La magie de Noël I : Le noeud pap’

L’Atelier passe en ambiance « fin d’année ». Sous les lumières tamisées, au rythme des gouttes de pluie, au son des bourrasques, les idées de cadeaux de Noël se succèdent sous l’aiguille de ma machine.

Aujourd’hui, focus sur le noeud papillon! Ce pourrait être aussi une page de mon vestiaire masculin entamé tambour battant par la chemise Four Fellows (Four fellows)  Mon choix s’est porté sur un patron de I Am Patterns : explications et video de Marie-Emilienne ici.

Le tissu : un petit mais admirable coupon de Liberty.

Magnifique! Oui. Mais…encore faut-il nouer ce machin correctement! Alors, on s’informe et on recommence…

Eh bien voilà! C’est beaucoup mieux! Reste à lui trouver un emballage digne de l’occasion et le placer sous le sapin!

On se revoit très vite autour d’autres idées-cadeaux bourrées d’amour.

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Four fellows

Quatre hommes, un seul patron

Comme je m’en ouvrais avec enthousiasme dans mon précédent article Le monde macabre de Halloween… , je me suis lancée le défi de réaliser un vestiaire masculin dont ma moitié doit être l’heureux bénéficiaire quoiqu’il n’en soit pas le commanditaire.

L’énoncé du problème

Changer le look de mon homme par petites touches patientes, voilà en quelques mots l’objectif de toute une vie de mariage. Sauf qu’aujourd’hui, je pense avoir des chances raisonnables de parvenir à mes fins et ce, grâce à la magie de la couture maison et de l’amour qu’elle renferme.

Le choix d’une chemise

Pour commencer, je voulais une belle pièce et quoi de plus emblématique du vestiaire masculin qu’une chemise? En soi, la chemise est un beau défi couturier aussi. J’avais beaucoup aimé ma première expérience en 2017 mais je n’avais à l’époque pas eu suffisamment d’habileté pour poser les manches correctement et au final, l’embu,  surdimensionné, avait eu raison de moi (La chemise (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Par contre, j’avais eu plaisir à façonner ces petits détails qui font tout : poignets, patte de boutonnage, col, passe-poils et jeux à 4 tissus. Aussi, j’avais juré de tordre le cou une fois pour toutes à ces problèmes d’embu et de revenir à un nouveau projet de ce genre. Pour l’embu, ce fut chose faite grâce à l’explication en ligne très éclairée de In The Mood For Couture (Le top du top ). Quant au nouveau projet, il me tendait désormais les bras.

Trouver la bonne taille

Le modèle qui, je l’espère, sera le premier d’une longue série à passer sous ma machine à coudre, est la chemise Four Fellows d’Ottobre. Dans un premier temps, je lui trouvais deux qualité : sa coupe assez traditionnelle et sa disponibilité en taille 58.

Car si la chemise cousue en été l’an dernier reste actuellement dans la garde-robe, ce n’est pas en raison de la pose de ses manches mais plutôt parce que son propriétaire a du mal à la boutonner sans risquer la suffocation. C’est pourquoi j’ai tenu à jouer la prudence cette fois et je ne le regrette nullement!

La richesse d’un modèle

Cela dit, Four Fellows cachait (à peine en fait) d’autres attributs qui en font un patron de grand intérêt : comme son nom l’indique, ce patron permet de créer 4 chemises différentes grâce à des variantes qui, combinées au choix du tissu, permettent la variété de style à moindre effort : 2 choix de poches poitrines, 2 choix de poignet, possibilité de travailler avec plusieurs tissus ou pas…

Ceci au prix de décalquer quelques 18 pièces pour disposer de toutes les variantes, ce qui me paraît tout de même beaucoup plus économique que de décalquer les pièces de 4 chemises différentes 🙂 De toute façon, je n’ai pas eu à faire le choix. Ma nièce, de passage à la maison, et moi-même avons tellement papoté en décalquant ce patron que nous ne nous sommes même pas rendues compte de tout ce potentiel et nous avons tout décalquer sans réfléchir… Pourquoi tous ces poignets et toutes ces poches? Pourquoi ce nom étrange de Four Fellows? Nous avions bien mieux à penser…

Du tissu, et vite!

