Couture soleil : la robe d’été qui tourne!

N°107 du Burda Style de mai 2020

Me revoici avec un numéro de matricule Burda : le modèle 107 en mai 2020 correspondait à une jolie robe estivale assez féminine : petits volants et jupe qui tourne! C’est ce modèle que ma fille a choisi et m’a demandé de lui coudre dans un tissu que j’avais égoïstement acheté pour me faire un top. Vu le résultat, pas de regret! Décidément, désormais, tout lui va mieux qu’à moi 🙂

Le modèle présente un buste doublé cintré, une basque doublée également qui sert d’accroche à une jupe ample. Ample… C’est peu de le dire. Comme je ne voyais pas la fin de mon bâti d’ourlet d’abord, puis de sa couture ensuite, j’ai mesuré le bord inférieur de cette jupe : il fait un peu plus de 7 mètres de long. Alors oui, ça tourne!

Les finitions de ce modèle sans manche : volant sur le dessus de manche! Le col est légèrement arrondi. Les finitions intérieures sont réalisée dans un biais prélevé dans le même tissu.

La robe est réalisée dans un coton qui offre une belle tenue, qui se travaille aisément et est très doux au toucher. Il fait partie des collections UNE de Stragier. Le motif, estival entre tous, est composé de petits citrons tantôt entiers, tantôt sectionnés.

Est-elle ravissante ma fille? Euh… Je veux dire, la robe!

Il nous reste à attendre une météo plus clémente. A l’heure ou je vous écris, il neige sur Bruxelles.

Amitiés,

Sophie

CAP Couture : Eleanora la magnifique

Le problème de rédiger un article sur Eleanora, c’est qu’il faut que la robe soit disponible! Or, elle est à la lessive, puis sur moi, puis à la lessive, puis sur moi, puis… Le coup de coeur de la saison automne-hiver qui s’accommode fort bien des giboulées printanières.

Alors ok, Eleanora est d’abord et avant tout une étape obligée du cursus CAP orchestré par Christine Charles dans son livre « Passez votre CAP Couture avec Artesane.com » et à ce titre, elle est une compilation sournoise de gestes techniques et de détails compliqués à peine visibles et certainement inutiles à la beauté d’ensemble mais çà, c’est le jeu!

Eleanora, c’est aussi ma robe préférée. Si elle n’était pas si exigeante, je l’aurais déjà déclinée dans d’autres tissus et pourquoi pas, dans les autres variantes que Christine propose pour parfaire notre maîtrise d’un sujet tel que « les poches, anthologie des cavernes à nos jours ». Je suppose que cela viendra mais pas tout de suite : j’ai la suite du programme CAP qui m’attend, sans parler des commandes de ma grande fille à qui les premiers rayons de soleil inspirent des idées de bains de soleil…

Mais qu’a-t-elle donc cette Eleanora pour appeler des commentaires si enthousiastes? Elle est belle, hyper confortable, elle s’enfile en un geste, elle est douce, féminine, ses grandes poches me rappelle celles des fermières de mon enfance (Christine dit qu’elle est rustique),…

Et côté technique me direz-vous? Si elle s’enfile, c’est qu’elle n’a même pas de zip alors avec quelles plaintes viens-tu nous voir? C’est vrai! Ni zip ni boutons! Mais…

La viscose

Christine le dit souvent : la matière fait partie du défi : réaliser Eleanora dans un coton docile, oui pour le plaisir mais ça ne compte pas pour ce qui est de progresser vers le certificat convoité. Une viscose donc. J’ai lu et relu vos blogs chers lecteurs car plus d’un et d’une parmi vous ont cherché une réponse à l’indomptabilité de la viscose. J’avais à votre instar préparé le paquet de maïzena dans l’idée d’offrir un bain durcissant à mon tissu rebelle. Mais cela n’a pas été nécessaire.

