Resiste!

Prouve que tu reprises

Titre d’article en clin ou d’oeil ou en écho à la démarche de Camille Binet-Dezert (https://www.facebook.com/Fabriqueenutopie/ et hashtag #resisteprouvequetureprises) qui, de brocantes en brocantes, a retrouvé les manuels de nos aïeules et petit à petit a acquis et partagé l’expertise du reprisage. Sa démarche est simple : elle constate que l’industrie de la mode est la seconde plus polluante au monde. La fabrication des tissus l’est par nature et la domination du marché par la fast fashion aggrave le cas en produisant du peu durable à bas prix.

J’ai suivi le cours de reprisage/ravaudage que Camille Binet-Dezert propose sur Artesane ( Repriser et raccommoder : je ne jette plus mes vetements ) et j’ai découvert que les techniques de reprisage et de ravaudage sont des déclinaisons de… la broderie! Et entre la broderie et moi, c’est une longue histoire d’amour, même si je ne vous en ai jamais parlé sur ce blog…

C’est donc avec surprise que je réalise que cette activité que je croyais déprimante m’ouvre au contraire la perspective d’agréables soirées… Puis ce faisant, j’ai l’impression de retrouver un peu ma grand-mère disparue depuis longtemps mais aux côtés de qui j’ai grandi. Dans son vieux fauteuil élimé qu’elle appelait « club », Bobonne reprisait les chaussettes.

A travers mes yeux d’enfants, je la regardais avec horreur glisser ses mains noueuses à l’intérieur de nos chaussettes, les étirer si fort et combler inlassablement les trous en faisant glisser l’aiguille sur le bombé de son poignet. Ensuite, les chaussettes retrouvaient nos pieds et j’avoue avoir détesté au touché, le rugueux des endroits raccommodés.

Mais aujourd’hui, la reprise est un acte de résistance comme le dit Camille Binet-Dézert. C’est le refus de jeter ce qui peut, à peu d’efforts, encore servir. C’est contribuer à moins consommer et ce faisant, à moins polluer.

C’est du moins ce dont j’essaie de convaincre mes enfants en commençant par la moins ados de tous : notre apprentie couturière Anabelle déjà bien connue de ce blog. Specimen parfait pour tenter une approche, Anabelle est sans conteste la championne toutes catégories des pantalons troués.

Notez que j’ai d’abord tenté une stratégie préventive! Mes lecteurs les plus fidèles se souviendront des modèles de Wanderer (Ottobre) que je lui ai cousus, profitant de ce que ce modèle me permettait de doubler, parfois tripler, les zones de genoux. D’autres verront toute la malice dans le choix du Sarouel Burda, décoré fort opportunément au niveau du genou! A l’exception du sarouel, moins porté, tous ces pantalons néanmoins ont fini vaincus.

Donc, merci Camille Binet-Dezert, l’heure de la stratégie curative a sonné! Dans son cours, Camille propose une approche moderne pour réhabiliter les jeans usés. En effet, dans le temps, l’art du reprisage était aussi l’art du camouflage. Les vêtements raccommodés sentaient la pauvreté et il convenait de les faire discrets. Aujourd’hui, le raccommodage est une bannière, il est la fierté de ceux qui donnent priorité à la planète et à l’avenir.

Dans ces conditions, raccommoder devient drôle et créatif! Jugez plutôt. Après avoir coupé les effilochures aux abords des deux trous du jeans noir d’Anabelle, j’ai, suivant les consignes de Camille, thermocollé des chutes de tissu pour combler les trous. Mon choix s’est spontanément porté sur des chutes de coton au motif de renard (voir Maître Renard). Il m’a fallu ensuite trouver dans ma boîte à cotons moulinés des tons assortis.

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Ensuite, j’ai entrepris de fixer une seconde fois le tissu de réparation en réalisant aux contours du trou un grossier point de feston. En rouge pour une jambe, en vert pour l’autre.

Enfin, pour fixer au maximum la toile thermocollante à l’envers du jeans, j’ai rebordé sur toute sa surface des motifs imaginés dans la foulée. Plaisir garanti!

