Vol d’hirondelles (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Après la tulipe (Perle de nacre), le printemps « capsule » m’inspire un vol d’hirondelles…

Une fois de plus, coup de coeur aux Tissus du Chien Vert avec ce jersey imprimé, beau sur l’endroit et incroyablement doux sur l’envers :

Le modèle est de Marijke Sileghem, histoire de faire un peu dans le « made in Belgium ». Il est tiré d’un ouvrage-défi : « Coudre avec 1 mètre de tissu ». Si c’est pas un concept çà Mmm? Bien sûr, la contrainte en engendre d’autres :

  • Marijke travaille trois tailles : S, M et L dont le L est l’équivalent d’un grand 40 ou d’un petit 42 du commerce (taille EUR).
  • Il faut que les puristes se détendent un peu : les histoires de droit-fil et autres règles d’or de la coupe peuvent être un chouya malmenées. Sauf que…le résultat est au rendez-vous.

C’est en effet ma deuxième cousette « Sileghem », après Une robe de Noël…en soie! (le fameux modèle qui ne convenait pas à la débutante « premières gammes » que j’étais mais qui « l’a fait » tout de même…)

Allez! On prend trente seconde autour de ce livre diabolique? Marijke l’a fait avec ses étudiantes qui  cousent et posent dans une atmosphère du coup très sympa pour le lecteur… Il y a 12 modèles mais nos guides nous montrent pour chacun d’eux le potentiel de variété qu’il comprend : il suffit de changer de texture, d’ôter les manches, de raccourcir un pantalon et c’est tout autre chose!!

Personnellement, j’adore le concept parce que… quand on se limite à un coupon d’1 mètre (sur 140 cm de large), on peut vraiment se lâcher : tenter des matières qu’on n’ose pas travailler parce que trop précieuses ou trop chères, risquer une coupe qu’on aime mais dont on doute qu’elle nous convienne (et souvent on se trompe)…

Et puis, avec Marijke, ça je le jure, les déchets sont quasi inexistants : ça ne remplit pas l’armoire-à-tissus-pleine-à-craquer 🙂 Au mieux, ça fait un peu de rembourage pour les poupées de chiffon…

Vous l’avez compris, mon vol d’hirondelles me fait plâner… Alors, cessons cet insoutenable suspens et passons à la galerie photos (pour laquelle je remercie mes chéris Eve et Raoul qui me font des images de star et qui, sur ce coup-ci, ont même réussi à me donner un éclat phosphorescent genre « fantôme de manoir » )LOL!

Regret : ce gilet est tellement confortable et à mon goût, qu’il m’attriste de voir son bord inférieur gondoler comme une crêpe… Mais de fait, j’ai un peu trop joué avec les frontières de mon coupon d’un mètre et du coup, il me manquait le centimètre d’aisance qui aurait permis à mon bord d’avoir de l’allure.

A savoir pour une prochaine fois!

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Jogging lacanien (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Passer du trou à la trique, en toute simplicité

31 mars, 19h15, j’atteins au but ou presque.

Après la mésaventure du coup de ciseaux de trop, je m’abîmais hier dans un problème de couture qui relève plus de la géométrie que de l’art du fil. De quoi s’agit-il?

Je suis sur un pantalon de jogging en tissu « maillot de bain ». C’est mon défi « maillot de bain » du projet de Clotile « je couds ma garde-robe capsule ». Ce faisant, j’ai cousu ma ceinture de pantalon en posant la bande de tissu endroit contre endroit, par habitude sans doute. Résultat :

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Comme de bien entendu, j’ai veillé à laisser un trou sur la partie intérieure de la ceinture et j’étais confiante au moment de retourner cette pièce maudite sur elle-même…

Seulement voilà, cette forme de donnut creux porte un nom : le tore! Et quelle est la propriété du tore?? Je vous le demande! Le tore se retourne pour former un tube dont les paroies coulissent sur elles-mêmes à l’infini… Et point de ceinture possible dans ces conditions.

