Premiers émois (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

« Après, j’ai vu ses petites bretelles de velours bleu sur mes épaules… »

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L’heure de publier le projet de février a sonné. La sueur au front, le teint blafard, je peux enfin poser le clic libérateur, celui qui envoie vers la blogosphère les résultats du défi de février dans le cadre du projet de Clotilde « je couds ma garde-robe capsule 2017 ».

Je dis défi, car c’en était un et pas seulement pour moi. En surfant de façon aléatoire sur les blogs d’autres participantes, j’ai cru comprendre que ce mois de 28 jours s’était révélé plein de venin pour un certain nombre d’entre nous 🙂

En plus, je déplore l’absence de volontaires pour me servir de mannequin et ce, malgré un appel publié dans les délais et dans les formes (Excitation et…frustration!) !! Enfin!! Porter publiquement une parure de tulle noir parfaitement transparent, je ne vois pas où est le problème 🙂

Bon, débilités post-sprint mises à part, voici la toute première parure de ma carrière de couturière… Et si la confection m’a donné du fil à retordre, si le résultat est perfectible à plus d’un égard, je suis (très) agréablement surprise du confort  au porté! Cet improbable assemblage de tulle et de dentelles est plus que mettable. C’est véritablement une seconde peau et pour la première fois, je rencontre un soutien-gorge sans baleine qui joue néanmoins parfaitement son rôle. BLUFFANT de ce côté-là!

Commençons la revue de détail par le slip! Coupe moins échancrée que le pique-nique champêtre ( Parlons lingerie… ), il reste très confortable et techniquement, rien à ajouter par rapport à ce plus ancien article. Vite fait, facile, agréable, Rapport effort/bénéfice inégalable. Le gousset est flottant (ci-dessous). Classique! J’ai cependant fait le raccord élastique à un mauvais endroit, trop visible. Je garde la leçon pour une prochaine fois.

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Mon seul véritable regret : le manque de matériel approprié pour coudre la lingerie! Mon fournisseur d’élastique doux et dentelé est en rupture de stock depuis plus de 2 mois,  ce qui m’a fait me rabattre sur un autre type d’élastique au bord légèrement jaune. Une horreur. Heureusement, l’affaire s’étouffe une fois le slip porté 🙂

Au tour du soutien-gorge! Ca, c’est une autre histoire. Celui-ci est de coupe simple avec un seul pan de tissu pour le dessous de bras et le bonnet. Ca commençait donc sous les meilleures auspices. Mais ma première expérience de couture avec du tulle, mais l’absence d’élastique adéquat, mais ma mauvaise interprétation de certaines instructions (ça commençait déjà au niveau de la coupe du soutien-gorge, souvenez-vous : Février : “Premiers émois” ), mais mon manque de patience parfois, mais l’absence de ruban de la bonne taille dans ma mercerie, mais l’absence d’attaches en métal,…

Au final, sans Clotilde et son fameux projet, sans les autres participantes autour de ce même défi, sans le partage de leurs propres mésaventures couturières (je pense notamment à l’agilité dont Elodie a du faire preuve, au courage d’Ibijau face à ses nombreux ajustements, sans parler de Clotilde elle-même et de ses fameuses « dents de scie »…), sans vous toutes, j’ouvrais la poubelle et j’y virais les 10 grammes de tulle de mon soutif en devenir.

Seulement voilà, un projet, c’est un projet et je n’avais pas envie de quitter le bâteau dès février…^^ C’est cependant avec la conviction que jamais je ne porterai ce truc que j’ai mis le dernier point (à la main svp) au haut de la parure « premiers émois ».

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Mais une fois ce dernier point posé, je me suis dit « ma foi, il se regarde encore ce machin, là, avec son petit air vintage… » Du coup, au cas où, je l’ai enfilé et là, ô surprise, le plus confortable et efficace des soutiens-gorge sans baleine de ma garde-robe. Après, j’ai vu ses petites bretelles de velours bleu sur mes épaules, j’ai pensé à toutes les manières de les montrer en feignant la négligence… et j’ai craqué. Adopté le soutien-gorge! Et même, dans quelques jours, j’aurai oublié le mal qu’il m’aura donné. 🙂

Les liens à l’arrière sont un montage en croix avec agrafe en « G » au centre. Les bretelles sont montées sur des anneaux (hélas en plastiques à défaut d’autres fournitures dispo) et réglables.

