SOS Wanderer

Changement de programme

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Bonjour à tous!

Notre rendez-vous de fin de mois prend des allures inattendues avec ce pantalon Wanderer cousu en urgence pour les besoins d’une petite fille un peu casse-cou, revenue de ses classes vertes sans plus aucun pantalon indemne.

Alors exit la robe Estelle prévue à l’atelier depuis un  mois, exit  la robe Opale entamée entre-temps en vue d’une fête de famille le week-end prochain, et vite vite un nouveau Wanderer de la revue Ottobre pour permettre un retour digne dans la cour de récré et respecter mes engagements dans les défis « Je peux pas j’ai couture » du blog Entre veille et sérendipité et « Défi couture magazine 2018 » d’Yvonne Violette.

Vite, vite, cela signifie aussi avec les tissus en stock. Nous voici donc sur un coton effet jeans des Tissus du Chien Vert agrémenté d’un coupon de tissu japonisant présenté précédemment (cfr. Mes rencontres à Créativa) : eh oui! Tant qu’à passer le dimanche derrière sa machine à coudre pour faire un pantalon d’enfant effronté au lieu d’une robe de fête, autant s’amuser un peu…

Le tissu à motif rehausse le fond de poche et la genouillère :

L’extérieur de la jambe bénéficie d’une couture renforcée. Malheureusement, pour l’intérieur, il m’est impossible d’en faire autant car ma machine ne le permet  pas.

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Sur le personnage qui a promis de calmer ses ardeurs et de prendre soin de ses nouveaux vêtements, ça donne ceci :

La voilà repartie pour de nouvelles aventures!

Quand je pense qu’à l’annonce d’un foetus de sexe féminin, il y a bientôt 9 ans de cela, j’imaginais des robes à volants, des jupes fluides, des petits gilets pastels… Il faut s’adapter tout de même!

Pour le reste, je ne renonce pas, le mois de mai devra voir naître sous mes mains au moins une robe et deux ou trois choses qui sont déjà dans le pipe comme un grand cabas, sans parler de la production à la chaîne des lingettes de soin durables qui nous sont fort demandées ces temps-ci…

Je vous embrasse et vous souhaite d’avoir eu l’occasion de vous consacrer à des cousettes un peu moins terre-à-terre de les miennes 😉

Bon 1er mai!

S.O.S. Placards

Aidez-moi à en sortir par le haut!

Rassurez-moi et dites-moi que vous aussi vous connaissez ces symptômes qui ne trompent pas : vos tiroirs regorgent de tissus mais aucun n’est utilisable immédiatement et votre instinct « récup’tout » vous empêche de vous en séparer. Plutôt mourir étouffé que de  gaspiller. Car quand on sait coudre, tout fait farine au moulin, tout peut retrouver une seconde voire une troisième vie… Un exemple ci-dessous : de vieilles chaussettes d’enfants en bas âge dépareillées et/ou usées et/ou trouées sont devenues sous mes mains une des compagnes favorites d’Anabelle… J’ai nommé Elvira!

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Cousue et fourrée exclusivement de matériaux de récupération.

Alors pourquoi s’arrêter en  si bon chemin? Ma décision est prise; désormais chaque mois, j’expurgerai de mes tiroirs trois tissus qui ne m’inspirent pas pour vous les présenter et vous demander de me motiver en en choisissant un. Celui-là, je l’étudierai avec application  pour lui imaginer sa seconde vie et à la fin du mois, je vous présenterai le résultat.

Qu’en pensez-vous? Vous feriez çà pour moi? Ca m’aiderait vraiment beaucoup 🙂 et bien sûr, c’est à charge de revanche si jamais vous souhaitiez vous aussi un coup de main :-)!

Pour avril, je vous propose :

  • Tissu 1 : anciennes tentures aux motifs géométriques héritées d’anciens voisins qui déstockaient. Tons : rouge, jaune, vert, orange rosé,…
  • Tissu 2 : Coupon chiné pendant les soldes d’été en 2003 (Heytens) !  100 cm X 140 cm aux  motifs relatifs à la cuisine (cruches, tasses,…) Tons : jaune, orange, vert…
  • Tissu 3 : Reste (2 X 50/70) d’un coupon acquis en 2000 (Ikea), qui a permis la réalisation de coussins décoratifs ultra-utilisés et très récemment arrivés en fin de vie. Tons : rouge, mauve, bleu…

Merci de m’en choisir un des trois suivant vos propres critères, vos propres aspirations… Il suffit me mentionner votre choix en postant un  commentaire sur cet article. Ensuite, je me motiverai à sortir quelque chose de probant avec le tissu qui aura reçu le plus de suffrages 🙂

Par avance, merci de votre contribution à mon entreprise de nettoyage des placards de l’atelier.