C’est après avoir tout découpé que je me suis mise à lire les instructions (ça c’est d’office!) et que j’ai compris qu’il me fallait choisir mon style de chemise et cerner à quelles pièces correspondaient mon choix. En l’occurrence, j’ai opté pour des poches de poitrine simples mais avec une belle forme, fermée discrètement par un bouton. Côté poignet, j’ai choisi une patte de boutonnage comme ceci :

Le tissu, lui, devait faire partie de ma réserve personnelle. Pourquoi? Eh bien, tout d’abord, quand je me lance pareil défi, c’est « tout de suite »! Et ensuite, le destinataire de l’ouvrage ne paraissait pas pressé de consulter les catalogues de tissus en ligne pour exprimer ses préférences. Ainsi, j’ai consacré à cette chemise un très beau tissu du Chien Vert à la couleur un peu capricieuse (Est-ce du gris? Est-ce du brun?) mais chinée. Il s’agit d’un coton mais dont le motif joue un peu à la toile sergée.

Malheureusement, ce tissu n’est pas disponible en 140cm, ce dont je ne m’étais pas avisée. Il est plus étroit. Du coup, en posant les pièces sur le tissu pour les découper, j’ai bien du admettre que je n’en aurais pas assez. Premier écueil, contourné en réservant quelques pièces choisies qui seraient avantageusement découpées dans un tissu secondaire contrasté.

Un tissu rouge était mon plan. C’était sans compter sur une nouvelle déconvenue : n’ayant pas le temps de me rendre dans un vrai magasin de tissu, j’ai cherché mon coupon de coton rouge dans une mercerie près de chez moi et là, damned! Pas de coton rouge. Même rien de très attirant. Pas même de sympathie pour celui que j’ai fini par acheté d’ailleurs : un coton moutarde avec de petits motifs gris, crème et brun.

Avantage : il tranche assez bien sur le tissu principal. La preuve en image avec une photo prise lors de la confection du col (appréciez-vous autant que moi l’élégance du renfort de col? )

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Le montage

Pas de commentaire particulier : montage long mais agréable. Je relève ici le moment M, celui où contre toute attente, l’ouvrage, monté sur l’envers, va se retourner sur lui-même et montrer toute sa cohérence (notez que parfois, ça ne marche pas, comme illustré dans Jogging lacanien (#jecoudsmagarderobecapsule2017) )

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Eh oui! Cette espèce de sandwich mal ficelé finira par donner la jolie chemise que voici (et qui mérite un petit coup de fer, je sais :-)):

Quelques détails :

  • l’hirondelle qui permet une jolie finition sur les côtés (important vu que son propriétaire ne la rentrera sans doute jamais dans son pantalon);
  • le poignet doublé du tissu secondaire à défaut de tissu en suffisance (on dirait que c’est fait exprès non?);
  • le dos : col et parmenture nickel.

Vu le succès, la taille qui sied parfaitement, je crois que je vais la faire, re-faire et re-re-faire cette chemise et enfin tester toutes les variantes que son patron offre…

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Alors ce vestiaire masculin? Il est sur les rails non?

Sophie

Le monde macabre de Halloween…

… et ma princesse-aux-chauves-souris

OK, j’arrive avec un temps de retard pour parler Halloween et cela compte! Car Halloween est avant tout une question d’ambiance et l’ambiance, c’est aussi une question de moment. Les amateurs de polars vous le diront : une intrigue policière qui se déroule à Noël se lit différemment en décembre ou en plein mois d’août. Pour lire et suivre dans tous ses entrelacs un crime mystérieux commis sous le sapin, rien ne vaut une soirée d’hiver bien froide et un divan douillet placé sous un éclairage tempéré implacablement par les spasmes d’une guirlande de Noël. Dans ces conditions, la lecture s’envole et il arrive même que le lecteur ne sache plus, de la réalité et de la fiction, distinguer les traits. Expérience jouissive que celle-là. Mais ne nous égarons pas!

Si je vous parle Halloween à la mi-novembre, c’est précisément parce que j’ai mis sur cette fête toute l’énergie qu’elle appelait et que pendant ce temps, mon clavier est resté au repos. Je vous passe les volets cuisine et déguisements pour toucher au sujet qui occupe ce blog : la couture! Et Anabelle avait passé commande (l’an dernier à la même époque, je l’avoue en rougissant) : un gilet à capuche avec des chauves-souris!

