Lora!

En jersey aussi!

Lora, c’est une robe de La Maison Victor. Et La Maison Victor, vous le savez, c’est le magazine que je mets à l’honneur dans le cadre du défi « Magazine couture 2018 » lancé par Yvonne Violette.

Lora, c’est une robe prévue pour un tissu structuré ou en tricot lourd peu ou pas extensible. Mais comme il arrive parfois, j’avais envie de désobéir, de faire fi de toutes les recommandations de l’éditeur même si je sais que mes audaces en la matière sont rarement porteuses…

Mais cette fois sur ce chemin de l’effronterie couturière, je n’étais pas seule! Petite cousette m’avait montré la voie avec sa merveilleuse Lora patineuse : elle, non seulement osait le jersey comme il me démangeait de faire, mais encore décidait-elle de transformer la jupe un peu « tulipe » en jupe ronde froncée à la taille, la fameuse patineuse!

Et le résultat m’a convaincue, frappée, subjuguée, impressionnée, inspirée…

Si bien que l’idée de produire une Lora en jersey a germé dans mon esprit frondeur. Le résutat? Voyez plutôt!

Les tissus sont du chien vert. L’imprimé aux motifs urbains est un vrai coup de coeur. La robe quant à elle est de celle que je ferai et referai à l’envi, en jersey ou en tissé d’ailleurs. Contrairement à Petite cousette , je me suis contentée de conserver le patron orginal et sa tulipe. Seule modification indispensable avec le jersey : suppression du zip invisible (j’en étais toute marrie pensez bien! :-D)

Lora, c’est aussi ma contribution de février aux défis « couture magazine » d’Yvonne Violette et « Je peux pas j’ai couture » de Entre veille et sérendipité

Projet récup’ : Des paniers, des lingettes…

Mes voeux de bonheur et d’épanouissement!

Enthousiasmée par le tuto de « Natlie » qui sur ce coup là se disait pourtant peu inspirée (n’importe quoi!), j’ai lancé une couture en série dans l’Atelier des Gaufres. Avec le concours d’Eve et d’Anabelle, j’ai réalisé dans des chutes de tissus une dizaine de petits paniers qui contiennent leurs lingettes assorties.

L’idée est simple et de plus en plus répandue : remplacer les cotons jetables de notre quotidien en faveur de lingettes récupérables. Sans compter un toucher incomparable par rapport aux cotons du commerce. Puis le coup d’oeil est tout de même différent non?

Sur le détail et la façon, je vous renvoie à l’article de Natlie, très clair et bien illustré. J’ai moi-même suivi ses commentaires à la lettre si ce n’est que… après avoir cousu les deux composants de 11 petits paniers, j’ai compris que j’avais tout bonnement oublié de laisser une petite ouverture dans la doublure pour pouvoir retourner l’ouvrage!

Nan mais j’y crois pas là! Faute de bleue pas possible à concevoir. Dans un premier temps, j’ai voulu découdre cette ouverture mais… découdre dans une éponge bien épaisse déjà surjetée… Comme me le dit alors Anabelle avec beaucoup d’à propos « Oublie çà maman! ». Et donc, voilà que je pris un peu de liberté avec les recommandations de l’auteure : j’ai associé tissu et doublure par un biais!

Et ma fois, c’est très bien aussi! Jugez en vous-mêmes…

Vous le devinerez peut-être, chers lecteurs, je tâcherai de faire des heureux avec ces petites réalisations. Parce que j’aime plein de gens qui le valent bien, comme dirait l’autre, et parce que c’est la fin de l’année. Enfin, la fin d’une année et le début d’une autre… Puis-je dès lors vous souhaiter à vous aussi que j’ai pris tant de plaisir à rencontrer en 2017 à travers ce blog et à travers les vôtres, mes voeux de bonheur et d’épanouissement?

J’espère vous revenir à la Saint Sylvestre avec une rétrospective de la première année des Gaufres au Guatemala. D’ici là, portez-vous bien!

Sophie

Antonia

Le pantalon scandinave

Ouh là! Quelques heures encore et ce sera trop tard. Alors, c’est d’accord, je vous le montre ce fameux pantalon de la capsule 2017! Même si les photos sont abominablement sombres et le décor navrant…

Car à cette heure-ci, vous le comprendrez, mes trois photographes préférés dorment à poing fermés. Du coup, je dois me rabattre sur un quelconque volontaire chinois qui doit composer avec un éclairage infâme. Cela me fait penser que pour mes cadeaux de Noël, je serais inspirée de demander une lampe qui déménage, histoire de mettre mes réalisations en valeur, même en hiver.

