transpire de son univers, et j’aime çà.

Perle de nacre donc, que je réaliserai dans une toile ramie (genre lin) de couleur turquoise vif :

PerleNacre

Il s’agit d’une jupe-tulipe qui risque bien, de l’aveu même d’Ivanne, de me faire un bassin des moins flatteurs mais nous verrons celà en temps voulu. Pour l’heure, vive le printemps, vive la tulipe!

Premiers émois (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

« Après, j’ai vu ses petites bretelles de velours bleu sur mes épaules… »

L’heure de publier le projet de février a sonné. La sueur au front, le teint blafard, je peux enfin poser le clic libérateur, celui qui envoie vers la blogosphère les résultats du défi de février dans le cadre du projet de Clotilde « je couds ma garde-robe capsule 2017 ».

Je dis défi, car c’en était un et pas seulement pour moi. En surfant de façon aléatoire sur les blogs d’autres participantes, j’ai cru comprendre que ce mois de 28 jours s’était révélé plein de venin pour un certain nombre d’entre nous 🙂

En plus, je déplore l’absence de volontaires pour me servir de mannequin et ce, malgré un appel publié dans les délais et dans les formes (Excitation et…frustration!) !! Enfin!! Porter publiquement une parure de tulle noir parfaitement transparent, je ne vois pas où est le problème 🙂

Bon, débilités post-sprint mises à part, voici la toute première parure de ma carrière de couturière… Et si la confection m’a donné du fil à retordre, si le résultat est perfectible à plus d’un égard, je suis (très) agréablement surprise du confort  au porté! Cet improbable assemblage de tulle et de dentelles est plus que mettable. C’est véritablement une seconde peau et pour la première fois, je rencontre un soutien-gorge sans baleine qui joue néanmoins parfaitement son rôle. BLUFFANT de ce côté-là!

Commençons la revue de détail par le slip! Coupe moins échancrée que le pique-nique champêtre ( Parlons lingerie… ), il reste très confortable et techniquement, rien à ajouter par rapport à ce plus ancien article. Vite fait, facile, agréable, Rapport effort/bénéfice inégalable. Le gousset est flottant (ci-dessous). Classique! J’ai cependant fait le raccord élastique à un mauvais endroit, trop visible. Je garde la leçon pour une prochaine fois.

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Mon seul véritable regret : le manque de matériel approprié pour coudre la lingerie! Mon fournisseur d’élastique doux et dentelé est en rupture de stock depuis plus de 2 mois,  ce qui m’a fait me rabattre sur un autre type d’élastique au bord légèrement jaune. Une horreur. Heureusement, l’affaire s’étouffe une fois le slip porté 🙂

Au tour du soutien-gorge! Ca, c’est une autre histoire. Celui-ci est de coupe simple avec un seul pan de tissu pour le dessous de bras et le bonnet. Ca commençait donc sous les meilleures auspices. Mais ma première expérience de couture avec du tulle, mais l’absence d’élastique adéquat, mais ma mauvaise interprétation de certaines instructions (ça commençait déjà au niveau de la coupe du soutien-gorge, souvenez-vous : Février : “Premiers émois” ), mais mon manque de patience parfois, mais l’absence de ruban de la bonne taille dans ma mercerie, mais l’absence d’attaches en métal,…

Au final, sans Clotilde et son fameux projet, sans les autres participantes autour de ce même défi, sans le partage de leurs propres mésaventures couturières (je pense notamment à l’agilité dont Elodie a du faire preuve, au courage d’Ibijau face à ses nombreux ajustements, sans parler de Clotilde elle-même et de ses fameuses « dents de scie »…), sans vous toutes, j’ouvrais la poubelle et j’y virais les 10 grammes de tulle de mon soutif en devenir.

Seulement voilà, un projet, c’est un projet et je n’avais pas envie de quitter le bâteau dès février…^^ C’est cependant avec la conviction que jamais je ne porterai ce truc que j’ai mis le dernier point (à la main svp) au haut de la parure « premiers émois ».

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Mais une fois ce dernier point posé, je me suis dit « ma foi, il se regarde encore ce machin, là, avec son petit air vintage… » Du coup, au cas où, je l’ai enfilé et là, ô surprise, le plus confortable et efficace des soutiens-gorge sans baleine de ma garde-robe. Après, j’ai vu ses petites bretelles de velours bleu sur mes épaules, j’ai pensé à toutes les manières de les montrer en feignant la négligence… et j’ai craqué. Adopté le soutien-gorge! Et même, dans quelques jours, j’aurai oublié le mal qu’il m’aura donné. 🙂

Les liens à l’arrière sont un montage en croix avec agrafe en « G » au centre. Les bretelles sont montées sur des anneaux (hélas en plastiques à défaut d’autres fournitures dispo) et réglables.