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Mais l’intéressée me direz-vous, qu’en pense-t-elle? Pas charmée à vrai dire : le rouge est trop voyant, les broderies c’est nul : ça fait enfant et ça fait fille! En effet… C’est juste que moi, je la voyais comme une enfant. Où avais-je la tête! Elle a 10 ans tout de même! Cela dit, elle fait contre mauvaise fortune bon coeur car aujourd’hui est jour de rentrée scolaire pour notre Ana : le premier retour à l’école après le confinement et devinez ce qu’elle portait??

Bingo!

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Pour ceux ou celles qui s’interrogeraient sur les pieds nus de la princesse, sachez qu’il s’agit là de son équipement de marche favori. Tant et tant que c’est à la veille de la rentrée en classe que nous nous sommes avisées que ses chaussures étaient désormais trop petites! Effet colatéral du confinement 😀

Et pendant ce temps, notre compagne d’Atelier ronronne… Portez-vous bien!

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Quinn, le caméléon

Un classique LMV pour nos juniors

Quinn, c’est un T-Shirt enfant de la Maison Victor. Jusqu’ici, pour Anabelle, j’avais produit et reproduit le T-Shirt Thomas (voir Mon diplodocus d’amourDoublé gagnant! (#jecoudsmagarderobecapsule2017) ou encore Petit panda blond)

Mais depuis, la demoiselle qui me fait l’honneur d’être membre de l’Atelier a grandi. Alors tant qu’à redécalquer un patron dans une taille supérieure, pourquoi ne pas changer? Thomas était parfait. Mais dans le fond, Quinn, c’est un Thomas qui s’offre un col en V… Pourquoi pas? Anabelle était partante, elle avait choisi son tissu de longue date… Nous avons tranché et nous voici sans regret à vous présenter le nouveau modèle de T-Shirt qui fait son entrée dans la garde-robe un peu garçonne de ma blondinette!

Le tissu est un jersey (envers type Sweat) du Chien Vert, que nous nous étions procuré à une époque où il était encore possible d’acheter du tissu et du fil à coudre sans difficulté (je ne parle même pas des aiguilles pour machine à coudre qui elles aussi sont en pénurie actuellement).

Le ton dominant est un partage équitable entre gris et kaki. Il est ponctué de petits points jaune vif qui, si on on s’en approche, forment les yeux d’un animal qui, suivant l’avis des uns est un caméléon, et suivant l’opinion des autres est un lézard. Anabelle n’en a cure. Elle est ravie et ne s’en sépare plus.

Quelque gros plans trahiront l’effet destructeur d’une aiguille jersey n°13 mais qui avait le grand mérite d’être disponible dans ma boîte de couture.

Pour les ourlets bas du corps et manches, inutile de vous dire que je n’avais pas d’aiguille double à me mettre sous la dent. J’ai donc opté pour un point fantaisie sur lequel mon exigente cliente a lancé un regard oblique. Mais ensuite, elle a convenu que ce n’était pas trop visible. J’ai tout de même senti qu’il était préférable que je ne réédite pas ce genre d’initiative 😀

Je ne sais quoi dire de ce T-Shirt sinon qu’il ne présente aucune difficulté, que sa coupe est parfaite et qu’il se confectionne en une heure de couture. Win win win… Je sens que nous le déclinerons à l’envi!

Prenez soin de vous et à très vite, pour autant que je trouve le moyen de me procurer le matériel de base ;-). En dernier recours, je pourrai toujours recycler mes draps de lit, mes fils multicolores et mes aiguilles spécial cuir. Allez savoir s’il n’en sortirait pas une bonne surprise?

Signé : Sophie, couturière frustrée. Car si j’ai l’habitude d’avoir des fournitures en proportion inverse du temps de loisir, il est rare que ce soit le temps qui prenne et conserve l’avantage 😉

Terrasser Drake et mourir

« Si vous aimez les défis » LMV

Vous conter les péripéties couturières qui ont mené à l’arrivée de Drake dans la garde-robe d’Anabelle m’est un confort si profond qu’il me semble coupable. Me voici enfin, installée devant mon laptop, aux côtés d’une théière d’Earl Grey, avec vue sur notre terrasse d’Halloween, me voici enfin, à même de vous présenter la cousette la plus délicate de ma carrière de couturière amateure : Drake!

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Drake, c’est une parka de La Maison Victor qui a conquis Anabelle. Modèle masculin, une fois de plus, que la demoiselle a imaginé dans un jean waxé anthracite, doublé d’un doux matelassé, avec fourrure type « mouton » dans la capuche.