Chiche! Le tissu, facile! Le chien vert propose (proposait l’an dernier en tous cas) un sweat d’excellente qualité, extensible, doublé de molleton trop doux. Le gilet, j’ai longtemps hésité entre des modèles intéressants mais élaborés d’Ottobre et d’autres, plus simples de La Maison Victor. Au final, c’est cette dernière qui l’emporte et voici ma princesse ravie dans un gilet Stevie!

Et entre Anabelle et Stevie, pas question de toutes ces histoires de moment M : pour porter son Stevie, tous les jours conviennent à Anabelle. Me le tendre pour le mettre à la machine est un déchirement qui s’accompagne d’un regard qui est comme une menace : « ok, lave-le puisque tu trouves qu’il le faut mais qu’il me revienne indemne surtout… »

Pour le reste, ça bouillonne pas mal à l’atelier des Gaufres en ce moment… Je compte vous revenir prochainement avec un projet de vestiaire masculin qui me tient beaucoup à coeur actuellement.

D’une part, les garçons de la famille (qui sont tout de même 3) se profilent comme nouveaux clients potentiels : deux d’entre eux ont manifesté leur intérêt pour un gilet comme celui d’Anabelle (le Stevie aux chauves-souris mais sans les chauves-souris) et l’autre place carrément la barre très haut en me demandant d’envisager un pantalon.

D’autre part, je rêve de relooker complètement leur père qui lui, se garde bien de rien demander, trop content qu’il est de circuler librement sous de vieux pulls sans forme, au fond de quelques jeans usés. Mais parole! Je m’en vais lancer une attaque subtile et pourtant implacable contre sa garde-robe. Ma méthode? Les petits pas!

Première étape : déclarer solennellement que ses deux pantalons en velours côtelés ne sont plus réparables tant ils sont usés : CHECKED. (C’est pas vraiment un mensonge et je récupère le tissu, ça va comme çà?)

Deuxième étape : trouver un patron de chemise suffisamment passe-partout mais avec un potentiel de fantaisie suffisant pour son côté non-conformiste : CHECKED. (je sais, une chemise ne remplace pas avantageusement deux pantalons en velours mais je n’ai pas dit que je n’attaquais pas sur plusieurs fronts à la fois)

Troisième étape : identifier un tissu possible dans l’armoire à tissus : CHECKED. Un coton de belle tenue avec un motif « chiné » d’une couleur à définir quelque part entre gris et brun.

Quatrième étape : réaliser la première pièce du vestiaire stylé que ce grand homme mérite : IN PROGRESS (en fait, je dois trouver les boutons, puis les poser et faire les boutonnières)

Cinquième étape : lui offrir le livrable dans les formes voulues (à déterminer) pour qu’il ne puisse le refuser (actuellement, le regard qu’il me jette quand je coupe, couds, découds (eh si), finalise n’est pas celui d’un homme qui comprend qu’il est concerné par cette chose en cours de fabrication)

Sixième étape : partager avec la blogosphère cette très agréable aventure couturière : TO DO.

Vivement que je puisse vous montrer cela et vous expliquer ces petites choses qui font que la couture est pleine d’interrogations, de déconvenues, de fous-rires aussi comme au moment où l’ouvrage ne se retourne pas sur l’endroit, au moment où une épingle se fait littéralement avaler par le fer à repasser (promis!), au moment où je teste avec ma nièce une technique de décalquage de patron à quatre mains, au moment où nous réalisons un peu tard que le nom du patron « four fellows » n’est pas du au hasard…

Du bonheur à partager! Alors à très vite chers lecteurs!

Sophie

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SOS Wanderer

Changement de programme

Bonjour à tous!

Notre rendez-vous de fin de mois prend des allures inattendues avec ce pantalon Wanderer cousu en urgence pour les besoins d’une petite fille un peu casse-cou, revenue de ses classes vertes sans plus aucun pantalon indemne.

