Opale dénaturée Saison 2

Tu le fais exprès ou quoi?

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Bonjour à toutes et tous! Je me suis enfin résolue à expliquer ce long silence qui nous sépare de mon dernier article. C’est pourquoi je l’affirme, ce mois de mai a écrit une des pages les plus sombres de l’histoire des Gaufres au Guatemala. Et raconter ses tentatives infructueuses reste compliqué, vous le concéderez n’est-ce pas? Mais soit, me voici devant vous après avoir fait le plein d’humilité…

Mes projets ce mois-ci étaient un peu ambitieux : il me fallait une robe pour participer à une fête de famille et je souhaitais aussi offrir à un membre de ma fratrie un cadeau d’anniversaire personnalisé.

Dans cet article, je vais vous présenter le premier de ces deux défis pour la réalisation duquel j’ai songé à la robe Opale d’Yvanne S. J’aime cette robe et j’en avais fait une version l’an dernier qui pêchait par le choix du tissu mais qui promettait par sa tenue. (cfr. Opale dénaturée) Alors pourquoi pas?

L’idée sans doute était bonne. Mais au moment de choisir un tissu, il m’est apparu opportun d’utiliser un coupon acheté jadis dans l’idée d’un plan « tailleur vintage » qui, au fil du temps, me convainquais de moins en moins. C’était rationnel au moins! Je me débarrassais d’un coupon inutile et dans le même temps, je me confectionnais cette robe de la seconde chance…

Mais vous savez quoi? Chaque fois que je joue la carte de la raison, je le regrette et cette fois n’a pas fait exception à la règle. Vous en auriez pensé quoi si j’avais été assez avisée que pour vous poser la question? Hmm? Le tissu, c’est un tricot léger, couleur vert eau. Je pense que Jacky Kennedy devait avoir un tailleur coupé dans le même rouleau. (soupir!)

Puis comme une mauvaise idée ne vient jamais seule, je me suis dit qu’une petite veste assortie le ferait, feignant la surdité devant les mises en garde de ma soeur : « Sophie, n’y pense même pas! Les ensembles ne sont plus à la mode voyons! » Mais Sophie était déjà loin dans son idée. Trop pour faire demi-tour. Ainsi, une veste fut considérée et son modèle choisi dans un livre de couture pour mariage qui doit dater des années 80 (déniché et acheté juste parce que je ne me lasse pas de rêver devant les jupes amples et longues en tulle blanc…)

Allez! Assez de blabla, je vous montre le résultat que Raoul a tenté de sublimer par ses qualités de photographe amateur (il aime les défis mon fils!) 🙂

La veste a des emmanchures comme on n’en voit plus depuis 30 ans, les devants se posent comme les ailes d’une chouette mais c’est toujours mieux que si j’étais allée au bout de mon ambition en affichant le revers cousu dans une doublure ton sur ton (si si, en matière de too much, on peut toujours faire mieux)

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Je suis tout de même contente du montage, avec des coutures qui s’alignent parfaitement et un zip vraiment invisible.

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Ben oui, tout n’est pas complètement raté tout de même 🙂

Et sans la veste me direz-vous? Bonne question! Réponse en image :

Pour coordonner les deux pièces, j’ai  opté pour une finition commune en biais fleuri rose et ça, d’après ma soeur, cétait une bonne idée. Moi, je ne sais pas, je ne sais plus…

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Je vous parle bientôt de cet autre défi du mois, dit du « cadeau d’anniversaire ». Préparez-vous à de nouvelles déconvenues 😉 Je vous embrasse.

 

Madeline!

Sur un air de fifties

Ce sournois mois de mars a beau présenter 31 jours, je n’ai jamais vu un deadline me surprendre autant. Euh… Si en fait. Mais soit, mon point est que pour sortir Madeline de l’atelier dans les délais, il a fallu un peu d’effort et pour cause : j’ai bâti cette robe en deux temps trois mouvements malgré ses nombreux pans jusqu’à arriver au moment de poser la parmenture.

Et là, désillusion suprême : tout le buste est doublé! Ceci offre à Madeline une finition délicieuse, c’est entendu, mais une fois de plus, j’ai agi avant de réfléchir et me suis retrouvée avec trop peu de tissu. Du coup, en tout début de mois, j’ai mis ma robe toute montée sur un cintre et l’ai enterrée dans ma garde-robe. MAUVAIS PLAN!