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Comme je continue à croire que la vie nous apporte autant de leçons que d’instants critiques, que puis-je retirer de l’aventure Drake? Eh bien, pour commencer, je crois qu’à l’avenir je serai moins désinvolte au moment de valider un modèle avec mon exigeante cliente. Quand Anabelle m’a présenté Drake, j’ai seulement vérifié le nombre de mètres de tissu utile. 1m20 de tissu principal, c’était d’autant plus ok pour moi que j’avais un reste de jean waxé de cette taille et, je l’avoue, je n’ai pris en compte aucun autre paramètre.

Une fois dotée du matériel restant (doublures, tirette, cordon) grâce au fidèle toutou vert de Molenbeek, j’ai ouvert mon cher Victor pour commencer à comprendre l’étendue de ma peine à venir… D’une part, l’introduction confiait aux lecteurs que si, bien sûr, « ce manteau cool prendra un peu de temps mais est tout à fait faisable si vous aimez les défis ». Damned! Si je n’ai rien contre un défi « robe du soir » ou autre fémininerie à paillettes, je n’étais pas très sûre de vouloir me lancer un défi qui aurait pour résultat de consolider le look « aventurier » de ma fille, et surtout pas à un âge où elle change de taille tous les 6 mois. Quand à prendre « un peu de temps », ça tombait très mal car je n’en avais pas.

D’autre part, le plan de coupe permettait de comprendre en un regard que l’affaire était loin d’être pliée. Mais quand le vin est tiré, il faut le boire et c’est ainsi que je me suis retrouvée quelques heures plus tard (parole!) à la tête d’une malle qui souffrait à contenir les 60 pièces de tissus dont l’assemblage devait – j’y croyais à peine – devenir Drake. Devant ces 60 lambeaux, j’ai eu le sentiment de n’avoir jamais jusque-là très bien cerné la notion de « valeur ajoutée ».

Il allait y en avoir de la valeur ajoutée! Sauf à décevoir Anabelle, ce qui n’était, de préférence, pas une option. Première étape : le devant! Vite dit, mon cher Victor! Car ce devant arbore deux poches poitrine et deux poches à soufflet avec rabat. Je ne parle pas ici de la goulotte à cordon qui sera posée bien plus tard!

Sur la poche à soufflet avec rabat, ma machine donnait des signes de souffrances devant trop d’épaisseurs de tissus. C’est un peu son point faible à ma compagne. Du coup, j’ai procédé en plusieurs étapes et finalement, nous avons, elle et moi, surmonté l’épreuve de façon satisfaisante :

Deuxième étape : le dos! A ce stade, je ne craignais plus rien. Et en effet, le dos était une affaire toute simple à régler. Malheureusement et sans surprise, l’épaisseur des tissus en certains endroits rendait l’opération délicate. Sans une grande vigilance, nécessaire mais pas toujours suffisante, les lignes droites se courbent aisément. Ceci est d’autant plus vrai à l’usage du point spécial « stretch ». Or, vous le devinez, mon jean waxé était aussi un tissu stretch! Néanmoins, en y mettant le temps et la patience, je peux dire que ce dos est assez réussi :

Détail agréable : le milieu dos qui finit en queue de pie.

Ensuite, vinrent les coutures d’épaules et le capuchon doublé : c’était simple et classique. Pas de commentaire. Suivirent les manches : pas de soucis non plus : elle présente une jolie manchette (faut bien justifier les 60 pièces tout de même) qui participe au style du modèle de façon très pertinente.

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Les coutures de côté et de dessous de manche étaient un plaisir. Restait à doubler l’ouvrage. Et ça, ce fut la partie la plus gratifiante de toutes : parce que, une doublure soignée et réalisée avec précision, transforme la nature de l’ouvrage : cet instant est délectable lorsqu’on tient dans ses mains sa création et qu’elle nous semble être sortie tout droit d’un magasin!

 

Le reste n’était que finition. Pas de la tarte pour autant : je ne suis pas très satisfaite de ma fameuse queue de pie : la réalisation de sa doublure m’a compliqué la vie plus que de raison pour un résultat assez mauvais :

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Au final, malgré cela, Anabelle est satisfaite et porte Drake chaque jour dans sa vie mouvementée de cour de récré.