Le tulle ne s’effilochant pas, la dentelle de décoration peut être simplement posée envers contre endroit, ce qui donne un charmant volume, un côté froufroutant aux bord de l’ouvrage. C’est un point essentiel du modèle mais même çà, j’ai mis du temps à le comprendre. Les rubans sont fixés à la main, au point arrière.

Il s’agit d’un modèle de mes auteures « lingerie » adorées et déjà maintes fois citées sur ce blog : Katherine Sheers et Laura Stanford. Je pense bien ne pas en avoir fini avec mes réalisations issues de leur très beau livre « Coudre sa lingerie » ❤

Modèle : Katherine Sheers & Laura Stanford – Coudre sa lingerie

Tissu, ruban velours : A little mercerie

Dentelle, anneaux et attaches : Veritas

Elastique : Colruyt

Fil et jersey noir : réserve privée

Ma valisette PC

Je l’adore!

Eh oui, je vous écris chaque semaine avec un laptop déniché en seconde main sur les genoux. Alors je me suis dit que ce laptop méritait bien un sac de transport pour entamer sa nouvelle vie…

Je l’ai pensé d’autant plus fort que Corinne Romeyer (cfr. aussi La vie en flamants roses!) propose un modèle qui me séduit beaucoup et qu’elle appelle sa « valisette pc ».

Le plus dur a été de trouver les tissus assortis qui me plaisaient : le tissu imprimé, le « simili » que j’ai remplacé ici par une toile enduite (petite audace que je ne regrette pas), la pochette avant, sans oublier la toile intérieure qui compte beaucoup à mes yeux!!

Prêts pour un tour de propriétaire?

Voici la valisette face avant versus face arrière :

A l’avant une poche avec bouton pression dans un tissu différent. Ici, je joue sur l’argenté brillant, commun aux deux tissus : le fleuri (Veritas) et le géométrique (Les tissus du chien vert).

Des deux côtés, un fond de sac en toile enduite pour le confort de l’entretien et une sangle recouverte de cette même toile pour le plaisir de l’œil. Cette toile rappelle la couleur corail des petites fleurs du tissu imprimé.

Le dessus est zippé :

A l’intérieur, plus de sobriété grâce à une simple toile de coton gris. D’un côté une large poche fermée d’une pression, de l’autre deux poches de taille égale.

La doublure grise est entièrement doublée de molleton (c’est que, j’y tiens à mon pc :-)) :

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Gageons que dans de telles conditions de rangement et de transport, mon compagnon bureautique m’assistera encore de nombreuses années…

Modèle : Corinne Romeyer

Tissu fleuri, tirette, boutons pression, fil : Veritas

Molleton, tissu gris, tissu à motif géométrique, tissu enduit : Les tissus du chien vert

 

Excitation et…frustration!

D’envie en envie, de fil en aiguille, je le tien ce slip, terminé, entre mes mains

En février, c’est dit, c’est la parure « premiers émois ». Les patrons sont décalqués, découpés… Reste le tulle qui est arrivé hier soir!

Ahaaaa! Youpie, beau le week-end! Je découvre au passage que ma belle-soeur ne m’avait pas menti en me promettant du plaisir avec cette matière 🙂 🙂 Un peu rebelle quelques fois.

Et puis, d’envie en envie, de fil en aiguilles, je tiens le slip, terminé, entre mes mains. Une belle satisfaction qu’il me faut partager avec vous.

Sauf que mon smartphone qui me sert aussi d’appareil photographique refuse de s’allumer. Damnation et frustration de malheur! Je vous la décrit? Très seyante, extrêmement transparente et vintage jusque comme il faut entre le noir du tulle et le crème de la dentelle.

Un volontaire pour faire mannequin? hihihi…

Je vous embrasse et file tester la prise de photos à partir de ma webcam. Je vous tiens au courant!!

Deux mitaines et leur snood

Le snood est une création « Des gaufres au Guatemala »!

Ouh! Loin de moi le souvenir de la vilaine tunique! Vite vite revenons à de meilleurs sentiments avec un petit ensemble en jersey de coton composé de mitaines et d’un snood. Les mitaines sont de Kyoko Sakauchi (« Les base de la couture à la machine ») et le snood, si élémentaire soit-il, est bel et bien ma première création 🙂 🙂

Les mitaines se terminent par un volant d’organza élastiqué. Il m’a semblé que, portées simplement, elles pouvaient sembler incongrues sur une tenue lambda. Ainsi, l’idée du snood en complément est née. Il accompagne harmonieusement les mitaines, rappelle leur imprimé et le jersey est une caresse pour le cou.