Sophie

Eve, la mini-pochette des Gaufres

Premier tuto step by step

Premier reportage photo avec explication step by step en l’honneur de ma première fille qui donne naturellement son prénom au modèle qu’elle a spécifié de ses mots de jeune ado après avoir sélectionné deux tissus à son goût lors de la foire Creativa de Bruxelles le mois passé.

Cahier des charges

« M’man, tu me ferais une petite pochette un peu festive comme pour sortir le soir, tu vois? Brillant mais pas kitch non plus. Faut que ce soit un peu chic, quoi. »

Après moultes tergiversations, nous voici alignées sur la chose : une pochette en simili argenté, partiellement recouvert par un coton parsemé de touches brillantes rappelant  le simili.

Le matériel

Les tissus

 

Deux coupons de 50X70 cm.

  • Tissu 1 : simili cuir argenté qui brille de mille feux;
  • Tissu 2 : coton aux motifs japonisant avec touches argentées;

La mercerie

Après négociation, nous convenons que ladite pochette serait bâtie en fonction du matériel de mercerie disponible à l’atelier : un zip blanc de 20 cm ou un noir de 25 cm. Bien sûr, Eve a jugé qu’idéalement il faudrait un zip blanc de 25 cm mais la contrainte étant ce qu’elle était, elle a fini par opter pour le zip blanc de 20 cm.

Donc :

  • Un zip blanc non séparable de 20 cm;
  • Fil à coudre assorti;

La réalisation

Etape 1 : Découpe des tissus

Les dimensions ont été dictées par le zip et par la quantité de tissu disponible. Un peu au hasard donc… Elles peuvent donc être modifiées librement en fonction du goût de chacun. Ici, je reprends les dimensions de ce premier proto, histoire d’en conserver la trace si d’aventure je souhaitais le refaire.

Dans le simili argenté, découper :

  • 2 rectangles de 23 cm X 16 cm (pour le corps de la pochette);

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Dans le coton à motifs, découper :

  • 2 rectangles de 23 cm X 16 cm (pour doubler la pochette);
  • 2 rectangles de 11 cm sur 23 cm (pour la poche extérieure à l’avant de la pochette et sa doublure);
  • 2 rectangles de 13 cm sur 23 cm (pour la poche extérieure à l’arrière de la pochette et sa doublure);
  • 2 rectangles 4 cm X 15 cm (pour les languettes latérales, utiles uniquement si on souhaite un jour doter la pochette d’une bride pour la porter à l’épaule);

A noter :

  • Je pense que la pochette est plus équilibrée avec des poches extérieures de même dimension. Néanmoins, ici, Eve souhaitait voir à l’arrière un motif de grue complet, tandis qu’elle préférait plus de brillant sur la face avant.
  • Je trouve les languettes surdimensionnées. A refaire, je prendrais une longueur de 11 cm au lieu de 15 cm.

Step1

Step1-2

Step1-3

Etape 2 : Pose du zip

Nous voici à présent à l’étape de la traditionnelle prise en sandwich du zip par le corps de trousse d’une part et la doublure d’autre part…

Tout d’abord, se faciliter le travail en fixant les tissus au zip grâce à un grossier point zigzag. Cette astuce, je la dois à Riet et Lies : merci les filles!

D’abord, la doublure est fixée comme illustré ci-dessous : endroit posé sur l’arrière du zip.

A noter : Si le zigzag dévie vilainement à l’endroit où se trouve la navette du zip, respirer sereinement, boire une gorgée de thé vert et gérer la situation : au moment où l’aiguille de notre machine arrive à la navette, il est possible de s’arrêter, veiller à ce que l’aiguille soit piquée dans le tissu (pour le maintenir  en place), lever le pied de biche, faire passer dame navette à un autre endroit et poursuivre la couture. Si, comme moi, vous avez un pied de biche qui ne se lève pas suffisamment pour procéder ainsi, faites-le en deux temps : arrêter la couture avec un point d’arrêt juste avant de rencontrer la navette, sortir l’ouvrage, faire passer la navette et reprendre une nouvelle couture qui se confond avec la première et terminer le travail.