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Par rapport au modèle original, il manque la patte qui cache le zip. Le tissu waxé marquant à tout jamais les points cousus, et ma machine ne supportant pas trop les épaisseurs, j’ai craint de gâcher tout l’ouvrage en une minute maudite et j’ai donc préféré renoncer à cette dernière finition.

Résultat en images :

Alors voilà! Au moins est-ce portable et au moins est-ce fini. Je vais pouvoir coudre quelque chose de plus coloré, de plus féminin et de plus facile! O récompense ultime!

Sophie

Désirons des hirondelles

Oliver reprend du service

Après le sarouel et le marcel, une pièce plus académique en ce début d’année scolaire : le chemisier! Ou la chemise devrais-je admettre car Oliver est bel et bien un modèle masculin pour enfants de La Maison Victor.

C’est aussi le choix d’Anabelle qui avait été très satisfaite d’une première version taillée dans un coton aux motifs de renards (voir Maître Renard) :

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Pour cet exemplaire, Anabelle a fouillé trois fois le rayon coton imprimé du Chien Vert : un véritable fox terrier! Le tissu l’avait frappée dès son entrée dans le magasin alors qu’il était employé sur un exemple de vêtement posé là en guise d’inspiration. Un vol d’hirondelle qui précède l’automne…

Et puis-je lui donner tort? Certainement pas : ce tissu convient parfaitement au modèle et accompagnera harmonieusement le pantalon qui devrait suivre un de ces jours sur ce blog. Pour la petite histoire de ce vestiaire de rentrée, je vous renvoie à un précédent article (Garde-robe de rentrée…).

Ce qu’on aime invariablement dans Oliver? Anabelle apprécie d’être à l’aise tout en soignant son style et moi, j’adore coudre des chemises, notamment parce que c’est une pièce où on peut vraiment soigner le détail, et réaliser des finitions propres, à l’intérieur comme à l’extérieur.

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Amitiés,

Sophie

Bent, le marcel!

Une idée toute saison

Mais oui! Un marcel, comme prévu dans les plans « rentrée » d’Anabelle. Ce vêtement qui semble d’un autre temps est en réalité assez pratique pourvu qu’on soigne un peu son apparence. Dans un joli jersey aux motifs de koala, il nous offre un T-shirt sans manche pour affronter les dernières chaleurs estivales. Puis, quand l’automne frappera à la porte, quand l’hiver prendra son relais, pas question de mettre le marcel au grenier! Car alors, il deviendra, discret sous la blouse, une arme fatale contre vents et frimas.

C’est comme çà qu’Anabelle aime ses vêtements : quand on peut les porter tout le temps. Son choix s’est porté sur un jersey à motifs dans les tons jaune/ocre. Elle a choisi de rehausser le tout d’un biais couleur brun praliné. Le modèle est de La Maison Victor : le marcel Bent.

Les détails remarquables de Bent : un dos nageur et un ourlet auquel l’Atelier des gaufres à ajouté une petite fantaisie grâce à un point stretch amusant…

Il s’agit de la seconde pièce du vestiaire de rentrée. Je finalise la chemise Oliver seconde du nom et vous écris au plus vite. Dans le même temps, je me prépare mentalement à l’attaque du parka Drake, le manteau aux 58 pièces de tissu…

Pendant ce temps, tic-tac, tic-tac… les écoles ont relancé leurs pendules et ont réactivé l’ineffable sonnerie. Vous savez, celle qui nous donne encore le trac 30 ans plus tard?

A bientôt!

Sophie

 

Garde-robe de rentrée…

…pour petite intrépide!

Bonjour tout le monde! Quel bonheur de se retrouver après tant de silence. Mais attention! Silence n’est pas désœuvrement et je vous dois de réserver au plus vite le temps nécessaire pour vous dévoiler les réalisations de ce printemps et de cet été qui, pour l’instant, n’ont pas été publiées.