Bien sûr, vous l’avez deviné, cette composition est celle d’une grande frileuse, qui aime à la fois l’aisance des manches courtes sans pour autant rien concéder au confort que procure un peu de chaleur en hiver.

 

Modèle : mitaines : Kyoko Sakauchi, Les base de la couture à la machine, Snood : des gaufres au Guatemala

Tissu : Les tissus du chien vert

Dentelle : Veritas

Décevante la tunique…

Le modèle s’est révélé peu coûteux en effort

Parmi mes projets possibles dans le cadre de la garde-robe capsule 2017 (programme personnel ici), j’envisageais de choisir dans la catégorie « haut chaîne et trame », une tunique coupée dans un satin pastel. Le satin, c’était ma touche personnelle et aussi une fort mauvaise idée.

Le modèle s’est révélé peu coûteux en effort, en temps et au final, j’ai ce que je mérite pour avoir céder à la facilité et pour avoir dérogé aux recommandations sur les tissus appropriés : une tunique au port décevant que je ne suis pas prête de porter 😦

Allez! Je la joue loyale! Je partage mes contentements et mes succès (notamment Un boxer en été (#jecoudsmagarderobecapsule2017), Parlons lingerie…,La vie en flamants roses!,…) Je me dois de présenter aussi mes échecs, mes déceptions, leurs raisons.

Voici la chose :

A refaire?

  • Je prendrais le tissu recommandé pour le patron (de la soie lavée en l’occurrence) : le tout est d’éviter que la couture centrale soit trop visible!!;
  • Je choisirais une couleur convenable : là honnêtement, le mal de ventre est garanti après quelques minutes…;
  • J’opterais pour une taille en-dessous : sur la photo, je rentre le drapé dans mon jean mais sans cela, c’est une cata!;

D’une façon générale, je ne peux rien reprocher à ce patron en soi : le résultat sur la photo originale (Burda n° hors série 63H)  est tout à fait correct vu le niveau d’expertise requis (très bas) mais je comprends aussi ce faisant, que ce qui me plaît dans mes projets de couture, c’est le soin qu’ils me demandent. Ainsi les projets de lingerie me procurent beaucoup de satisfaction parce que quand on donne autant de minutie sur chaque détail, on crée un lien unique à l’objet.

C’est ce que je retiens de cette tentative vestimentaire et c’est précieux pour la suite!

 

Modèle : Burda (Burda Easy)

Tissu : Les tissus du chien vert

Fil : Veritas

Fait du 46 ou casse toi

Ibijau, elle a du goût, elle couds, j’aime ses réalisations et aujourd’hui, elle s’offre un coup de gueule qui me touche.

ibijau

Petit coup de gueule à l’intention des créateurs de patrons indépendants en francophonie: Et sinon, c’est quand que vous pensez offrir quelque chose au-dela du 46?

A vu de nez, je vais du 50/52 en taille « couture ». Je dis à vu de nez, parce que franchement, je n’ai pas croisé beaucoup de marques françaises qui montent aussi haut dans les tailles, et donc il s’agit d’une pure spéculation de ma part. Mes rares achats prêts à porter ce sont faits selon le système américain et m’ont placé entre XL et XXL. Même avec mon 1m70 pour 100kg, autant vous dire que je ne suis pas un brindille.

Et je ne me sens pas très bienvenue dans le monde de la couture francophone, ou clairement les créateurs indés ont mieux à faire que de s’occuper des grosses.

A chaque fois que je tombe sur une nouvelle marque de patron, c’est la…

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Le short Châtaigne

Les tribulations d’une autre bloggeuse en route vers la garde robe capsule 2017. Superbe réalisation d’un short hivernal!

le labo des filles

Je ne sais pas pourquoi, mais dans ma garde robe, les shorts sont réservés aux footings, randonnées et au tourisme en contrées chaudes et lointaines. Et il faut l’avouer, pour ces usages, les quelques basiques du prêt à porter qui se trouvent dans mon armoire ne sont pas encore au bout de leur vie (oui, le short de rando ne se démode pas si vite, si tant est qu’il fut un jour à la mode!)… d’où mon manque total d’intérêt pour la couture d’un short !

Pourtant, je trouve certains shorts très jolis et ils peuvent être portés avec beaucoup de style par certaines. C’est finalement le projet de Clotilde du blog Clo’s qui m’a poussée à revoir ma vision du short. Son idée de garde robe capsule m’a beaucoup plu : coudre 1 vêtement par mois, d’une catégorie différente à chaque fois ! J’ai alors réalisé que je ne…

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