Alors exit la robe Estelle prévue à l’atelier depuis un  mois, exit  la robe Opale entamée entre-temps en vue d’une fête de famille le week-end prochain, et vite vite un nouveau Wanderer de la revue Ottobre pour permettre un retour digne dans la cour de récré et respecter mes engagements dans les défis « Je peux pas j’ai couture » du blog Entre veille et sérendipité et « Défi couture magazine 2018 » d’Yvonne Violette.

Vite, vite, cela signifie aussi avec les tissus en stock. Nous voici donc sur un coton effet jeans des Tissus du Chien Vert agrémenté d’un coupon de tissu japonisant présenté précédemment (cfr. Mes rencontres à Créativa) : eh oui! Tant qu’à passer le dimanche derrière sa machine à coudre pour faire un pantalon d’enfant effronté au lieu d’une robe de fête, autant s’amuser un peu…

Le tissu à motif rehausse le fond de poche et la genouillère :

L’extérieur de la jambe bénéficie d’une couture renforcée. Malheureusement, pour l’intérieur, il m’est impossible d’en faire autant car ma machine ne le permet  pas.

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Sur le personnage qui a promis de calmer ses ardeurs et de prendre soin de ses nouveaux vêtements, ça donne ceci :

La voilà repartie pour de nouvelles aventures!

Quand je pense qu’à l’annonce d’un foetus de sexe féminin, il y a bientôt 9 ans de cela, j’imaginais des robes à volants, des jupes fluides, des petits gilets pastels… Il faut s’adapter tout de même!

Pour le reste, je ne renonce pas, le mois de mai devra voir naître sous mes mains au moins une robe et deux ou trois choses qui sont déjà dans le pipe comme un grand cabas, sans parler de la production à la chaîne des lingettes de soin durables qui nous sont fort demandées ces temps-ci…

Je vous embrasse et vous souhaite d’avoir eu l’occasion de vous consacrer à des cousettes un peu moins terre-à-terre de les miennes 😉

Bon 1er mai!

S.O.S. Placards

Aidez-moi à en sortir par le haut!

Rassurez-moi et dites-moi que vous aussi vous connaissez ces symptômes qui ne trompent pas : vos tiroirs regorgent de tissus mais aucun n’est utilisable immédiatement et votre instinct « récup’tout » vous empêche de vous en séparer. Plutôt mourir étouffé que de  gaspiller. Car quand on sait coudre, tout fait farine au moulin, tout peut retrouver une seconde voire une troisième vie… Un exemple ci-dessous : de vieilles chaussettes d’enfants en bas âge dépareillées et/ou usées et/ou trouées sont devenues sous mes mains une des compagnes favorites d’Anabelle… J’ai nommé Elvira!

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Cousue et fourrée exclusivement de matériaux de récupération.

Alors pourquoi s’arrêter en  si bon chemin? Ma décision est prise; désormais chaque mois, j’expurgerai de mes tiroirs trois tissus qui ne m’inspirent pas pour vous les présenter et vous demander de me motiver en en choisissant un. Celui-là, je l’étudierai avec application  pour lui imaginer sa seconde vie et à la fin du mois, je vous présenterai le résultat.

Qu’en pensez-vous? Vous feriez çà pour moi? Ca m’aiderait vraiment beaucoup 🙂 et bien sûr, c’est à charge de revanche si jamais vous souhaitiez vous aussi un coup de main :-)!

Pour avril, je vous propose :

  • Tissu 1 : anciennes tentures aux motifs géométriques héritées d’anciens voisins qui déstockaient. Tons : rouge, jaune, vert, orange rosé,…
  • Tissu 2 : Coupon chiné pendant les soldes d’été en 2003 (Heytens) !  100 cm X 140 cm aux  motifs relatifs à la cuisine (cruches, tasses,…) Tons : jaune, orange, vert…
  • Tissu 3 : Reste (2 X 50/70) d’un coupon acquis en 2000 (Ikea), qui a permis la réalisation de coussins décoratifs ultra-utilisés et très récemment arrivés en fin de vie. Tons : rouge, mauve, bleu…

Merci de m’en choisir un des trois suivant vos propres critères, vos propres aspirations… Il suffit me mentionner votre choix en postant un  commentaire sur cet article. Ensuite, je me motiverai à sortir quelque chose de probant avec le tissu qui aura reçu le plus de suffrages 🙂

Par avance, merci de votre contribution à mon entreprise de nettoyage des placards de l’atelier.