Avant cela, je brûle d’impatience de vous parler d’un projet lancé à la légère sur un ton badin mais qui commence à prendre forme. Imaginez-vous! Nous étions dans nos pulls polaires sur un emplacement de camping de la Baie de Somme à scruter le ciel gris et Meteo France nous affirmait qu’il était ce que nous pouvions espérer de mieux en territoire métropolitain pour une bonne semaine au moins. Pour en attester, à la télé, les images d’orages succédaient à celles d’une mini-tornade en Meurthe et Moselle…

Alors, une idée a germé dans les deux cerveaux de l’atelier des Gaufres : et si on rentrait chez nous, profiter d’une semaine de pluie bien au chaud, à l’abri, autour d’un projet « couture »? Il nous a bien fallu trouver quelques arguments pour que cette envie de retour l’emporte chez les autres membres de la famille mais vous savez, la motivation (et l’humidité) peut faire merveille quelques fois.

En deux temps trois mouvements, nous étions de retour en Belgique avec pour ambition de concocter une garde-robe de rentrée à Anabelle. La coquine a compulsé pas moins de 46 revues pour en faire émerger une petite dizaine de modèles candidats. Ensuite, une visite de plusieurs heures au Chien Vert lui a permis d’élire les coupons requis pour 6 parmi les modèles sélectionnés. Si c’est pas de la couture raisonnée ça!

Vous avouerais-je une fois encore combien il m’est agréable de partager cette passion avec ma petite fille? Je lui découvre une personnalité forte doublée, c’est utile, d’un goût très sûr <3. Jugez plutôt : la garde-robe de rentrée « à la garçonne » sera composée des 6 pièces suivantes :

Un sarouel

Il s’agit du modèle Burda Kids 630 du numéro Hors-Série 68H paru en 2017. Anabelle aime les couleurs autant que son confort. Son choix de tissu s’est porté sur un Sweat extensible déliné en 4 tons durs : gris souris, turquoise foncé, rouge, jaune. De quoi dissiper la grisaille!

Un pantalon « sporty chic »

Le modèle est de La Maison Victor : Levin avait tout pour plaire à Anabelle : souple, élégant et surtout, le label « enfant casse-cou autorisé ». Tissu élu (dont j’espère qu’il convienne) : un tricot anthracite à l’envers gratté ultra doux.

Un T-Shirt sans manche dit « marcel »

Un T-shirt sans manche pour l’été indien mais qui peut devenir une chemisette de réconfort pour les jours plus froids. Anabelle a choisi le modèle Bent de La Maison Victor qu’elle compte décliner dans un jersey aux motifs de koalas dans des tons jaune, beige, brun clair.

Un T-Shirt classique à manches courtes

Nous testerons notre nouvelle acquisition « Couture mère-fille » grâce à un modèle de T-Shirt dit « graphique », qu’Anabelle voyait parfaitement dans ce jersey à motifs de lézards…

Une chemise

Oui, j’ai bien dit chemise plutôt que chemisier car il s’agit bien d’un modèle masculin qu’Anabelle a souhaité ré-éditer. Vu la réussite de son premier Oliver (La Maison Victor) qu’elle porte sans désemparer, je m’incline sans discussion (souvenez-vous de Maître Renard). Pour trouver le tissu de son prochain Oliver, l’intéressée a traversé le rayon « coton imprimé » du Chien Vert à de nombreuses reprises jusqu’à trouver le motif qu’elle voulait et qu’elle avait aperçu sur un modèle de vêtements exposé dans le magasin. Si les hirondelles ne font pas le printemps, allez savoir si elles ne font pas l’automne…

Un manteau

Last but not least… Un manteau! Un parka, pour être exacte, modèle « Drake » de La Maison Victor. Notre petite commanditaire était si enthousiaste que je n’y ai vu aucune malice. A l’heure où je vous écris, j’apprends, grâce à Drake, qu’il est possible de découper 58 pièces de tissu dans un coupon d’1m25 et d’une doublure d’1m ( 58! Vous avez bien lu) et je m’efforce de trouver le courage qui me permettrait de vérifier qu’un seul petit parka peut en effet contenir 58 morceaux à assembler 😉 Vous savez quoi? Je vais y aller à petits pas sur ce Drake dont je sens que nous en reparlerons…

Le choix de tissu : un jean ciré anthracite, une doublure matelassée pour avoir bien chaud au corps et pour doubler la capuche, une séduisante fourrure synthétique type « mouton ».

Et voilà qui devrait permettre à notre petite couturière en herbe de reprendre les cours sous les meilleures auspices. Bien sûr, je vous présente les résultats à mesure de nos productions et donc très très vite.