Pour commencer, cette viscose est parfaitement tissée. Elle se déchire dans la trame en formant une parfaite perpendiculaire au droit-fil. Et je crois que ça aide à la maîtrise lors de l’assemblage. J’ai pratiqué récemment une viscose à succès très jolie qui présentait un irrattrapable décalage. A un tel point que je pense pouvoir parler de défaut d’usine. Je n’ai jamais eu de telles déconvenues avec un produit Stragier (qui ignore qui je suis et ne me sponsorise en aucune façon).

Et donc, j’y suis allée doucement, en usant et abusant du cutter rotatif, d’un épiglage serré, parfois d’un bâti et tout s’est passé pour le mieux côté viscose.

Les finitions avec passementeries

Il s’agit d’un dispositif aussi efficace que complexe à saisir. Les explications de Christine pour le coup ne sont pas superflues : jamais je n’aurais interprété correctement la gamme de montage industrielle sans ce petit coup de pouce. Cela dit, une fois fait, il s’agit d’une finition intéressante que je suis ravie de connaître pour, qui sait, la replacer sur un autre modèle au gré de mon humeur.

Il s’agit d’une coulisse et d’un jeu de deux doubles rubans qui resserrent la manche suivant l’envie. A porter noué ou même tout à fait desserré, avec, dans ce cas, de longs rubans qui volent au gré des mouvements.

Les poches décollées

Sans doute mon détail préféré! Les poches décollées, qui restent toujours un peu entr’ouvertes, montrent ainsi leur généreux volume et ne trahissent pas le cachet rustique du modèle.

Techniquement, elles demandent précision sur le piqué nervure et un peu de soin dans les fronces et le montage sur le corps de jupe. Rien d’insurmontable cependant et le résultat vaut la peine :

Les manches légèrement gigot

Cerise sur le gâteau : une paire de manches gigot. Un petit gigot, mais tout de même.

L’encolure en V

Côté encolure, on reste sage mais on travaille la forme en V!

Et voilà! L’étape « novembre » narrée en avril 😉 A très vite!

Sophie

CAP Mois 2 : le basique à coudre

Hello chers lecteurs! Que l’année 2021 déjà bien entamée vous soit douce. Je reprends enfin la plume sur ce blog que je sais déserté à mesure qu’Instragram assoit son monopole sur nos publications couturesques. Néanmoins, j’aime trop écrire pour céder complètement à cette fièvre de l’instantané, quand bien même je concède à Insta un certain nombre de qualités.

Vous l’avez donc compris, je ne suis pas disposée à refermer les pages de mon album des « Gaufres », ouvert un peu par hasard à la fin de l’an 2016. Pour inaugurer ce retour au bon vieux blog, je me propose de publier dans un premier temps des articles qui attendent depuis plusieurs mois leur publication. Vite, leur ôter le pyjama que confère le statut « brouillon » et les revêtir comme il sied.

L’article du jour est une étape du cursus « CAP Couture » qui prend pour guide le livre de Christine Charles paru aux éditions Eyrolles. Il s’agit du basique à coudre du mois 2 qui était pour moi octobre 2020, mois d’automne entre tous. Je vous laisse lire ce que j’avais à en dire à l’époque… Bonne lecture, je suis ravie de vous retrouver.

Le choix du patron et du tissu

Je repasse avec délectation dans mes magazines chéris et ça, ça me prend des plombes parce que l’affaire est volumineuse si vous voyez de quoi je parle. Et là je n’en reviens pas! Impossible de trouver un patron qui corresponde au prescrit de Christine Charles : une robe droite, sans manche, cintrée à la taille et présentant des pinces verticales de cintrage. Le basique de robe dite « trois trous ».

Revenant bredouille de ma pourtant bien fournie patronthèque, je me résouds à activer un des jokers présents sur le site d’Artesane pour aider les lecteurs du livre « Passez votre CAP couture avec Artesane.com ». Je dis que je m’y résouds, non que cela soit désagréable, au contraire, mais parce que ma politique de consommation pour la réalisation des basiques mensuels est d’utiliser les ressources-maison, que ce soit pour les patrons ou pour les tissus.

