Baila sur mer

L’incroyable histoire du body qui affranchit

Comme parfois, je vais vous conter une historiette. Historiette, qui commence comme « histoire » et finit comme « cousette ». Historiette donc, ou histoire d’une cousette. Je vais donc préférer aujourd’hui parler atmosphère, impression, rencontre, vécu plutôt que marges de couture, poids des tissus et choix des aiguilles.

J’ai cousu le body Baila de Charlotte Jaubert (https://www.charlottejaubert.fr/) par volontarisme mais avec peu de foi. Je vous explique : j’aime énormément le vêtement « body ». La mode de ma jeunesse au début des années 90 et une silhouette à l’époque avantageuse m’ont permis d’en porter avec bonheur, sans me poser de questions.

Aujourd’hui, je couds ce que je porte et je vois des patrons de body sortir doucement des doigts de fée de quelques stylistes indépendantes et cette offre naissante est venue faire trembler les bases de ma confiance en soi. Ces questions étaient déjà présentes sans doute mais je ne les avais jamais exprimées aussi nettement jusqu’ici.

Peut-on porter un body à mon âge? Avec ma silhouette? Avec mes cheveux que j’ai choisi de garder gris? Que suis-je devenue? Que puis-je encore me permettre? Y a-t-il des barrières à ne pas franchir? Lesquelles? Pourquoi? Des commentaires plein de venins et si communément admis sont venus me taquiner : « elle est ridicule », « c’est une vieille folle »,  » on ne porte pas çà quand on est petite et boulotte »,…

Pourtant, au fond de moi, l’envie de plaire est intacte et l’envie de porter le body aussi. Alors quoi? Certains vêtements sont-ils réservés aux top models? Et dans ce cas, à quoi et surtout à qui servent-ils vraiment?

Dans le même temps, tout à fait par hasard, j’ai lu des articles de mode qui parlaient de Jean-Paul Gauthier. Du questionnement qu’il a permis sur la mode, le sentiment esthétique qu’elle produit, de l’importance pour celui-ci du bonheur qu’à une personne à porter le vêtement. Ces idées m’ont travaillées et vous en trouvez une part dans Et pourquoi pas crop le top?

Comme il arrive parfois, elles ont trouvé à se nourrir aussi chez d’autres blogueuses. Une blogueuse en particulier dont je recherche avidement les coodonnées du blog tristement égarées. J’ai vu un des ces articles qui était référencé par Clotilde (Couture and Clo) et qui la montrait en démonstration d’un tout nouveau patron de body. Cette personne dont je recherche le nom portait une très grande taille et avait réalisé son body dans un tissu velour stretch beige-or.

Une leçon de bien-être, de confiance, de bonheur. Grâce à elle, j’ai compris comment la personne qui croit dans ce qu’elle porte sans complexe peut réellement induire un sentiment esthétique chez celui ou celle qui la regarde. Cette personne qui ne méritait pas que j’oublie son nom, m’a convaincue de faire un premier pas.

Ce premier pas fut l’achat du patron Baila de Charlotte Jaubert. Je connais l’auteure pour avoir réalisé quelques-uns de ses patrons dans le cadre des cours et masterclasses d’Artesane : le body Amoroso cousu pour ma fille, et quelques patrons du cours culotté. Si je ne l’avais égaré (oui, je sais c’est pathologique), j’aurais bien testé une version personnelle d’Amoroso mais face à l’échec de mes recherches dans mes patrons PDF, j’ai fini par céder à l’appel de Baila, patron que la styliste décrit elle-même comme conçu pour une femme imaginaire « confiante et libre ».

Soit, me suis-je dit. Voilà certainement un signe. La coupe me plaisait beaucoup par ailleurs : un croisé type cache-coeur sur le devant et le dos, des enformes à l’encolure et à la culotte sans parler des manches bouffantes avec poignet prononcé.