Une fois de plus dans la peau du lièvre qui n’a même pas de tortue pour dire de se motiver, me voilà donc à la veille de la date fatidique (faudrait pas non plus décevoir Yvonne!) avec une ébauche de robe et un coupon de jersey commandé d’urgence, et fraîchement reçu, pour bâtir cette fameuse parmenture de luxe.

Là encore, je n’ai vaincu qu’au prix de quelques sueurs froides à l’ombre de mes fantômes lacaniens (pour ceux et celles qui ignorent qu’un trou se mue en trique si on n’y prend pas garde, je recommande mon article Jogging lacanien (#jecoudsmagarderobecapsule2017)).

Pour vous permettre de mesurer l’étendue de mon désespoir devant ce paquet de tissu complètement tordu qui semble ne jamais devoir ressembler à une robe, je cite l’explication rassurante de mon magazine fétiche (La Maison Victor) : « …Tournez la parmenture à l’envers en tirant le dos vers l’endroit le long des coutures d’épaules. »

Vous pouvez en jugez à présent, je ne peux pas me plaindre du résultat au vu du processus.

Ma satisfaction :

  • C’est un modèle inspiré des années cinquante et j’aime encore bien moi les oldies 🙂 Les voitures des années cinquante, la mode des années cinquante,… Puis j’ai quelques lectrices chères à mon coeur qui se reconnaîtront et qui sont de ce merveilleux cru;
  • Cette robe a une belle tenue et est d’un confort inimitable;
  • Finalement, cette parmenture est de toute beauté. Quand elle ne rend pas fou, elle récompense les mains persévérantes qui l’ont réalisée;

Ma déception :

  • Le tissu ne me plaît plus autant que lorsque je l’ai choisi. Il dégage un aspect trop synthétique et mon goût;
  • Le dos méritait plus de soin, plus de constance dans les couture décoratives, tout ça parce qu’en attendant le dernier jour, il m’a fallu faire de la couture de précision après la tombée du soir dans une pièce mal éclairée et sur du tissu noir. Ca craint.
  • L’ourlet est inélégant au possible malgré tout le soin que j’y ai mis.

Madeline, vous l’aurez compris, est ma réalisation martienne dans le cadre du défi Couture Magazine 2018 du blog Yvonne Violette que je remercie une fois de plus car sans elle, dieu sait quand j’en aurais eu fini avec cette maudite parmenture!

Sauvée par le gong, je dois à présent sans coup férir annoncer le livrable d’avril : la robe Estelle de La Maison Victor.

Je vous embrasse!

Sophie

Lora!

En jersey aussi!

Lora, c’est une robe de La Maison Victor. Et La Maison Victor, vous le savez, c’est le magazine que je mets à l’honneur dans le cadre du défi « Magazine couture 2018 » lancé par Yvonne Violette.

Lora, c’est une robe prévue pour un tissu structuré ou en tricot lourd peu ou pas extensible. Mais comme il arrive parfois, j’avais envie de désobéir, de faire fi de toutes les recommandations de l’éditeur même si je sais que mes audaces en la matière sont rarement porteuses…

Mais cette fois sur ce chemin de l’effronterie couturière, je n’étais pas seule! Petite cousette m’avait montré la voie avec sa merveilleuse Lora patineuse : elle, non seulement osait le jersey comme il me démangeait de faire, mais encore décidait-elle de transformer la jupe un peu « tulipe » en jupe ronde froncée à la taille, la fameuse patineuse!

Et le résultat m’a convaincue, frappée, subjuguée, impressionnée, inspirée…

Si bien que l’idée de produire une Lora en jersey a germé dans mon esprit frondeur. Le résutat? Voyez plutôt!

Les tissus sont du chien vert. L’imprimé aux motifs urbains est un vrai coup de coeur. La robe quant à elle est de celle que je ferai et referai à l’envie, en jersey ou en tissé d’ailleurs. Contrairement à Petite cousette , je me suis contentée de conserver le patron orginal et sa tulipe. Seul modification indispensable avec le jersey : suppression du zip invisible (j’en étais toute marrie pensez bien! :-D)

Lora, c’est aussi ma contribution de février aux défis « couture magazine » d’Yvonne Violette et « Je peux pas j’ai couture » de Entre veille et sérendipité

Lola…

…J’suis qu’un fantôme quand tu vas où j’suis pas…

Dans quelques heures, les bulles de champagne pétilleront, les musiques les plus douces s’élèveront de nos rues, le ciel sera couvert de mille couleurs qui exploseront par-dessus les maisons, et parmi les strass et les paillettes, Eve brillera elle aussi dans sa robe Lola (La Maison Victor).