Sophie

Eve, la mini-pochette des Gaufres

Premier tuto step by step

Premier reportage photo avec explication step by step en l’honneur de ma première fille qui donne naturellement son prénom au modèle qu’elle a spécifié de ses mots de jeune ado après avoir sélectionné deux tissus à son goût lors de la foire Creativa de Bruxelles le mois passé.

Cahier des charges

« M’man, tu me ferais une petite pochette un peu festive comme pour sortir le soir, tu vois? Brillant mais pas kitch non plus. Faut que ce soit un peu chic, quoi. »

Après moultes tergiversations, nous voici alignées sur la chose : une pochette en simili argenté, partiellement recouvert par un coton parsemé de touches brillantes rappelant  le simili.

Le matériel

Les tissus

 

Deux coupons de 50X70 cm.

  • Tissu 1 : simili cuir argenté qui brille de mille feux;
  • Tissu 2 : coton aux motifs japonisant avec touches argentées;

La mercerie

Après négociation, nous convenons que ladite pochette serait bâtie en fonction du matériel de mercerie disponible à l’atelier : un zip blanc de 20 cm ou un noir de 25 cm. Bien sûr, Eve a jugé qu’idéalement il faudrait un zip blanc de 25 cm mais la contrainte étant ce qu’elle était, elle a fini par opter pour le zip blanc de 20 cm.

Donc :

  • Un zip blanc non séparable de 20 cm;
  • Fil à coudre assorti;

La réalisation

Etape 1 : Découpe des tissus

Les dimensions ont été dictées par le zip et par la quantité de tissu disponible. Un peu au hasard donc… Elles peuvent donc être modifiées librement en fonction du goût de chacun. Ici, je reprends les dimensions de ce premier proto, histoire d’en conserver la trace si d’aventure je souhaitais le refaire.

Dans le simili argenté, découper :

  • 2 rectangles de 23 cm X 16 cm (pour le corps de la pochette);

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Dans le coton à motifs, découper :

  • 2 rectangles de 23 cm X 16 cm (pour doubler la pochette);
  • 2 rectangles de 11 cm sur 23 cm (pour la poche extérieure à l’avant de la pochette et sa doublure);
  • 2 rectangles de 13 cm sur 23 cm (pour la poche extérieure à l’arrière de la pochette et sa doublure);
  • 2 rectangles 4 cm X 15 cm (pour les languettes latérales, utiles uniquement si on souhaite un jour doter la pochette d’une bride pour la porter à l’épaule);

A noter :

  • Je pense que la pochette est plus équilibrée avec des poches extérieures de même dimension. Néanmoins, ici, Eve souhaitait voir à l’arrière un motif de grue complet, tandis qu’elle préférait plus de brillant sur la face avant.
  • Je trouve les languettes surdimensionnées. A refaire, je prendrais une longueur de 11 cm au lieu de 15 cm.

Step1

Step1-2

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Etape 2 : Pose du zip

Nous voici à présent à l’étape de la traditionnelle prise en sandwich du zip par le corps de trousse d’une part et la doublure d’autre part…

Tout d’abord, se faciliter le travail en fixant les tissus au zip grâce à un grossier point zigzag. Cette astuce, je la dois à Riet et Lies : merci les filles!

D’abord, la doublure est fixée comme illustré ci-dessous : endroit posé sur l’arrière du zip.

A noter : Si le zigzag dévie vilainement à l’endroit où se trouve la navette du zip, respirer sereinement, boire une gorgée de thé vert et gérer la situation : au moment où l’aiguille de notre machine arrive à la navette, il est possible de s’arrêter, veiller à ce que l’aiguille soit piquée dans le tissu (pour le maintenir  en place), lever le pied de biche, faire passer dame navette à un autre endroit et poursuivre la couture. Si, comme moi, vous avez un pied de biche qui ne se lève pas suffisamment pour procéder ainsi, faites-le en deux temps : arrêter la couture avec un point d’arrêt juste avant de rencontrer la navette, sortir l’ouvrage, faire passer la navette et reprendre une nouvelle couture qui se confond avec la première et terminer le travail.