Bref, je consulte la liste fournie : trois modèles sont recommandés mais, sauf erreur de ma part, aucun ne respecte le cahier de charges :

  • La Nicole Dress de Simple Sew est mon favori mais ne répond pas aux spécifications car, d’après le dessin technique, elle ne présente de pinces verticales de cintrage ni sur le devant si dans le dos. Donc, je choisis d’y renoncer vu que la technique du moment, c’est la pince losange.
  • La robe Burda m’attire aussi : elle se coud en jersey et vu ma silhouette du moment, si on part sur du cintré à la taille, autant que ce soit dans une étoffe extensible :-D. Mais ici encore, Damned! Des pinces losange dans le dos mais pas devant.
  • La robe Phoebe de SeamWork ne m’inspire pas confiance non plus car dans ce modèle le haut et le bas ne sont pas solidaire : il y a une couture à la taille. Du coup, pas de pinces losange n’est-ce pas? J’imagine en effet que le montage entre la jupe et le buste se fait après réalisation des pinces de part et d’autre. OK, le secret du losange est de se composer de deux triangles, c’est entendu, mais je crains tout de même de passer à côté de l’objectif pédagogique de ce chapitre.

C’est donc toute marrie que j’ai opté pour la robe Burda, considérant que deux pinces losange (dans le dos) valent mieux que pas de pince losange du tout 😀 Oui mais oui mais… Le modèle demande un tissu foulé ou un jersey lourd… Re-damned! Je n’ai pas ça en réserve. Ici, c’est du chaîne et trame qu’on thésaurise, pas de la maille. Que voulez-vous? Quand le diable est dans la boîte, il y reste. Et qui suis-je pour éduquer le diable?

Petit tour innocent, juste pour voir, sur le site de Stragier. Dangerosissime quand on aime les belles matières et qu’on a peur de craquer! Je tape « tissu foulé », je reçois un catalogue de laine de la plus belle qualité, je navigue… et je flashe sur une laine Merinos brodée de cerf sur un fond vert qui sent bon la Scandinavie (enfin c’est ce qu’il m’évoque). Je respire à fond avant de jeter un oeil sur le prix et je lis… « sur demande ». Ouille! Voilà qui clôt le débat.

Vous savez quoi? La laine foulée, ce sera pour le modèle du mois de février! C’est prévu et je ne peux pas concéder deux fois un budget de ce niveau-là. D’autant que la robe trois trous, hein, c’est pas exactement le truc qui me fait rêver (contrairement au modèle de février dont je vous entretiendrai le moment venu :-P) Donc, je choisis finalement un velours milleraies dans un ton caramel lumineux. Alors oui ça aussi c’est du chaîne et trame, mais je crois que ça le fera et à ce stade, j’en ai ras la casquette et donc, je tranche!

Les apprentissages

  • La pince losange, à piquer en deux temps
  • Le biais intérieur comme finition des manches et de l’encolure (ici petit cadeau : j’utilise un biais de la collection UNE de Stragier)
  • Le zip classique de grande longueur sur une ligne légèrement courbée (creux du dos)

Honnêtement, rien de compliqué. Pour les mois qui suivent, vous le verrez, j’ai choisi de ne plus réaliser le basique du mois, jugeant maîtriser suffisamment les techniques impliquées. Ceci dit, je lis toujours soigneusement les consignes de l’auteure, même si je ne réalise pas l’ouvrage car parfois, elle suggère une méthode plus professionnelle et efficace que ce que mes petites habitudes de couturière amateure me soufflaient de faire.

La robe présente aussi une jolie surpiqure en son milieu devant.

Voilà pour ma petite « trois trous » aux couleurs de saison (cousu en octobre). Elle le fait non? Pour terminer, je vous emmène faire un petit tour dans le joli parc qui entoure ma maison urbaine. Suivez moi!