Trève de blabla, en novembre, à l’atelier Des Gaufres, on parle pantalon, on parle Scandinave, on parle Benilan,… en novembre, on sort notre version du pantalon Antonia!

La chose est ample, le tissu est léger, trop peut-être. La coupe est simple comme tous les modèles du vestiaire scandinave, que nous avons déjà testé :

En photo (pardon pardon pour la qualité) :

Et un zip invisible correct :

IMG_1053

Ce n’est pas ce que j’ai cousu de plus enthousiasmant. Nous sommes d’accord. Je verrai à l’usage si ça se porte ou pas. Mais la mission est accomplie et je peux entrer la tête haute dans le mois de décembre 🙂 Vous avouerais-je que je ne me suis toujours pas décidée à coudre cette combinaison. Le seul défi restant… Allez Sophie, trouve l’envie un peu…

Et vous, qu’avez-vous fait de novembre?

Coudre, c’est dire des mots doux

C’est se serrer dans les bras, chuchoter « je t’aime ».

Les soirs de pluie sombres comme une nuit sans lune, les soirs un peu comme celui-ci, quand, à l’étage des marmots, le silence est tombé, je me demande quels souvenirs ils prendront sous leur bras au moment de partir construire leur vie ailleurs.

Singulièrement, je me demande si la maman qui rentre épuisée à 19h laissera autre chose dans les mémoires que l’absence et l’indisponibilité.

Mais aujourd’hui, Anabelle expliquait à son père que sa maman lui préparait un pantalon « indestructible », « avec 4 poches », « qui tient bien mais qui ne serre pas »,… Et en se pelotonnant sous la couette à l’heure du coucher, elle disait rêver de pouvoir le porter demain.

Ouille! Demain? C’est faire peu de cas de ma boulette d’hier quand j’ai entrepris de monter la ceinture…à l’envers! Le tout en points triplement solides pour résister à l’élasthanne. Mais cet envie-là dans les yeux d’Anabelle donne des ailes. Puis la robe de Noël d’Eve attend au fond d’une revue, sans parler du costume de Raoul…

Qui sait si, point par point, au fil du fil, nous ne tissons pas les chaînons manquants des semaines trop chargées? Qui sait si, autour d’une passion, nous ne nous retrouverons pas un jour à partager ce blog entre mère et filles un peu comme au Labo des Filles (un super site qui lui aussi comprend une Annabelle)?

Nous le verrons bien. En attendant, je partage avec vous ma première tentative de pantalon « facile à porter », « facile à faire ». Le choix de tissu est signé Anabelle qui a feuilleté toutes les pages de l’e-shop des Tissus du Chien Vert pour trouver ce tissu genre « jean » avec élasthanne. Le modèle, validé par l’intéressée après moultes hésitations, s’appelle « Wanderer » de chez Ottobre (magazine Spécial Enfant Automne 2017).

Il présente plus d’un intérêt :

  • Une double épaisseur au niveau des genoux (d’où l’aspect « indestructible » vanté à mon avis trop hardiment par Anabelle);
  • Une ceinture élastique;
  • Deux poches italiennes à l’avant;
  • Deux poches volumineuses plaquées à l’arrière;
  • Une fausse braguette pour le look;

Les détails en image :

Demain, quand le réveil sonnera, une petite fille aura du mal à quitter la chaleur de son lit pour affronter le froid et rejoindre l’école mais… quelque chose qu’elle n’avait pas vu la veille, accroché à un cintre près de sa garde-robe, la fera sortir en trombe et commencer une belle journée.

Dans le fond, coudre, c’est dire des mots doux, se serrer dans les bras, chuchoter « je t’aime ».

Belle soirée…

Loup, loup, y es-tu? Que fais-tu?

Je mets ma cagoule…

Cela fait des mois que les enfants ont envie d’un costume de loup.

Cela fait des mois que je me suis procuré 50 cm de fourrure synthétique dans l’espoir de réaliser une paire de cagoules et de queues (modèle Les tissus du chien vert/La maison Victor de mars-avril 2017).