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Ensuite, recouvrir cet ensemble d’un des pans en simili posé endroit contre ouvrage et fixer d’un nouveau zigzag. Une fois fait, notre ouvrage ressemble à ceci :

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Ensuite, doter votre machine du pied de biche le plus zip-friendly possible. Si vous n’avez pas de pied de biche spécial zip, lancez-vous tout de même mais en veillant au préalable à sacrifier une poule rousse 66 minutes avant la pleine lune :-D. Piquer le zip pris en sandwich en évitant de piquer trop près des dents du zip. Résultat :

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Ouvrir le tout et admirer le travail mais sans laisser la fascination faire oublier le coup de fer salvateur qui va bien écarter les deux tissus et les aplatir au bord du zip.

Pas de coup de fer sur le simili hein! Repasser côté coton.

Et voilà. C’est tellement cool que refaire la même chose de l’autre côté ne demande plus aucun effort. Résultat :

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Ne pas s’arrêter en si bon chemin car à ce stade le zip est presque de l’histoire ancienne. Il reste à piquer les tissus bien en place de chaque côté du zip pour éviter qu’après la mise en service de cette pochette, la doublure se prenne continuellement dans la navette. Résultat :

Etape 3 : Pose des poches extérieures

Pour de belles finitions et une bonne tenue des poches (faudrait pas que çà baille non plus!), doubler entièrement les poches extérieures en cousant ensemble, endroit contre endroit, les 2X2 rectangles découpés lors de l’étape 1. La valeur de couture est d’environ 1 cm.

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Ensuite, repasser pour avoir matière à contentement et fixer au point zigzag chaque poche sur son pan de corps de pochette :

A noter : à ce stade, il est possible de choisir de piquer des compartiments sur ces poches en piquant des perpendiculaires au bord inférieur aux endroits voulus en fonction de l’usage. Ici, je me suis abstenue, contre l’avis de ma fille. Ce sera pour une prochaine fois.

Etape 4 : Réalisation et pose des languettes

Une fois de plus, le fer à repasser sera un allié de poids dans cette aventure couturière. Prendre les languettes découpées à l’étape 1, les plier en deux dans le sens de la longueur et repasser pour bien marquer le pli. Ensuite, faire coïncider les bords vers ce pli qui marque la moitié de la languette :

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Plier l’ensemble sur lui-même puis couper pour obtenir deux languettes de 7,5 cm :

Ensuite, piquer de chaque côté des deux languette à environ 0,5 cm de chaque bord. Plier chaque languette en deux et marquer le pli au fer :

On obtient deux languettes d’1 cm de large.

Poser les deux languettes de chaque côté du pan avant de la pochette à 1 cm en dessous du bord supérieur. Les maintenir en place avec une épingle.

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Etape 5 : Assembler la pochette

Ouvrir le zip de façon à ce que la navette se tienne environ en son milieu.

Epingler ensemble les 2 pans du corps de pochette endroit contre endroit. Les poches extérieures et les languettes disparaissent momentanément de notre vue. Piquer  les trois bords et dégarnir les angles pour obtenir de beaux coins lors du retournement final^^.

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Epingler ensemble les deux pans de la doublure endroit contre endroit. Les piquer en veillant à conserver une ouverture confortable (environ 7, 8 cm). Cette ouverture sera refermée à la main en toute dernière minute.

Retourner la pièce par l’ouverture laissée dans la doublure. L’action peut donner quelques sueurs  froides mais au final, le résultat doit ressembler à ceci :

L’affaire est presque dans le sac :-). Il suffit maintenant de refermer à la main l’ouverture laissée dans la doublure par un point invisible. Des tas de tutos circulent sur le net au sujet de ce point invisible qui, une fois compris, est l’enfance de l’art :

Rentrer la doublure à l’intérieur de la pochette. Fermer le zip. Savourer l’instant.

Voilà comment, sans patron ni matériel spécifique, passer 60 minutes de plaisir créatif. Pour plus de satisfaction, photographier le résultat en associant à l’objet nouveau-né quelques éléments de décoration. Ici, une magnifique rose en céramique, reçue récemment d’une personne au goût très sûr, jouxte quelques accessoires de maquillage…

Alors cette pochette « Eve », vous en pensez quoi?

Amitiés,

Sophie.

 

 

Mes rencontres à Créativa

Des gens, des idées, de la passion…

Idées à faire

On ne m’y prend pas chaque année à flâner dans les allées du salon Créativa. Mais cette fois, j’étais au rendez-vous et il me tarde de vous narrer ce que j’ai vu ou plus exactement, qui j’ai vu. Tout d’abord, les deux filles à la tête du magazine « Idées à faire ». « Idées à faire », c’est un magazine qui fournit tous les deux mois une collection d’idées vraiment réalisables, en couture, mais pas que! Les deux cheffes d’entreprises proposent  leurs propres créations ou font appel à un réseau de créatrices/créateurs qui réalisent pour elles des projets en fonction de leurs spécifications.