Le tulle ne s’effilochant pas, la dentelle de décoration peut être simplement posée envers contre endroit, ce qui donne un charmant volume, un côté froufroutant aux bord de l’ouvrage. C’est un point essentiel du modèle mais même çà, j’ai mis du temps à le comprendre. Les rubans sont fixés à la main, au point arrière.

Il s’agit d’un modèle de mes auteures « lingerie » adorées et déjà maintes fois citées sur ce blog : Katherine Sheers et Laura Stanford. Je pense bien ne pas en avoir fini avec mes réalisations issues de leur très beau livre « Coudre sa lingerie » ❤

Modèle : Katherine Sheers & Laura Stanford – Coudre sa lingerie

Tissu, ruban velours : A little mercerie

Dentelle, anneaux et attaches : Veritas

Elastique : Colruyt

Fil et jersey noir : réserve privée

Ma valisette PC

Je l’adore!

Eh oui, je vous écris chaque semaine avec un laptop déniché en seconde main sur les genoux. Alors je me suis dit que ce laptop méritait bien un sac de transport pour entamer sa nouvelle vie…

Je l’ai pensé d’autant plus fort que Corinne Romeyer (cfr. aussi La vie en flamants roses!) propose un modèle qui me séduit beaucoup et qu’elle appelle sa « valisette pc ».

Le plus dur a été de trouver les tissus assortis qui me plaisaient : le tissu imprimé, le « simili » que j’ai remplacé ici par une toile enduite (petite audace que je ne regrette pas), la pochette avant, sans oublier la toile intérieure qui compte beaucoup à mes yeux!!

Prêts pour un tour de propriétaire?

Voici la valisette face avant versus face arrière :

A l’avant une poche avec bouton pression dans un tissu différent. Ici, je joue sur l’argenté brillant, commun aux deux tissus : le fleuri (Veritas) et le géométrique (Les tissus du chien vert).

Des deux côtés, un fond de sac en toile enduite pour le confort de l’entretien et une sangle recouverte de cette même toile pour le plaisir de l’œil. Cette toile rappelle la couleur corail des petites fleurs du tissu imprimé.

Le dessus est zippé :

A l’intérieur, plus de sobriété grâce à une simple toile de coton gris. D’un côté une large poche fermée d’une pression, de l’autre deux poches de taille égale.

La doublure grise est entièrement doublée de molleton (c’est que, j’y tiens à mon pc :-)) :

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Gageons que dans de telles conditions de rangement et de transport, mon compagnon bureautique m’assistera encore de nombreuses années…

Modèle : Corinne Romeyer

Tissu fleuri, tirette, boutons pression, fil : Veritas

Molleton, tissu gris, tissu à motif géométrique, tissu enduit : Les tissus du chien vert

 

Excitation et…frustration!

D’envie en envie, de fil en aiguille, je le tien ce slip, terminé, entre mes mains

En février, c’est dit, c’est la parure « premiers émois ». Les patrons sont décalqués, découpés… Reste le tulle qui est arrivé hier soir!

Ahaaaa! Youpie, beau le week-end! Je découvre au passage que ma belle-soeur ne m’avait pas menti en me promettant du plaisir avec cette matière 🙂 🙂 Un peu rebelle quelques fois.

Et puis, d’envie en envie, de fil en aiguilles, je tiens le slip, terminé, entre mes mains. Une belle satisfaction qu’il me faut partager avec vous.

Sauf que mon smartphone qui me sert aussi d’appareil photographique refuse de s’allumer. Damnation et frustration de malheur! Je vous la décrit? Très seyante, extrêmement transparente et vintage jusque comme il faut entre le noir du tulle et le crème de la dentelle.

Un volontaire pour faire mannequin? hihihi…

Je vous embrasse et file tester la prise de photos à partir de ma webcam. Je vous tiens au courant!!

Deux mitaines et leur snood

Le snood est une création « Des gaufres au Guatemala »!

Ouh! Loin de moi le souvenir de la vilaine tunique! Vite vite revenons à de meilleurs sentiments avec un petit ensemble en jersey de coton composé de mitaines et d’un snood. Les mitaines sont de Kyoko Sakauchi (« Les base de la couture à la machine ») et le snood, si élémentaire soit-il, est bel et bien ma première création 🙂 🙂

Les mitaines se terminent par un volant d’organza élastiqué. Il m’a semblé que, portées simplement, elles pouvaient sembler incongrues sur une tenue lambda. Ainsi, l’idée du snood en complément est née. Il accompagne harmonieusement les mitaines, rappelle leur imprimé et le jersey est une caresse pour le cou.

Bien sûr, vous l’avez deviné, cette composition est celle d’une grande frileuse, qui aime à la fois l’aisance des manches courtes sans pour autant rien concéder au confort que procure un peu de chaleur en hiver.

 

Modèle : mitaines : Kyoko Sakauchi, Les base de la couture à la machine, Snood : des gaufres au Guatemala

Tissu : Les tissus du chien vert

Dentelle : Veritas