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Ensuite, recouvrir cet ensemble d’un des pans en simili posé endroit contre ouvrage et fixer d’un nouveau zigzag. Une fois fait, notre ouvrage ressemble à ceci :

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Ensuite, doter votre machine du pied de biche le plus zip-friendly possible. Si vous n’avez pas de pied de biche spécial zip, lancez-vous tout de même mais en veillant au préalable à sacrifier une poule rousse 66 minutes avant la pleine lune :-D. Piquer le zip pris en sandwich en évitant de piquer trop près des dents du zip. Résultat :

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Ouvrir le tout et admirer le travail mais sans laisser la fascination faire oublier le coup de fer salvateur qui va bien écarter les deux tissus et les aplatir au bord du zip.

Pas de coup de fer sur le simili hein! Repasser côté coton.

Et voilà. C’est tellement cool que refaire la même chose de l’autre côté ne demande plus aucun effort. Résultat :

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Ne pas s’arrêter en si bon chemin car à ce stade le zip est presque de l’histoire ancienne. Il reste à piquer les tissus bien en place de chaque côté du zip pour éviter qu’après la mise en service de cette pochette, la doublure se prenne continuellement dans la navette. Résultat :

Etape 3 : Pose des poches extérieures

Pour de belles finitions et une bonne tenue des poches (faudrait pas que çà baille non plus!), doubler entièrement les poches extérieures en cousant ensemble, endroit contre endroit, les 2X2 rectangles découpés lors de l’étape 1. La valeur de couture est d’environ 1 cm.

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Ensuite, repasser pour avoir matière à contentement et fixer au point zigzag chaque poche sur son pan de corps de pochette :

A noter : à ce stade, il est possible de choisir de piquer des compartiments sur ces poches en piquant des perpendiculaires au bord inférieur aux endroits voulus en fonction de l’usage. Ici, je me suis abstenue, contre l’avis de ma fille. Ce sera pour une prochaine fois.

Etape 4 : Réalisation et pose des languettes

Une fois de plus, le fer à repasser sera un allié de poids dans cette aventure couturière. Prendre les languettes découpées à l’étape 1, les plier en deux dans le sens de la longueur et repasser pour bien marquer le pli. Ensuite, faire coïncider les bords vers ce pli qui marque la moitié de la languette :

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Plier l’ensemble sur lui-même puis couper pour obtenir deux languettes de 7,5 cm :

Ensuite, piquer de chaque côté des deux languette à environ 0,5 cm de chaque bord. Plier chaque languette en deux et marquer le pli au fer :

On obtient deux languettes d’1 cm de large.

Poser les deux languettes de chaque côté du pan avant de la pochette à 1 cm en dessous du bord supérieur. Les maintenir en place avec une épingle.

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Etape 5 : Assembler la pochette

Ouvrir le zip de façon à ce que la navette se tienne environ en son milieu.

Epingler ensemble les 2 pans du corps de pochette endroit contre endroit. Les poches extérieures et les languettes disparaissent momentanément de notre vue. Piquer  les trois bords et dégarnir les angles pour obtenir de beaux coins lors du retournement final^^.

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Epingler ensemble les deux pans de la doublure endroit contre endroit. Les piquer en veillant à conserver une ouverture confortable (environ 7, 8 cm). Cette ouverture sera refermée à la main en toute dernière minute.

Retourner la pièce par l’ouverture laissée dans la doublure. L’action peut donner quelques sueurs  froides mais au final, le résultat doit ressembler à ceci :

L’affaire est presque dans le sac :-). Il suffit maintenant de refermer à la main l’ouverture laissée dans la doublure par un point invisible. Des tas de tutos circulent sur le net au sujet de ce point invisible qui, une fois compris, est l’enfance de l’art :

Rentrer la doublure à l’intérieur de la pochette. Fermer le zip. Savourer l’instant.

Voilà comment, sans patron ni matériel spécifique, passer 60 minutes de plaisir créatif. Pour plus de satisfaction, photographier le résultat en associant à l’objet nouveau-né quelques éléments de décoration. Ici, une magnifique rose en céramique, reçue récemment d’une personne au goût très sûr, jouxte quelques accessoires de maquillage…

Alors cette pochette « Eve », vous en pensez quoi?

Amitiés,

Sophie.