D’après ce que j’ai compris, elles se répartissent le travail. A Marseille, il y a l’artiste qui crée les modèles et à Paris, il y a la gestionnaire qui, entre deux paperasses, teste avec l’innocence non feinte de la débutante les inventions de sa comparse. Autant dire que c’est une affaire qui roule 🙂 Les filles étaient trop sympathiques et mettaient trop de foi dans leur projet pour que je n’ai pas envie de m’abonner à leurs fameuses Idées à faire. Ce fut chose faite et je me réjouis déjà de découvrir le prochain numéro dans ma boîte aux lettres. Merci à elles deux pour la part de rêve qu’elles insufflent.

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Et en attendant, je me délecte de cet ancien exemplaire… Si vous voulez les rencontrer vous aussi, voici leur page Facebook. C’est moins chouette qu’une conversation à bâton rompu mais mieux que passer à côté de leur énergie positive!

Aurore et ses cousettes

C’est la première fois que je rencontre en vrai une des personnes que j’aime suivre dans la blogosphère. Cette première, c’est avec Aurore ( blog https://auroreetsescousettes.be/) que je l’ai vécue.

Autant j’étais très intéressée par ses kits Lingerie que je lorgne sur le net depuis lurette, autant une fois sur place, j’ai cédé en faveur de la jupe Talya et du top Vasilisa. Il faut dire que j’avais avec moi ma première demoiselle de 14 ans qui jugeait que ces deux patrons seraient du plus bel effet pour elle aussi, que du coup, c’était un investissement rationnel… Devant tant de raison, je n’ai pu que m’incliner. Adieu parures, dentelles et slips, ce sera pour une prochaine fois 🙂

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Les tissus de Dimitri

La folie à Créativa, c’est le nombre de tissus qui peuvent se vendre sous la forme de coupon de 50X50. Vous êtes d’accord qu’avec pareille dimension, on fait peu de chose… En plus, le prix est très haut par rapport aux ventes plus classiques au mètre. Donc, je regardais avec circonspection ces stands exposer leurs mouchoirs de poche quand j’ai croisé l’échoppe des tissus de Dimitri. Il était seul Dimitri. Pourtant lui, il vendait au mètre à prix correct. Donc, oui, j’avoue, j’ai cédé une troisième fois pour un mètre de viscose bleu marine à motif de chats.

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Je me vois bien transformer la chose en chemisier sous peu…

Mes livres de l’année

Je le redis, je vais peu à Créativa mais si j’y vais, c’est toujours avec au moins l’objectif de rencontrer mon marchand de livres créatifs préféré. Comment il s’appelle, j’en sais rien. Comment s’appelle son stand, encore moins. Mais le choix de livres est bluffant et ce vendeur est tout de même celui qui m’a conseillé de coudre pour mon homme, avec pour résultat immédiat (presque immédiat) ma fameuse première chemise.

Il m’a annoncé qu’il ne reviendrait pas à Créativa mais se contenterait désormais des Marchés du Tissu. Au revoir cher inconnu. Vous faites partie de ces gens qui magnifient un métier, et qui, ce faisant, « changent la vie ». C’était un plaisir, une fois encore, de parler avec vous.

Japanese touch

Enfin, j’ai succombé au charme japonisant de quelques mini-coupons (ceux-là mêmes sur la valeur desquels je m’interroge plus haut). Car en effet, si certains motifs japonais deviennent plus courants dans le commerce, il m’a semblé que ce n’était pas le cas de ceux-ci. Attention au dépaysement, voici les papillons, les fleurs, les grues,… et tous brillent de 1000 feux!

Promenons-nous dans le bois…

…Même si le loup y sera.

Ma soeur, ma marraine, ma plus grande fan, ma fidèle lectrice, me faisait remarquer que ça manquait d’articles sur Des Gaufres au Guatemala ces temps-ci… Ainsi pensait-elle que mon petit atelier restait porte close, lumière éteinte, en mode hivernal. Heureusement, rien n’est moins juste! Je prépare frénétiquement l’arrivée du 28 février qui sonnera l’heure de la seconde échéance pour les défis « Je peux pas j’ai couture » et « Défi couture magazine ». L’objet de toutes mes attentions est la robe Lora de La Maison Victor, que je présenterai en jersey, en dépit des recommandations de l’éditeur.

Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs! Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous présenter une commande toute spéciale…Je prépare dans le plus grand secret une surprise pour deux petites filles d’environ 2 ans et demi. L’une a développé une passion précoce pour les sacs à main et l’autre a une maman qui aime les histoires de loups à contre emploi. Un loup à contre emploi, c’est un loup gentil, intelligent, fiable… Si ça existe? Bien sûr! Les histoires de loups-qui-ne-font-pas-peur, c’est comme Rowan Atkinson qui joue Maigret : improbable, incongru mais irrésistible et de bon goût.

Alors, je me suis inspirée de ces deux anecdotes (le goût pour les sacs et les loups décalés) pour concevoir à l’adresse de ces deux enfants un sac à main décoré de loups gentils, intelligents et fiables qui se promènent, parfois se cachent, dans un verger aux fruits rouges et dorés. Le tout dans les chutes de tissus de l’atelier des Gaufres. Pour le corps du sac, mon choix s’est porté sur un simili cuir couleur chocolat/taupe. J’ai songé que les demoiselles aimeraient une matière qui rappelle le vrai sac des mamans. Dans le même ordre d’idées, j’ai posé une boucle d’ajustement de la longueur de bride, tout en prenant soin de la limiter à une longueur qui sied aux jeunes filles sur le point de vivre leur premier jour d’école 🙂

Le sac est un sac à rabat classique, doublé, sans fioriture. Le rabat se ferme par un bouton en céramique rouge. Pour la fermeture, j’ai opté pour un élastique plat : moins joli qu’un cordon mais tellement plus facile pour les petites mains. La sangle est en simili doublé du tissu aux loups : plus solide, plus beau. Le modèle est largement inspiré d’un livre japonais, publié en Français par les éditions de saxe, intitulé « Vive l’école ». Ce livre offre un vaste choix de modèles de sacs enfantins simples et charmants qui, entre nous, n’ont rien à voir avec l’école. Je vous le recommande!

Ma satisfaction : je crois que ces sacs sont d’agréables jouets qui vont connaître toutes sortes de belles histoires à l’épaule de leur jeune propriétaire.

Mon regret : les nombreuses imperfections franchement crastouilles : coudre le simili n’est pas ma spécialité, ni celle de ma machine. Et le choix d’un fil rouge qui tranche était déplorable.

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Voilà! J’espère que ces quelques mots seront porteurs de créativité pour vous mes chers lecteurs et pour toi ma soeur qui a bien fait de réveiller la main qui, à force de coudre, oublie de troquer l’aiguille contre la plume! A très vite autour de mon interprétation de la robe Lora!

Sophie

Sous la pelisse

J’aime ces grandes poches!

Mon coeur est à l’automne. N’allez pas concevoir quelque nostalgie, quelque blues de bon aloi car l’automne est ma saison favorite. Je renais sous l’ocre du feuillage, je ronronne au fauteuil quand la pluie martèle les vitres que nous avons hautes et larges à la maison.

Mon coeur est à l’automne, il me prend l’envie de faire d’une vieille déconvenue un succès. Un peu comme d’autres ressortent un pantalon raté pour en faire une super salopette ;-).

Moi, en février dernier, j’ai coupé une pelisse dans un magnifique tweed multicolore bien chaud. Mais je débutais encore plus qu’aujourd’hui et j’ai alors mal calculé la quantité utile de tissu. Résultat : pas de parmenture. Or, le modèle ne vit que par sa parmenture qu’il arbore généreusement.

Vite vite aux tissus du chien vert pour récupérer un malheureux mètre de tweed! Trop tard… Toutes les couturières de Belgique avaient jeté leur dévolu sur ce tissu, manifestement. J’en étais là quand j’ai enterré le projet dans une armoire… jusqu’à aujourd’hui!

Toujours pas de tweed mais, l’idée qu’un pourtour en biais serait vite posé et qu’on verrait bien! Résultat : moins bien que l’idée originale mais tout à fait portable et si chaud…

Reportage en image : Raoul

Assistance : Anabelle

Diamond, un petit bijou!

Des étoiles plein les yeux

Juillet s’achève et il me reste peu de temps pour partager un…changement de programme! La chemise avec ses manches de princesse attendra ses boutons que j’espère poser fin août.

Place donc au petit top qui brille de mille feux, frais comme on aime avec son petit coton léger de chez Veritas. Le modèle est le méga-décliné « Diamond » d’Ivanne S. Puisse l’été vous être doux!