Il fallait la magie d’octobre pour que le charme opère…

Mais non! Point de magie à cela! Juste de la procrastination constructive. Vous savez, ce concept fabuleux qui explique si bien pourquoi je ne suis jamais aussi productive que lorsque j’ai des deadlines risquées sur des sujets pénibles (la combinaison de la garde-robe capsule par exemple…) Ces moments ou n’importe quelle autre activité que celle qui urge vraiment devient un impératif incontournable… Ces moments qui font de moi une bête de travail. En voilà encore un exemple. Et je ne vous parle pas du top en lainage transparent que j’ai cousu dans la foulée… Je n’ai pas encore de photos, il va falloir patienter 🙂

Le capuchon se ferme avec un bouton pression. La queue s’attache au pantalon grâce à un bout de ruban noir cousu autour d’une attache type « porte-clé » récupérée à d’anciens porte-badges.

Pochette surprise

La première cousette d’Anabelle

En octobre, je prépare un manteau pour relever le 10e défi du projet de Clotilde « Je couds ma garde-robe capsule 2017 ». Ce manteau est dessiné par Ivanne S. et porte le doux nom d’ « Aigue Marine ».

aigue marine

Il s’agit d’un manteau entièrement doublé, aux manches raglan, que je coupe dans un lainage du chien vert de couleur vison. Une imitation « poil de chameau » 🙂 Pour la doublure, j’opte pour un petit plumetis ton sur ton :

Le résultat, bien sûr, sera disponible le 30 octobre prochain, à moins que le ciel me tombe sur la tête. Néanmoins, voici un petit avant-goût… J’ai en effet concocté ce week-end une pochette assortie en récupérant mes restes de tissus (le tissu noir avait déjà été récupéré dans un projet précédent ( Comme un jardin de fleurs).

Pas de patron ou plutôt si, un patron dessiné en pur free-style. Un patron Des Gaufres au Guatemala en somme :-).

Et un talent ne naissant pas seul, dans la foulée, j’ai permis à une jeune fille de participer pour la première fois à une cousette. Maman appuyait sur la pédale, Anabelle guidait précautioneusement les tissus pour former une couture bien droite!

Résultat :

IMG_0916

Et l’intérieur capitonné :

IMG_0917Et voilà!

Tout ceci serait resté lettre morte sans l’inspiration considérable ressentié à la lecture de l’article de Natlie : Natliecreationsfaitmain

A très bientôt pour « le manteau qui va avec la pochette »!

Sophie

Sous la pelisse

J’aime ces grandes poches!

Mon coeur est à l’automne. N’allez pas concevoir quelque nostalgie, quelque blues de bon aloi car l’automne est ma saison favorite. Je renais sous l’ocre du feuillage, je ronronne au fauteuil quand la pluie martèle les vitres que nous avons hautes et larges à la maison.

Mon coeur est à l’automne, il me prend l’envie de faire d’une vieille déconvenue un succès. Un peu comme d’autres ressortent un pantalon raté pour en faire une super salopette ;-).

Moi, en février dernier, j’ai coupé une pelisse dans un magnifique tweed multicolore bien chaud. Mais je débutais encore plus qu’aujourd’hui et j’ai alors mal calculé la quantité utile de tissu. Résultat : pas de parmenture. Or, le modèle ne vit que par sa parmenture qu’il arbore généreusement.

Vite vite aux tissus du chien vert pour récupérer un malheureux mètre de tweed! Trop tard… Toutes les couturières de Belgique avaient jeté leur dévolu sur ce tissu, manifestement. J’en étais là quand j’ai enterré le projet dans une armoire… jusqu’à aujourd’hui!

Toujours pas de tweed mais, l’idée qu’un pourtour en biais serait vite posé et qu’on verrait bien! Résultat : moins bien que l’idée originale mais tout à fait portable et si chaud…

Reportage en image : Raoul

Assistance : Anabelle

Doublé gagnant! (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Le col roulé Lotta et le T-Shirt Thomas

En septembre, mois de rentrée, mois de tous les périls, je voulais mettre toutes les chances de succès de mon côté : après la méga-chemise du mois dernier (La chemise (#jecoudsmagarderobecapsule2017)), un peu de repos et de sécurité étaient bienvenus.

Du coup, après avoir jeté un oeil rapide aux consignes de Clotilde, je me convaincs aisément de me mettre sur le haut Jersey. Ben oui : quand il ne reste plus que çà, le manteau, le pantalon et la combinaison,… le compte est vite fait 🙂

Un haut jersey donc! Là, ce sont d’abord deux semaines de tergiversations douloureuses car des modèles qui me plaisent, il y en a. Dans mon placard, un coupon du Chien vert que j’imagine bien sur le patron « Lotta » d’Annabel Benilan (Vestiaire scandinave) : une blouse à col roulé! Cool… Moi que le simple mot de « septembre » fait frissonner, je vais me faire un truc un peu chaud et confortable pour avancer tranquille vers l’automne! Top là!