Ma Framboise frivole

Mon cerveau bouillonne à mesure qu’il confine

La Framboise Frivole, c’est un duo de musiciens déjantés qui mérite le détour (pour ceux et celles qui veulent en savoir plus, ils se présentent ici). Mais, Sophie, c’est quoi le rapport avec ton blog là? Eh bien il n’y en a pas! Sauf que Framboise est le nom du patron de ma nouvelle robe 100% confinement et que du coup, ça m’a fait pensé à eux et que je me suis dit que c’était bien de vous les faire connaître si jamais c’était encore nécessaire. Voilà.

Houlà! Vous le sentez bien, ça va être compliqué à suivre cet article. Que voulez-vous? Mon cerveau bouillonne à mesure qu’il confine. A force de ne plus parler qu’à moi-même (et à ma famille mais elle, détient les codes nécessaires), je laisse à mon inénarrable sens du brouillon et du débridé une expression pleine et entière. Je vous invite à me le pardonner, à m’aimer comme çà et à poursuivre la lecture de ma troisième expérience de la Craftine Box.

Je sais, je n’ai pas dit un mot des précédentes mais pour la veste « Avocat », les photographies sont de mauvaises qualité et il faudrait les refaire (à moins que je les publie ainsi?) Pour la boite suivante, je suis tombée en désamour tant avec les modèles qu’avec les tissus… Et, l’avouerais-je? Je ne rafole pas de cette boîte Craftine et de ses patrons minimalistes. Les finitions me laissent sur ma faim. Ceci dit, le rapport qualité-prix tient vraiment la route et je doute que les éditrices eussent pu mieux faire dans cette gamme de prix. J’apprécie aussi beaucoup les propositions d’accessoires assortis et je suis ravie d’avoir essayé. Sans compter que recevoir un cadeau postal quand on n’y pense plus, c’est toujours très gai 😀

Trève de bavardage! Ma robe Framboise, je la voulais ample pour être à l’aise, ne pas la sentir qui me ceinture la taille. Le modèle s’y prêtait. Alors je l’ai cousue dans une taille 48! Ben oui. Quand on fait un choix, autant y aller carrément. Evidemment, il faut assumer aussi après de ressembler à une bonne femme perdue au milieu d’un sac de patates… Par contre, je confirme : elle est d’un confort dont je ne suis pas prête de me plaindre.

Et autant elle me déplaisait face à un miroir qui ne dit pas toujours la vérité, autant les photos d’Anabelle et le beau soleil qui baigne Bruxelles aujourd’hui me réconcilient avec elle et l’allure qu’elle me donne…

Les détails que j’aime : le noeud à l’arrière (fort inutile : vu la taille je l’enfile sans y toucher! Chouette!) et la manche bouffante reprise par une bande de poignet :

Hé! Vous avez vu? J’ai le sac asssorti! Si si il l’est! La preuve en image :

Et voilà! J’espère que mon article vous trouve toutes et tous en bonne forme. A très vite pour ma réflexion sur ma garde-robe « été 2020 »!

Sophie

Julia, la belle romaine

Merci chéri!

Pour la première fois de ma vie, j’ai reçu en cadeau… du tissu! Yesss! J’ai coutume de lire sur mes blogs préférés que leur auteure ont reçu du tissu en cadeau (quand ce n’est pas la vieille voisine qui couve un stock inédit de tissu d’époque parfaitement conservé… :-D) et cela m’a toujours étonnée. Car enfin, du tissu c’est personnel, c’est un présent audacieux.

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Mais j’enviais cela car un tissu qu’on ne choisit pas, c’est une contrainte et la contrainte encourage la créativité. Le tissu offert, qu’il nous plaise ou non, parle de la personne qui l’a offert et dans tous les cas, ce doit être un plaisir de le transformer puis de le porter. Eh bien ce Noël, ce fut mon tour! Mon chéri m’a offert 3 mètres de tissu!

Oui, vous avez bien lu! 3 mètres! Ce n’est pas rien. Accompagné d’Anabelle pour éviter les erreurs techniques, mon mari s’est lancé : il est entré dans une mercerie (déjà!) et en a sorti 3 mètres de tissu synthétique noir couvert de petits points dorés. Sans aucun doute le tissu que je n’aurais jamais acheté. Par contre, j’étais si contente de cette grande première, qu’une fois entre mes mains, il a vite trouvé forme agréable.