Alors? Que dites-vous de notre plan « anti-pluie »? En avez-vous fait autant ou avez-vous trouvé d’autres alternatives? J’ai hâte d’avoir de vos nouvelles!

Je vous embrasse.

Sophie.

 

Maître Renard

…Sur le corps beau d’Anabelle

Hello tout le monde! Non, je n’avais pas disparu. Oui, je cousais toujours, pas nécessairement avec autant de fortune que j’aurais voulu et surtout pas au rythme que j’aurais souhaité. Mais le début d’année m’a demandé quelques concessions en raison d’un nouveau projet professionnel qui, comme tout les nouveaux-nés, avait besoin de soins attentifs et assez exclusifs. Comme il m’emmène régulièrement outre-Europe, ça n’aide pas non plus car je n’ai pas trouvé le moyen de mettre une machine à coudre dans mes valises. Damned!

Puis, il y a eu deux videos « lecture-couture »! Ca me plaît tellement de vous entretenir de mes livres de couture favoris! Cependant, je ne me sens pas un grand talent de youtubeuse. La simple confection de la video et plus encore sa compression (en témoigne cette abominable publicité qui barre mon visage dans la video consacrée au livre « Coudre avec 1 mètre de tissu« ) sont un tel cauchemar que j’ignore encore si je vais poursuivre cet effort-là.

Voilà! A présent que j’en ai fini avec les excuses, passons aux faits! Hier, c’était dimanche, ma fille passait la journée avec une bande de copines et je culpabilisais de lui avoir refusé la veille la confection au pied levé d’un déguisement de Croc-mou. Vous savez, Croc-mou, le fameux dragon furie nocturne des studio Dreamworks? J’estimais n’avoir ni le tissu ni le temps matériel pour réaliser ce costume d’ici jeudi soir. Mais la déception d’Anabelle me peinait vraiment.

Alors, plutôt que rester sur ce triste sentiment, j’ai ouvert mon armoire à tissu, en ai extrait un beau coton imprimé du Chien Vert au motif de renards et en deux-temps trois-mouvements, ai décalqué et découpé le tout nouveau patron de La Maison Victor « Oliver ». Objectif : terminer une version de ce  petit chemisier avant le retour à la maison de la belle. Histoire de faire oublier ce maudit Croc-mou.

Résultat atteint et à la hauteur des espérances : avec du coton, le risque est faible de se fourvoyer et Oliver s’est montré très accommodant à toutes les étapes, depuis le calque, jusqu’à l’assemblage en passant par la coupe. Du limpide de A à Z. Bravo LMV! Et vous savez quoi? J’ai été pardonnée par une petite fille très fière de porter cette pièce couverte du plus rusé des animaux! Ce que j’aime, me disait-elle encore ce soir, c’est le col (pas de col en fait), les bords qui permettent de le laisser à l’extérieur du pantalon (très important pour Anabelle le confort!), et surtout les poches que j’adore.

En fine couturière, elle a repéré immédiatement les petits détails qui font tout : la parmenture intérieure, les bords de manche retournés, et le raccord parfait d’une des deux poches! Ca, je plaide non coupable : je ne voulais pas de raccord, pour que les poches ressortent bien. Malheureusement, en les découpant au hasard, j’ai réussi à en faire correspondre une mieux que je n’aurais pu si je l’avais voulu. Si, je vous jure!

Mais dans l’ensemble, voilà un chemisier « qui le fait » d’après mes ados maison et une pièce bien intéressante en ce début de saison. Vu la vitesse de réalisation et le résultat sur notre jeune couturière, pas de doute que d’autres versions verront le jour à l’atelier des Gaufres.

Je vous reviens vite avec :

  • Un pantalon femme de Fashion Style, le type jambes larges dans un imprimé extensible au motif « Prince de Galles »;
  • Un top très féminin pour la soeur de notre héroïne du jour;
  • Un projet que j’aimerais vous soumettre autour d’une tenue de funambule. (Quoi? Je ne vous avais pas dit qu’il y avait plus d’un fil dans ma vie?) J’aurai des décisions à prendre à ce sujet, et des conseils à vous demander. Vous serez là n’est-ce pas?

Je vous embrasse.