Après maints atermoiements, je trouvai dans un séminaire de Lacan la réponse qu’il n’y a pas d’issue. En termes lacaniens, mon tore est un tore « troué » qui lors de son retournement se transforme en « trique »! Démonstration :

Et vous me permettrez de ne pas m’apesantir sur la signification qu’un psychanayste peut projeter sur ce mécanisme qui passe du trou à la matraque…

Seule connaissance exploitable à ce stade-là : Sophie, tu prends ta ceinture, tu la vires et tu recommences avant que ne sonne le GONG de la fin mars. Il fut ainsi fait. Voici le résultat : un jogging très moyen. Je suis en désamour avec ses couleurs (mais dans ces matières élastiques peu de choix), il compte au moins une taille de trop mais il est confortable et me permettra de courir cette année, sans souci. A l’occasion, je lui coudrai la petite brassière assortie.

Modèle : Burda (Burda Style avril 2017)

Tissu : Mondial Tissu

Fil & élastique : Veritas

 

 

Giboulées & Co

Etat des lieux de la garde-robe capsule martienne

Mars est bien sévère avec moi! Le pantalon de jogging auquel je m’attache viens de subir une attaque en règle de ma paire de ciseaux un peu trop optimiste…

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Hormis qu’il va me falloir ruser pour récupérer cette petite catastrophe, je réalise avec effroi que la taille dudit pantalon est trop large pour moi. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive avec un modèle Burda lorsque je fixe ma taille en fonction du tableau de mensurations…

Je serai prudente la prochaine fois.

En attendant la fixation d’une ceinture élastique haute de 6 cm, voici l’état de l’œuvre :

 

 

Vêtements de mars

« Ahaaa! Sophie se lance dans le maillot de bain? »

A peine février passé, faut-il se pencher sur mars…Contrairement à d’autres participantes au défi de Clotilde maintes fois cité « Je couds ma garde-robe capsule 2017 », je n’ai pas fixé dès le départ les livrables de chaque mois.

C’est plus souple mais ça présente l’inconvénient de la désorganisation. En effet, je ne planifie pas l’acquisition des fournitures et je me retrouve à me tourner les pouces au moment où il faudrait lancer le chantier. Ce mois de mars ne fait pas exception, d’autant que les pièces que j’ai choisi de coudre requierent un tissu particulier, le tissu « maillot de bain »!

Ahaaa! Sophie se lance dans le maillot de bain? Non, pas vraiment. Comme annoncé précédemment, je me dois d’adapter le défi « maillot de bain » pour respecter pleinement le concept de garde-robe capsule, à savoir la réalisation de pièces vraiment utiles et durables. Et sur l’utilité, le maillot de bain, ça craint un peu : j’en ai des tonnes, reçu de toutes origines, notamment ma grande soeur et marraine qui compte parmi mes plus fidèles lectrices ( ❤ ) et je nage rarement.

Par contre, j’adore jogger et la saison recommence bientôt!! Donc, mon idée est de me coudre,dans un tissu maillot de bain, une tenu de jogging. Le modèle, je l’ai trouvé dans le Burda n°205 de janvier 2017. Je le reproduis comme je peux ci-dessous pour vous faire comprendre mon ambition :

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A ceci près que, comme je ne me vois pas du tout exposer mon nombril dans tout le quartier, je vais compléter le haut d’un pan de tissu, alternative que Burda prévoit d’ailleurs!

Là où ça se complique, c’est quand il faut choisir les couleurs… J’ai bien une idée claire de mes désirs mais ils ne cadrent absolument pas à l’offre de tissu disponible pour moi dans un délai raisonnable.

A défaut de mieux, j’opte pour la formule suivante :

jog

Sauf que le noir étant en rupture de stock, il me faudra m’accommoder de gris foncé. Pour trancher mieux avec le gris, je m’orienterai vers un vert moins clair, le dos du haut sera gris et non vert comme sur le dessin (recommandation Burda) et sur le bleu,rien à dire.

Une amie sur Facebook me recommandait avec beaucoup d’à propos d’inverser le bleu et le vert. Là aussi, le métrage disponible ne me permettra pas de suivre son conseil. Qu’à cela ne tienne, il me faut avancer. Le 1er mars, c’est aujourd’hui!

Belle journée et mois trépidant à toutes et tous!

PS 1 : hier, mon blog  a compté plus de 120 vues depuis 7 pays différents. Il a fêté ses 50 premiers « likes ». MERCI MERCI MERCI…

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PS 2 : je suis subitement prise d’un doute affreux : écrit-on « une garde-robe » (comme je l’ai déjà fait mille fois sur ce blog) ou « une garde-robes »? Je n’ai pas le courage de vérifier… Glup!