Comme cette matière n’était pas plus noble qu’il ne faut, j’ai choisi un patron qui ne demandait pas non plus trop d’efforts. Mais comme il était doré, j’ai choisi un patron de robe de princesse : le Julia récemment publié par La Maison Victor…

Le tissu est très souple mais absolument pas extensible. Il me semblait donc convenir à ce modèle que Victor propose pour sa part dans un satin doré. Oui, bon, c’est pas le même. Mais l’idée n’était cependant pas complètement mauvaise. Jugez plutôt! Hormis que le style « romain » m’avait complètement échappé à la lecture de ma revue préférée, la surprise fut assez bonne finalement et va me permettre de passer le cap de 2019 dans la peau d’une vestale 😀

Merci chéri! Et bonne veille à tous mes lecteurs!

Sophie

 

Eden

Le charme vintage du noir et blanc

Eden! Voilà le patron! Le numéro 10 de notre belle équipe de foot qui vient de sortir poliment le Brésil de la course à la coupe du monde. Notre belle équipe qui, à mon sens rencontre la France une étape trop tôt dans ce mondial car à mes yeux, la France et la Belgique sont les seules équipes qui méritent l’accès en finale. Mais voilà, le « hasard » parfois nie la raison.

Oups! Je me trompe de blog là. Voilà ce que c’est des soirées trop arrosées, ça met la tête à l’envers. Eden, pourtant, c’est bien le patron au coeur de cet article mais c’est un patron de La Maison Victor.

Je la couds à point nommé cette robe 🙂 Je la couds cependant dans un jersey qui manque un peu de tenue pour donner à ce modèle tout le charme dont il est capable. Mais ça fait tout de même une robe agréable à porter et plutôt élégante avec une jolie paire d’escarpins non?

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Et là, j’entends déjà ma soeur exprimer une surprise légèrement lassée : curieuses chaussures pour faire du jardinage, Sophie! Oui. Mais nous tentions un contraste intéressant avec Anabelle, ma dévouée photographe du jour. Ca marche ou pas finalement? En tous cas, nous nous sommes bien amusées.

Le jersey est un tissu du Chien Vert que je recommanderais volontiers pour des tops fluide, des T-shirts…

Sinon mon Eden, vous en pensez quoi?

Je vous embrasse et vous souhaite un bel été!

Opale dénaturée Saison 2

Tu le fais exprès ou quoi?

Bonjour à toutes et tous! Je me suis enfin résolue à expliquer ce long silence qui nous sépare de mon dernier article. C’est pourquoi je l’affirme, ce mois de mai a écrit une des pages les plus sombres de l’histoire des Gaufres au Guatemala. Et raconter ses tentatives infructueuses reste compliqué, vous le concéderez n’est-ce pas? Mais soit, me voici devant vous après avoir fait le plein d’humilité…

Mes projets ce mois-ci étaient un peu ambitieux : il me fallait une robe pour participer à une fête de famille et je souhaitais aussi offrir à un membre de ma fratrie un cadeau d’anniversaire personnalisé.

Dans cet article, je vais vous présenter le premier de ces deux défis pour la réalisation duquel j’ai songé à la robe Opale d’Yvanne S. J’aime cette robe et j’en avais fait une version l’an dernier qui pêchait par le choix du tissu mais qui promettait par sa tenue. (cfr. Opale dénaturée) Alors pourquoi pas?

L’idée sans doute était bonne. Mais au moment de choisir un tissu, il m’est apparu opportun d’utiliser un coupon acheté jadis dans l’idée d’un plan « tailleur vintage » qui, au fil du temps, me convainquais de moins en moins. C’était rationnel au moins! Je me débarrassais d’un coupon inutile et dans le même temps, je me confectionnais cette robe de la seconde chance…

Mais vous savez quoi? Chaque fois que je joue la carte de la raison, je le regrette et cette fois n’a pas fait exception à la règle. Vous en auriez pensé quoi si j’avais été assez avisée que pour vous poser la question? Hmm? Le tissu, c’est un tricot léger, couleur vert eau. Je pense que Jacky Kennedy devait avoir un tailleur coupé dans le même rouleau. (soupir!)