 

 

Mes rencontres à Créativa

Des gens, des idées, de la passion…

Idées à faire

On ne m’y prend pas chaque année à flâner dans les allées du salon Créativa. Mais cette fois, j’étais au rendez-vous et il me tarde de vous narrer ce que j’ai vu ou plus exactement, qui j’ai vu. Tout d’abord, les deux filles à la tête du magazine « Idées à faire ». « Idées à faire », c’est un magazine qui fournit tous les deux mois une collection d’idées vraiment réalisables, en couture, mais pas que! Les deux cheffes d’entreprises proposent  leurs propres créations ou font appel à un réseau de créatrices/créateurs qui réalisent pour elles des projets en fonction de leurs spécifications.

D’après ce que j’ai compris, elles se répartissent le travail. A Marseille, il y a l’artiste qui crée les modèles et à Paris, il y a la gestionnaire qui, entre deux paperasses, teste avec l’innocence non feinte de la débutante les inventions de sa comparse. Autant dire que c’est une affaire qui roule 🙂 Les filles étaient trop sympathiques et mettaient trop de foi dans leur projet pour que je n’ai pas envie de m’abonner à leurs fameuses Idées à faire. Ce fut chose faite et je me réjouis déjà de découvrir le prochain numéro dans ma boîte aux lettres. Merci à elles deux pour la part de rêve qu’elles insufflent.

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Et en attendant, je me délecte de cet ancien exemplaire… Si vous voulez les rencontrer vous aussi, voici leur page Facebook. C’est moins chouette qu’une conversation à bâton rompu mais mieux que passer à côté de leur énergie positive!

Aurore et ses cousettes

C’est la première fois que je rencontre en vrai une des personnes que j’aime suivre dans la blogosphère. Cette première, c’est avec Aurore ( blog https://auroreetsescousettes.be/) que je l’ai vécue.

Autant j’étais très intéressée par ses kits Lingerie que je lorgne sur le net depuis lurette, autant une fois sur place, j’ai cédé en faveur de la jupe Talya et du top Vasilisa. Il faut dire que j’avais avec moi ma première demoiselle de 14 ans qui jugeait que ces deux patrons seraient du plus bel effet pour elle aussi, que du coup, c’était un investissement rationnel… Devant tant de raison, je n’ai pu que m’incliner. Adieu parures, dentelles et slips, ce sera pour une prochaine fois 🙂

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Les tissus de Dimitri

La folie à Créativa, c’est le nombre de tissus qui peuvent se vendre sous la forme de coupon de 50X50. Vous êtes d’accord qu’avec pareille dimension, on fait peu de chose… En plus, le prix est très haut par rapport aux ventes plus classiques au mètre. Donc, je regardais avec circonspection ces stands exposer leurs mouchoirs de poche quand j’ai croisé l’échoppe des tissus de Dimitri. Il était seul Dimitri. Pourtant lui, il vendait au mètre à prix correct. Donc, oui, j’avoue, j’ai cédé une troisième fois pour un mètre de viscose bleu marine à motif de chats.

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Je me vois bien transformer la chose en chemisier sous peu…

Mes livres de l’année

Je le redis, je vais peu à Créativa mais si j’y vais, c’est toujours avec au moins l’objectif de rencontrer mon marchand de livres créatifs préféré. Comment il s’appelle, j’en sais rien. Comment s’appelle son stand, encore moins. Mais le choix de livres est bluffant et ce vendeur est tout de même celui qui m’a conseillé de coudre pour mon homme, avec pour résultat immédiat (presque immédiat) ma fameuse première chemise.

Il m’a annoncé qu’il ne reviendrait pas à Créativa mais se contenterait désormais des Marchés du Tissu. Au revoir cher inconnu. Vous faites partie de ces gens qui magnifient un métier, et qui, ce faisant, « changent la vie ». C’était un plaisir, une fois encore, de parler avec vous.

Japanese touch

Enfin, j’ai succombé au charme japonisant de quelques mini-coupons (ceux-là mêmes sur la valeur desquels je m’interroge plus haut). Car en effet, si certains motifs japonais deviennent plus courants dans le commerce, il m’a semblé que ce n’était pas le cas de ceux-ci. Attention au dépaysement, voici les papillons, les fleurs, les grues,… et tous brillent de 1000 feux!