Côté défi, c’était largement suffisant. Je me suis dit que comme je n’oserais sans doute pas le porter, je pourrais toujours l’utiliser en secret pour séduire mon petit mari et tout çà resterait entre nous. Un article sur le blog? Peut-être mais avec le body posé sur un cintre!

Vous voyez? Ce n’était pas gagné et les photos que je finis par publier sont le témoin du chemin parcouru grâce à ce vêtement magique. Il est tellement confortable et je me sens tellement bien dedans que la honte de montrer « trop » finit par laisser la place progressivement à l’envie de le porter en toute occasion.

D’abord un dimanche à la maison. Puis, des photos de test à des personnes de confiance pour recevoir leurs impressions. Puis, une journée au bureau avec un grand foulard qui cache tout. Enfin, porté seul, sans plus aucun complexe sur une plage normande. Ouf! Quel coquin ce body Baila. Ma seule envie : en coudre d’autres!

Le tissu est pour beaucoup dans le succès de cette réalisation : je vous recommande sans réserve les ultrastretch matt de la Maison Stragier! La palette de couleur n’est pas énorme mais quelle qualité! Le taux d’élasticité est parfait pour le patron Baila : il permet de coudre sa taille du commerce. Ici, une taille 42 pour moi. Ce tissu est par ailleurs facile à manipuler (pour un extensible) et se comporte très bien à l’entretien.

Côté finitions, j’ai tout fait à la surjeteuse en m’offrant le petit plaisir d’avoir tout bâti à la main avant de passer à la machine. Ce n’est pas tout à fait nécessaire : une bonne pose d’épingles le fait aussi. Mais les préparations à la main me donnent beaucoup de satisfaction et sont tout de même très efficaces en terme de précision. Pas nécessaire donc mais efficace et luxueuses! Et vous savez quoi? Nous qui cousons nos propres vêtements, nous sommes en capacité de nous offrir du luxe! Alors pourquoi pas?

Libre et confiante, Charlotte? Sans rire? C’est ce que je ressens aujourd’hui.

Jogging lacanien (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Passer du trou à la trique, en toute simplicité

31 mars, 19h15, j’atteins au but ou presque.

Après la mésaventure du coup de ciseaux de trop, je m’abîmais hier dans un problème de couture qui relève plus de la géométrie que de l’art du fil. De quoi s’agit-il?

Je suis sur un pantalon de jogging en tissu « maillot de bain ». C’est mon défi « maillot de bain » du projet de Clotile « je couds ma garde-robe capsule ». Ce faisant, j’ai cousu ma ceinture de pantalon en posant la bande de tissu endroit contre endroit, par habitude sans doute. Résultat :

IMG_0223

Comme de bien entendu, j’ai veillé à laisser un trou sur la partie intérieure de la ceinture et j’étais confiante au moment de retourner cette pièce maudite sur elle-même…

Seulement voilà, cette forme de donnut creux porte un nom : le tore! Et quelle est la propriété du tore?? Je vous le demande! Le tore se retourne pour former un tube dont les paroies coulissent sur elles-mêmes à l’infini… Et point de ceinture possible dans ces conditions.

Après maints atermoiements, je trouvai dans un séminaire de Lacan la réponse qu’il n’y a pas d’issue. En termes lacaniens, mon tore est un tore « troué » qui lors de son retournement se transforme en « trique »! Démonstration :

Et vous me permettrez de ne pas m’apesantir sur la signification qu’un psychanayste peut projeter sur ce mécanisme qui passe du trou à la matraque…

Seule connaissance exploitable à ce stade-là : Sophie, tu prends ta ceinture, tu la vires et tu recommences avant que ne sonne le GONG de la fin mars. Il fut ainsi fait. Voici le résultat : un jogging très moyen. Je suis en désamour avec ses couleurs (mais dans ces matières élastiques peu de choix), il compte au moins une taille de trop mais il est confortable et me permettra de courir cette année, sans souci. A l’occasion, je lui coudrai la petite brassière assortie.