Puis comme une mauvaise idée ne vient jamais seule, je me suis dit qu’une petite veste assortie le ferait, feignant la surdité devant les mises en garde de ma soeur : « Sophie, n’y pense même pas! Les ensembles ne sont plus à la mode voyons! » Mais Sophie était déjà loin dans son idée. Trop pour faire demi-tour. Ainsi, une veste fut considérée et son modèle choisi dans un livre de couture pour mariage qui doit dater des années 80 (déniché et acheté juste parce que je ne me lasse pas de rêver devant les jupes amples et longues en tulle blanc…)

Allez! Assez de blabla, je vous montre le résultat que Raoul a tenté de sublimer par ses qualités de photographe amateur (il aime les défis mon fils!) 🙂

La veste a des emmanchures comme on n’en voit plus depuis 30 ans, les devants se posent comme les ailes d’une chouette mais c’est toujours mieux que si j’étais allée au bout de mon ambition en affichant le revers cousu dans une doublure ton sur ton (si si, en matière de too much, on peut toujours faire mieux)

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Je suis tout de même contente du montage, avec des coutures qui s’alignent parfaitement et un zip vraiment invisible.

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Ben oui, tout n’est pas complètement raté tout de même 🙂

Et sans la veste me direz-vous? Bonne question! Réponse en image :

Pour coordonner les deux pièces, j’ai  opté pour une finition commune en biais fleuri rose et ça, d’après ma soeur, cétait une bonne idée. Moi, je ne sais pas, je ne sais plus…

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Je vous parle bientôt de cet autre défi du mois, dit du « cadeau d’anniversaire ». Préparez-vous à de nouvelles déconvenues 😉 Je vous embrasse.

 

Madeline!

Sur un air de fifties

Ce sournois mois de mars a beau présenter 31 jours, je n’ai jamais vu un deadline me surprendre autant. Euh… Si en fait. Mais soit, mon point est que pour sortir Madeline de l’atelier dans les délais, il a fallu un peu d’effort et pour cause : j’ai bâti cette robe en deux temps trois mouvements malgré ses nombreux pans jusqu’à arriver au moment de poser la parmenture.

Et là, désillusion suprême : tout le buste est doublé! Ceci offre à Madeline une finition délicieuse, c’est entendu, mais une fois de plus, j’ai agi avant de réfléchir et me suis retrouvée avec trop peu de tissu. Du coup, en tout début de mois, j’ai mis ma robe toute montée sur un cintre et l’ai enterrée dans ma garde-robe. MAUVAIS PLAN!

Une fois de plus dans la peau du lièvre qui n’a même pas de tortue pour dire de se motiver, me voilà donc à la veille de la date fatidique (faudrait pas non plus décevoir Yvonne!) avec une ébauche de robe et un coupon de jersey commandé d’urgence, et fraîchement reçu, pour bâtir cette fameuse parmenture de luxe.

Là encore, je n’ai vaincu qu’au prix de quelques sueurs froides à l’ombre de mes fantômes lacaniens (pour ceux et celles qui ignorent qu’un trou se mue en trique si on n’y prend pas garde, je recommande mon article Jogging lacanien (#jecoudsmagarderobecapsule2017)).

Pour vous permettre de mesurer l’étendue de mon désespoir devant ce paquet de tissu complètement tordu qui semble ne jamais devoir ressembler à une robe, je cite l’explication rassurante de mon magazine fétiche (La Maison Victor) : « …Tournez la parmenture à l’envers en tirant le dos vers l’endroit le long des coutures d’épaules. »

Vous pouvez en jugez à présent, je ne peux pas me plaindre du résultat au vu du processus.