Sitôt dit, sitôt fait! Car les modèles d’Annabel Benilan ont ceci de merveilleux qu’ils se consomment immédiatement : explic limpide, coupe aisée,… On pourrait presque se coudre les vêtements qu’on veut le matin avant de partir. PRESQUE j’ai dit! Néanmoins, comme il me restait une chute de tissu et de l’énergie, j’ai décidé de refaire un T-shirt Thomas de La Maison Victor à Anabelle (la mienne cette fois! Ffff Y a trop d’Annabelle dans cet article, on ne s’y retrouve plus…)

Résultat :

IMG_0850 Réaction de l’intéressée : Oh! On peut s’habiller de la même façon toi et moi? Ravies, c’est avec plaisir que nous nous sommes laissées aller à un peu de fantaisie devant l’objectif de notre photographe Raoul :

Super! On s’est bien amusées! Et pour les esprits pratiques qui ont compris que le triathlon à venir (pantalon-manteau-combinaison) allait bientôt montrer à la cigale que je fus que seule la fourmi passe un bon hiver, ma foi, je réponds : « je sais, je sais… » Mais demain est un autre jour… Je vous embrasse.

Sophie

La chemise (#jecoudsmagarderobecapsule2017)

Il est craquant non?

Le bout du chemin, pour ne pas dire du tunnel, pour cette première chemise est enfin atteint. Le modèle est publié chez Créapassions et c’est Céline Girardeau qui signe une explication très claire malheureusement desservie par des croquis à côté de leur sujet.

Je rappelle les spécificités du modèle :

  • un élégant agencement de 4 tissus que j’ai choisi comme suit : gris, gris clair, blanc et tissu à motif :
  • Une patte de boutonnage deux tons :

IMG_0757

  • Un passepoil fort présent devant comme dans le dos. Mon choix : un satiné bleu profond pour rappeler la note la plus puissante du tissu à motif (grains de riz) :
  • Des parmentures col, haut de dos et bas de manches dans le tissu à motif :
  • Une petite patte décorative pour une belle finition des côtés et permettre le port de cette chemise au-dessus du pantalon :

IMG_0766

Les écueils :

  • Les manches qui n’ont pu résorber tout l’embu;
  • Un coup de ciseaux intempestif sur le haut de manche;
  • La taille légèrement trop étroite pour permettre à mon homme de respirer librement :-);

En gros, le résultat ressemble à ceci… Il est craquant non?

2017, l’année des flamants

Je couds mon vestiaire scandinave #1 : le gilet Magda

S’il est une trouvaille qui me délecte dans les tendances 2017, c’est l’invasion du motif « flamant rose ». Une vraie conquête multi-media : ils sont partout! Sur les verres, sur les pailles dans les verres, en photophores,… même les bouées de nos enfants préfèrent désormais troquer le profil du traditionnel canard contre celle, plus intrusive, du flamant rose. Et bien sûr, les tissus suivent! En matière Sweat, en jersey, en coton, en viscose, en tissu enduit, le flamant a la quote. Mais pour combien de temps?

Je crains qu’il s’agisse d’une mode qui marquera de son sceau l’an 2017 et périra dans l’oubli sous peu. Alors, j’anticipe! Car j’adore cette folie du flamant et j’entends bien en profiter tant qu’il est temps. Certains se souviendront d’un de mes premiers articles où je présentais, fébrile, mes toutes premières cousettes, en l’occurrence, des cadeaux de fin d’année sous le titre « La vie en flamants roses! »

9 mois plus tard, je réédite avec une pièce plus audacieuse que la trousse du précédent article : le gilet Magda d’Annabel Benilan (Vestiaire scandinave aux éditions Eyrolles). Ce gilet est d’une simplicité confondante. J’ai surtout été touchée par sa ligne épurée et son côté réversible! Car oui, vous avez bien lu, ce gilet est réversible, ce qui signifie que, je porte mes flamants au grand jour, quand je veux! Vous me croyez pas? Attention les yeux!

 

Bien sûr, la version en suédine grise unie est plus passe-partout :

A moi de choisir l’envers ou l’endroit selon l’humeur!

Remerciement : le décor est bruxellois (plaine du Bourdon) et la direction artistique du reportage est signée Raoul, mon photographe du jour.

%d blogueurs aiment cette page :