Sophie

 

 

Leonora

« En attendant, ça fait quand même un sweat sympa… »

Et encore une portion de cerises! Après Beaucoup de cerises qui augurait le bel été que nous connaissons ici à Bruxelles, voici Leonora, un patron junior de la maison Victor qui sublime également ce fruit frais et délicieux. Ici, les cerises sont dorées, et rehausse un tissus Sweat de chez Mode Coupon.

Anabelle le voulait absolument quand bien même il est un peu chaud pour la saison. A refaire : oui mais deux ou trois tailles au-dessus! Elle  ne le mettra pas longtemps et elle aura du mal à dissimuler un T-shirt au-dessous. C’est aussi pour cette raison qu’il m’a fallu trafiquer le col : taille trop petite pour mon petit top-modèle. Ta fille grandit Sof’ ne l’oublie plus jamais.

En attendant, ça fait quand même un sweat sympa où se lover pendant les longues soirées d’été au camping, quand le soir apporte sa brise fraîche, quand les étoiles scintillent sur notre Bretagne chérie…

Nous, sommes les grenouilles

qui pensent et qui croient, crooâ

Pour un cadeau particulier à une personnes particulière qui entretien un lien particulier avec ce batracien qui foisonne en nos contrées, j’ai imaginé un Tipsy dans un tissu qui grenouille à tout-va. Sur le Tipsy et leur deux adorables créatrices, allez voir mon article consacré à mon premier Tipsy : Tipsy – Trousse de toilette.

Sur le Tipsy du jour, le choix de tissu est le suivant :

Je recycle les chutes rouge et bleu marine du premier Tipsy et j’agrémente le tissu principal de grenouilles vertes. Le rouge est en doublure intérieure tandis que le bleu marine encadre la tirette, choisie elle en rouge, pour trancher et pour rappeler la doublure une fois la trousse ouverte.

Comme précédemment, j’ai beaucoup de mal à rendre justice à sa forme sur les clichés. Tâchez d’imaginer qu’elle est une demi-lune ourlée de passepoil rouge. Et c’est à peu près çà. Ca donne ceci :

La tirette posée de biais, c’est la marque du modèle. C’est beau, surprenant et pratique à la fois. Je me demande ce que le grenouillon qui me sert de frère en pensera 🙂

Nouvelle génération

« Merci Saint Nicolas! »

Le mois dernier, dans un article un peu plus personnel que les autres (Coudre, c’est dire des mots doux), j’imaginais partager mon blog, un jour lointain, avec l’une ou l’autre de mes filles.

Je savais bien peu qu’Anabelle, du haut de ses 7 ans, inviterait Saint Nicolas à lui fournir une petite machine à coudre! Dotée de ce « très beau cadeau », après avoir dûment remercié ce Grand Saint qui comble les enfants du Nord de l’Europe continentale le 6 décembre de chaque année, elle s’est mise à coudre un foulard.

Ensuite, elle a requis que j’immortalise son oeuvre dans quelques clichés. Le pas qu’il me restait à faire était une évidence : « Et on en ferait un article sur notre blog? » Ravie, la star du jour pose pour les lecteurs des Gaufres au Guatemala :

Le tissu est un synthétique fin joliment décoré d’étoiles dans un coloris taupe. Je ne peux en dire davantage, il était compris dans la boite que Saint Nicolas avait déposée en secret à la faveur du soir. Anabelle a coupé le bord du coupon avec ses ciseaux de coupe et à l’aide de quelques épingles placées à 5 cm du bord. Elle a cousu un ourlet et a ensuite posé une dentelle couleur crème sur le pourtour. Elle m’a dit avoir veillé à réaliser un point d’arrêt.

« La première fois, j’avais peur de ce point d’arrêt mais après, on sait comment ça fonctionne alors c’est facile. »

La machine possède une pédale, fonctionne sur secteur, propose un unique point droit, un sens de couture avant et arrière. La canette est horizontale. Je trouve que la mise au point de la tension du fil reste galère. A part cela, elle est parfaitement sécurisante avec son cache de protection en plastique transparent.

J’espère que cette machine permette à Anabelle de s’entraîner en prenant le temps de vérifier son intérêt pour la couture. Mine de rien, ce foulard lui a déjà appris quelques gestes, les premiers tourments et les premiers émois.

Bienvenue Anabelle! L’atelier des Gaufres est tout à toi, tout à nous, il grandit aujourd’hui et c’est bien plus vite que je ne pouvais l’espérer. 🙂