Ma satisfaction :

  • C’est un modèle inspiré des années cinquante et j’aime encore bien moi les oldies 🙂 Les voitures des années cinquante, la mode des années cinquante,… Puis j’ai quelques lectrices chères à mon coeur qui se reconnaîtront et qui sont de ce merveilleux cru;
  • Cette robe a une belle tenue et est d’un confort inimitable;
  • Finalement, cette parmenture est de toute beauté. Quand elle ne rend pas fou, elle récompense les mains persévérantes qui l’ont réalisée;

Ma déception :

  • Le tissu ne me plaît plus autant que lorsque je l’ai choisi. Il dégage un aspect trop synthétique et mon goût;
  • Le dos méritait plus de soin, plus de constance dans les couture décoratives, tout ça parce qu’en attendant le dernier jour, il m’a fallu faire de la couture de précision après la tombée du soir dans une pièce mal éclairée et sur du tissu noir. Ca craint.
  • L’ourlet est inélégant au possible malgré tout le soin que j’y ai mis.

Madeline, vous l’aurez compris, est ma réalisation martienne dans le cadre du défi Couture Magazine 2018 du blog Yvonne Violette que je remercie une fois de plus car sans elle, dieu sait quand j’en aurais eu fini avec cette maudite parmenture!

Sauvée par le gong, je dois à présent sans coup férir annoncer le livrable d’avril : la robe Estelle de La Maison Victor.

Je vous embrasse!

Sophie

Lora!

En jersey aussi!

Lora, c’est une robe de La Maison Victor. Et La Maison Victor, vous le savez, c’est le magazine que je mets à l’honneur dans le cadre du défi « Magazine couture 2018 » lancé par Yvonne Violette.

Lora, c’est une robe prévue pour un tissu structuré ou en tricot lourd peu ou pas extensible. Mais comme il arrive parfois, j’avais envie de désobéir, de faire fi de toutes les recommandations de l’éditeur même si je sais que mes audaces en la matière sont rarement porteuses…

Mais cette fois sur ce chemin de l’effronterie couturière, je n’étais pas seule! Petite cousette m’avait montré la voie avec sa merveilleuse Lora patineuse : elle, non seulement osait le jersey comme il me démangeait de faire, mais encore décidait-elle de transformer la jupe un peu « tulipe » en jupe ronde froncée à la taille, la fameuse patineuse!

Et le résultat m’a convaincue, frappée, subjuguée, impressionnée, inspirée…

Si bien que l’idée de produire une Lora en jersey a germé dans mon esprit frondeur. Le résutat? Voyez plutôt!

Les tissus sont du chien vert. L’imprimé aux motifs urbains est un vrai coup de coeur. La robe quant à elle est de celle que je ferai et referai à l’envi, en jersey ou en tissé d’ailleurs. Contrairement à Petite cousette , je me suis contentée de conserver le patron orginal et sa tulipe. Seule modification indispensable avec le jersey : suppression du zip invisible (j’en étais toute marrie pensez bien! :-D)

Lora, c’est aussi ma contribution de février aux défis « couture magazine » d’Yvonne Violette et « Je peux pas j’ai couture » de Entre veille et sérendipité

Lola…

…J’suis qu’un fantôme quand tu vas où j’suis pas…

Dans quelques heures, les bulles de champagne pétilleront, les musiques les plus douces s’élèveront de nos rues, le ciel sera couvert de mille couleurs qui exploseront par-dessus les maisons, et parmi les strass et les paillettes, Eve brillera elle aussi dans sa robe Lola (La Maison Victor).

Pour cette robe patiemment choisie parmi toutes mes revues, Eve a choisi un magnifique crêpe noir des Tissus du Chien vert. L’élastique argenté en ceinture, elle l’ a cherché âprement.

Cette robe a tout pour plaire sur une silhouette filiforme. Je l’ai réalisée en taille 30 en ajoutant néanmoins un peu d’aisance sous l’emmanchure. On adore ses épaules raffinées et son port confortable.

A tous une excellente année 2018 et si la nostalgie vous prend, visitez notre rétrospective 2017!

Bises.

Sophie