Modèle : Burda (Burda Style avril 2017)

Tissu : Mondial Tissu

Fil & élastique : Veritas

 

 

Giboulées & Co

Etat des lieux de la garde-robe capsule martienne

Mars est bien sévère avec moi! Le pantalon de jogging auquel je m’attache viens de subir une attaque en règle de ma paire de ciseaux un peu trop optimiste…

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Hormis qu’il va me falloir ruser pour récupérer cette petite catastrophe, je réalise avec effroi que la taille dudit pantalon est trop large pour moi. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive avec un modèle Burda lorsque je fixe ma taille en fonction du tableau de mensurations…

Je serai prudente la prochaine fois.

En attendant la fixation d’une ceinture élastique haute de 6 cm, voici l’état de l’œuvre :

 

 

Vêtements de mars

« Ahaaa! Sophie se lance dans le maillot de bain? »

A peine février passé, faut-il se pencher sur mars…Contrairement à d’autres participantes au défi de Clotilde maintes fois cité « Je couds ma garde-robe capsule 2017 », je n’ai pas fixé dès le départ les livrables de chaque mois.

C’est plus souple mais ça présente l’inconvénient de la désorganisation. En effet, je ne planifie pas l’acquisition des fournitures et je me retrouve à me tourner les pouces au moment où il faudrait lancer le chantier. Ce mois de mars ne fait pas exception, d’autant que les pièces que j’ai choisi de coudre requierent un tissu particulier, le tissu « maillot de bain »!

Ahaaa! Sophie se lance dans le maillot de bain? Non, pas vraiment. Comme annoncé précédemment, je me dois d’adapter le défi « maillot de bain » pour respecter pleinement le concept de garde-robe capsule, à savoir la réalisation de pièces vraiment utiles et durables. Et sur l’utilité, le maillot de bain, ça craint un peu : j’en ai des tonnes, reçu de toutes origines, notamment ma grande soeur et marraine qui compte parmi mes plus fidèles lectrices ( ❤ ) et je nage rarement.

Par contre, j’adore jogger et la saison recommence bientôt!! Donc, mon idée est de me coudre,dans un tissu maillot de bain, une tenu de jogging. Le modèle, je l’ai trouvé dans le Burda n°205 de janvier 2017. Je le reproduis comme je peux ci-dessous pour vous faire comprendre mon ambition :

jog1

A ceci près que, comme je ne me vois pas du tout exposer mon nombril dans tout le quartier, je vais compléter le haut d’un pan de tissu, alternative que Burda prévoit d’ailleurs!

Là où ça se complique, c’est quand il faut choisir les couleurs… J’ai bien une idée claire de mes désirs mais ils ne cadrent absolument pas à l’offre de tissu disponible pour moi dans un délai raisonnable.

A défaut de mieux, j’opte pour la formule suivante :

jog

Sauf que le noir étant en rupture de stock, il me faudra m’accommoder de gris foncé. Pour trancher mieux avec le gris, je m’orienterai vers un vert moins clair, le dos du haut sera gris et non vert comme sur le dessin (recommandation Burda) et sur le bleu,rien à dire.

Une amie sur Facebook me recommandait avec beaucoup d’à propos d’inverser le bleu et le vert. Là aussi, le métrage disponible ne me permettra pas de suivre son conseil. Qu’à cela ne tienne, il me faut avancer. Le 1er mars, c’est aujourd’hui!

Belle journée et mois trépidant à toutes et tous!

PS 1 : hier, mon blog  a compté plus de 120 vues depuis 7 pays différents. Il a fêté ses 50 premiers « likes ». MERCI MERCI MERCI…

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PS 2 : je suis subitement prise d’un doute affreux : écrit-on « une garde-robe » (comme je l’ai déjà fait mille fois sur ce blog) ou « une garde-robes »? Je n’ai pas le courage de vérifier… Glup!

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