Pour cette robe patiemment choisie parmi toutes mes revues, Eve a choisi un magnifique crêpe noir des Tissus du Chien vert. L’élastique argenté en ceinture, elle l’ a cherché âprement.

Cette robe a tout pour plaire sur une silhouette filiforme. Je l’ai réalisée en taille 30 en ajoutant néanmoins un peu d’aisance sous l’emmanchure. On adore ses épaules raffinées et son port confortable.

A tous une excellente année 2018 et si la nostalgie vous prend, visitez notre rétrospective 2017!

Bises.

Sophie

Opale dénaturée

30 juin 2017! 6 mois déjà que nous nous lançons éperdument à la suite de Clotilde dans le grand projet de garde-robe capsule (cfr. Capsule 2017)

Mon livrable du mois à mi-parcours : la robe Opale d’Ivanne S. dans un (trop) audacieux mélange de motif à pois et de passepoil doré. Ouille! Oui, bien sûr, vous me l’auriez dit si j’avais posé la question : c’est un peu too much ça Sophie… Et combien vous auriez eu raison.

Seulement voilà, il me fallait essayer, ça me démangeait de n’en faire qu’à ma tête. Résultat : une robe techniquement réussie mais difficilement mettable.

Je sais, elle est mal repassée. Mais honnêtement, si j’y touche encore ce sera pour la mettre à la poubelle.

A présent, si je veux mettre en sourdine toute la bouderie qui m’anime, je n’ai rien à reprocher au patron d’Ivanne S.! Il faudra que je le ressorte une prochaine fois, quand je serai mieux inspirée : il est tout à fait adapté à ma physionomie et les explications, comme d’hab’ avec cette auteure sont claires. Pas de difficulté majeure et très certainement à refaire (en uni et/ou sans passepoil).

De même, sur la qualité du tissu, rien à dire : très belle tenue, agréable au toucher, facile à coudre, facile à porter.

Zou! Juillet commence à présent et ça me reboosterait le moral si je pouvais en sortir une chemise pour homme digne de ce nom (dernières évolutions publiées le 20 juin dernier : Les manches de princesse de mon mari)

En août, je viens de décider que ça serait le top Diamond d’Ivanne S. dans la catégorie « haut – chaîne et trame »! Et n’oubliez pas! Pour voir en quelques diaporama l’état d’avancement de ma capsule 2017, il y a une page qui vous résume çà avec un minimum de mots et un maximum d’images : Capsule 2017

A présent, je file découvrir les autres réalisations de juin des participantes au défi de Clo!! Un plaisir toujours renouvelé 🙂

Une robe de Noël…en soie!

« Ce que rêve de demander à une maman qui fait mine de vouloir coudre, n’importe quelle fille de 12 ans… »

La robe de Noël en soie, c’est ce que rêve de demander à une maman qui fait mine de vouloir coudre, n’importe quelle petite/jeune fille de 12 ans. La mienne n’a pas fait exception. Moi, comme sans doute beaucoup d’amateurs qui rêvent de se lancer dans la couture, j’ai accepté le défi.

Même si cette étape (ou dois-je dire cette épreuve) m’a appris énormément, notamment l’humilité et la patience, je dois avouer qu’il s’agissait d’un mauvais projet pour me remettre à coudre et parallèlement faire connaissance avec ma nouvelle machine.

Heureusement, le taux de soie dans l’étoffe finalement achetée n’était pas suffisant pour me faire échouer totalement.  🙂

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L’inspiration m’est venue d’un livre de Marijke Sileghem ❤ ❤ que je recommande chaudement. Le concept : « coudre avec un mètre de tissu »! Simplicité de coupe et petit prix garanti pour un effet bluffant. Dans ce livre, Marijke et ses étudiantes donnent vie à différentes variantes de 12 modèles qui refont une garde-robe.

Assurément, on se retrouvera tôt ou tard autour d’un nouveau modèle de Marijke dans un futur article!! Plutôt tard que tôt car, j’ai décidé de refaire mes gammes sur des projets de trousses et de sacs, moins exigeants et tout aussi enthousiasmants. On s’en reparle? A très bientôt!

Sophie